Résistance
Pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale. . . ON CONTINUE !
Communiqué du mouvement du 26 septembre -Castres

La canicule de cet été a montré que les citoyen.ne.s que nous sommes ne pouvaient pas s’abstenir de se réunir, prendre la parole, exprimer leurs besoins les plus urgents, réfléchir et identifier les moyens de lutter contre le réchauffement climatique car jusqu’alors, les gouvernants n’ont fait que faire semblant. Oui, l’inaction climatique n’a que trop duré.
Pour cela, les animatrices et animateurs du mouvement à Castres proposent à toutes et à tous un nouveau rendez-vous samedi 17 octobre à 14h30 au Parc de Gourjade (côté fontaine près de l’Archéopole).
A l’ordre du jour, la désignation des délégué.e.s pour participer à la coordination nationale des groupes locaux qui aura lieu le 31 octobre, la mise en commun des idées pour construire la participation du plus grand nombre de citoyen.ne.s les 14 et 15 novembre, prochain rendez-vous national de la mobilisation en réponse à l’appel du 26 septembre https://26septembre.org/
Pour tout échange, prise de contact avec le mouvement à Castres, écrire à
castres26septembre@mailo.com
26 SEPTEMBRE / APPEL DE LA Conf’ 81
Marchons
Pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale
Le 26 Septembre 2026 partout en France et dans le Tarn
Gaillac : 14h rondpoint Taillefer
Albi : 14h30 place du Vigan
Nous, citoyen-nes et paysan-nes subissons aujourd’hui les conséquences de l’été caniculaire, de la sécheresse et des incendies de ces derniers
mois.
« qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ? »
disait le président de la République dans ses vœux le 31 décembre 2022.
Et pourtant cela fait 40 ans qu’avec de nombreuses ONG, scientifiques, syndicats, collectifs, la Confédération Paysanne tire la sonnette d’alarme
sur les causes et les conséquences du réchauffement climatique et de la destruction de notre environnement. Depuis des années, le gouvernement
mène une politique climaticide : l’A412, l’A69, La loi Duplomb, ou encore la loi d’urgence agricole en sont des exemples.
Nous, Confédération paysanne du Tarn appelons,
aux côtés de nombreuses organisations de la société civile à participer aux mobilisations
proches de chez vous pour y faire entendre les voix
paysannes et citoyennes
contre les politiques climaticides que nous subissons
et les mesures d’urgences insuffisantes et inappropriées
Venez nombreux avec vos drapeaux et vos revendications.
Samedi 26 septembre, marchons partout en France pour le climat, la paix et les solidarités !
Appel à mobilisation nationale
Marchons pour qu’on suive enfin les scientifiques, et qu’un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation soit engagé sans attendre un été de plus. https://26septembre.org/appel
Lettre ouverte au Président de la République
Monsieur le Président de la République,
Le 31 décembre 2022, vous demandiez dans vos vœux : « qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ? ». La Gironde avait brûlé quatre mois plus tôt. Elle vient de brûler encore, plus fort qu’à aucun moment depuis cinquante ans, et la fumée est montée jusqu’aux villages du Cher.
Qui aurait pu prédire que 5 764 personnes mourraient de la canicule en quinze jours, sans que rien ne s’arrête ?
Qui aurait pu prédire que celles et ceux qui mourraient d’abord seraient les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires dans des logements sans isolation, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, celles et ceux qui travaillent dehors et celles et ceux qui dorment dans la rue ?
Qui aurait pu prédire que les paysannes et les paysans perdraient entre 15 % et un tiers de leurs récoltes selon les productions ?
Qui aurait pu prédire que des millions d’animaux d’élevage mourraient de chaud en quelques jours, les poules d’abord, entassées sous des toits de tôle, et qu’il faudrait rouvrir les fosses d’enfouissement de 2003 ?
Qui aurait pu prédire que d’innombrables mammifères, oiseaux et insectes brûleraient vifs dans les incendies, sans qu’aucun décompte ne soit seulement tenté ?
Qui aurait pu prédire que les coupes dans les services publics laisseraient les enfants dans des écoles surchauffées, les pompiers sans moyens et les hôpitaux à découvert au moment précis où nous en avions le plus besoin ?
Qui aurait pu prédire que TotalEnergies encaisserait 5,4 milliards de dollars en un seul trimestre, 102 % de plus qu’il y a un an, sur la flambée du baril provoquée par les guerres pour l’accès aux ressources énergétiques et minières ?
Personne ne pouvait l’ignorer, parce que tout était écrit.
- Les compagnies pétrolières, elles, savaient dès 1971. Elles ont préféré payer pour qu’on en doute.
- Le GIEC (Groupe d’expertes et d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) avait prédit, depuis 1990.
- À de nombreuses reprises, par voie de presse, de pétitions et même de manifestations, des milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d’alerter les dirigeant·es politiques. Ils et elles ont été ignoré·es.
Nous nous sommes mobilisé·es

Depuis que vous avez été élu, nous nous sommes mobilisé·es par centaines de milliers dans les grèves, marches et pétitions pour le climat.
Sur les ronds-points, quand la question du prix du carburant a rendu évident que la fin du mois et la fin du monde sont le même combat, et que la nécessaire bifurcation écologique ne peut se faire au détriment des travailleurs et des travailleuses pauvres de notre pays.
Aux côtés des exilé·es et déplacé·es, notamment à cause des dérèglements climatiques et des guerres économiques et militaires menées dans leur pays d’origine.
Contre les méga-bassines, pour que l’eau reste un commun et non le privilège de quelques exploitations. À deux millions de signatures contre le retour d’un insecticide interdit, parce que les sols, les rivières et celles et ceux qui les travaillent ne sont pas une variable d’ajustement.
Vous ne nous avez pas écouté·es. Vous avez dit que nous exagérions, puis que nous étions des radicaux, puis des écoterroristes. Pendant ce temps, vous avez ramené le Fonds vert de 2,5 milliards d’euros à 837 millions, quand il permet aux communes de se protéger. Vous avez ajouté 6,7 milliards au seul budget des armées en une année. Et toute notre sécurité civile tient sous le milliard, avec douze avions bombardiers d’eau.
Nous ne venons pas vous demander de nous plaindre. Nous venons vous demander des comptes.
Nous exigeons un plan d’urgence
Parce que l’été prochain sera plus chaud que celui-ci. Des lieux frais accessibles dans chaque bassin de vie, en commençant par les quartiers populaires et les communes rurales. Des écoles, des crèches, des hôpitaux et des EHPAD où l’on ne meure pas de chaud. La protection des travailleuses et des travailleurs de la chaleur inscrite dans la loi. Un toit pour chacune et chacun, parce qu’on ne s’adapte pas au climat quand on dort dehors. Des moyens humains et matériels réels pour les secours. Un fonds pour les paysannes et les paysans sinistrés, et le sauvetage de la faune inscrit dans les plans de catastrophe.
Nous exigeons un plan d’adaptation
Parce qu’aucune commune ne doit rester seule devant le feu et la soif. Le Fonds vert rétabli et l’ingénierie publique rendue aux territoires. La rénovation des logements engagée, des passoires thermiques et du parc social, pour que l’isolation cesse d’être un privilège. Des forêts renouvelées, des sols restaurés, des haies replantées, des rivières et des nappes traitées comme des communs et non comme des stocks à privatiser.
Nous exigeons un plan d’atténuation
Parce qu’on ne s’adapte pas indéfiniment à une catastrophe qu’on continue d’alimenter. La fin de toutes les subventions aux énergies fossiles. L’interdiction pour toute entreprise française d’ouvrir de nouveaux projets fossiles, ici comme ailleurs. Des transports publics accessibles partout avant toute taxe qui pèserait sur les plus modestes. Une sortie du fossile qui soit aussi une sortie des guerres qu’il finance.
Pour payer ces trois plans
Nous exigeons que contribuent celles et ceux qui ont fabriqué la catastrophe et qui en tirent profit.
- Les superprofits des énergies fossiles, taxés dès la loi de finances 2027.
- Les superprofits de l’armement, dont les carnets de commandes n’ont jamais été aussi pleins.
- Un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches, qui rapporterait entre quinze et vingt-cinq milliards d’euros par an.
Trois Françaises et Français sur quatre veulent déjà que les entreprises fossiles paient davantage. Nous ne demandons rien d’autre que ce que ce pays réclame.
Samedi 26 septembre 2026
Appel à mobilisation nationale pour le climat, la paix et les solidarités. Site édité par le Mouvement du 26 septembre, collectif de citoyens et citoyennes. 27 rue de Paradis, 95100 Argenteuil — France.signer : https://26septembre.org/#signer
Marchons pour les vivantes et les vivants !
ALLIANCES TERRESTRES EST MAINTENANT EN ACCÈS LIBRE …
Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de voir ce formidable film d’Isabelle Haelvoët (89 mn – 2024), il n’est pas trop tard.
Il est maintenant en accès libre
https://www.youtube.com/watch?v=9BrJM_YO080
Vous y découvrirez la lutte locale contre le projet de l’autoroute #A69 prévoyant de relier Castres à Toulouse. Par les récits de ses acteurs, on découvre ainsi la genèse du collectif La Voie Est Libre, leur alliance avec le Groupe National de Surveillance des Arbres, la Confédération Paysanne, les chercheurs de l’Atecopol, les activistes de Extinction Rebellion, et enfin l’essor donné par Les soulèvements de la terre…
SOUTENEZ LE FILM “ALLIANCES TERRESTRES”
SOUTENEZ LA SENSIBILISATION AUX LUTTES LOCALES
Soutenez la réalisation du film autoproduit par Isabelle Haelvoet (La Graine de) axé sur la lutte contre le projet d’autoroute #A69 Castres-Toulouse !
Il lui faut encore réunir 17.672 € pour la réalisation et elle a besoin de notre soutien à tous… si chaque @followers contribue à hauteur de 5€, le film sera financé !!
https://www.helloasso.com/…/co-production-du-film…
Sinon, vous pouvez également acheter le film sur clé USB :
https://lagrainede.com/allian…/acheter-la-cle-usb-du-film
La bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=REX-S2qOooU&t=15s
A partager sans modération ![]()
Communiqué des organisations de gauche et de progrès de Castres
La déprogrammation de la pièce “Passeport” d‘Alexis Michalik, qui devait être jouée
au théâtre municipal de Castres le 27 février 2027 a eu un retentissement national
et constitue un signal particulièrement préoccupant. Au-delà du sort réservé à un
spectacle, cette décision du nouveau maire RN remet en cause la liberté de
création, l’indépendance de la programmation culturelle et l’ouverture qui doit
caractériser toute politique culturelle publique.
Par ailleurs, l’épisode concernant la brutalité de la mairie envers les gens du
voyage suscite des inquiétudes.
Face à cela, les organisations signataires, syndicats, associations, collectifs, partis
et mouvements politiques, ont décidé :
- de poursuivre les initiatives engagées pour obtenir que la pièce Passeport
puisse être présentée à Castres ; - de surveiller la gestion municipale, informer les citoyen.ne.s, soutenir les
associations et les individus fragilisés, et appeler à des mobilisations
citoyennes.
Face au RN, la lutte contre toutes les discriminations est une
priorité. L’union et la vigilance s’imposent.
Signataires
Alliance pour une République Écologique et Sociale (L’APRES) l Alternative Communiste l Assemblé populaire pour Faire Front Citoyen l Association pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural du Tarn (ADEART),
l Association Jaurès Espace Tarn (AJET) l Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC81) l Autan(t) le Faire ! l Castres-Antifa l Castres en Commun l CFDT l CGT Educ’Action l La Confédération paysanne l Le Comité Paloma-81 du Mouvement de la Paix l Confluences81 l les groupes ELAfF (Ecolo-Libertaire Antifasciste & Féministe) & CAFAART (Collectif AntiFasciste, Anarchiste, Anti Raciste dans le Tarn) l Fédération Syndicale Unitaire l Génération.s , L’Association Comités Inter-Mouvements Auprès Des Évacués (La Cimade) l Les Écologistes l Le Groupe d’Action Castres Insoumise (LFI) l La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) l Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) l Nouveau Parti Anticapitaliste (Comité Sud NPA-A) l Parti communiste français (PCF) l Parti Socialiste (PS) l Place Publique l Le Planning Familial l Pour une Écologie Populaire et Sociale (Peps) l Réseau Éducation Sans Frontières (Resf Castres), l SFA Midi-Pyrénées (Cgt Spectacle) l Union locale des Syndicats Cgt l Union Syndicale Solidaires Tarn l
Alternatives et Autogestion s’associe également à ce communiqué
Quand le temps renverse les évidences. Le débat sur l’A69 n’est pas clos !
Il arrive que le temps renverse les évidences. Certaines idées, longtemps tenues pour marginales, finissent par s’imposer. D’autres, qui semblaient aller de soi, perdent peu à peu leur évidence. Il ne s’agit pas de dire que les uns avaient raison et les autres tort. Il s’agit de constater qu’en vingt ans, le monde a changé, et qu’avec lui notre manière de penser l’aménagement des territoires.
La décision du Conseil d’État autorisant la reprise du chantier de l’A69 constitue, pour les opposants à cette autoroute, un revers majeur. Elle marque une étape juridique importante et appelle naturellement une réaction. Mais elle ne saurait constituer le dernier mot de cette histoire. Car elle tranche une question de droit ; elle ne répond pas à la question politique que ce projet pose depuis son origine : quel modèle d’aménagement voulons-nous pour les décennies qui viennent ?
Lorsque le débat sur la liaison Castres–Toulouse s’ouvre au milieu des années 2000, le désenclavement du sud du Tarn apparaît comme une évidence. Réduire les temps de trajet, rapprocher Castres de Toulouse, favoriser les échanges économiques : rares sont ceux qui contestent alors la logique générale d’un développement fondé sur l’accélération des déplacements. Pourtant, dès cette époque, d’autres voix se font entendre. Elles ne se contentent pas de refuser une autoroute. Elles interrogent le modèle de territoire qu’elle traduit. Pourquoi les habitants doivent-ils parcourir chaque jour des dizaines de kilomètres pour travailler, étudier, se soigner ou accéder aux services publics ? Pourquoi les activités essentielles s’éloignent-elles toujours davantage les unes des autres ? Et si le véritable désenclavement consistait moins à accélérer les déplacements qu’à réduire les besoins de déplacements contraints ?
Ces interrogations paraissent alors périphériques. Elles le sont si peu qu’elles trouvent leur place dans les cahiers d’acteurs du débat public de 2009-2010. L’un d’eux posait une question qui pouvait sembler iconoclaste : “Suffit-il de désenclaver le sud du Tarn ? Non, il faut relocaliser l’économie !” Quinze ans plus tard, cette formule résonne d’une manière singulière. Ce qui apparaissait comme une intuition minoritaire rejoint aujourd’hui des préoccupations largement partagées : souveraineté alimentaire, relocalisation des activités, réindustrialisation, sobriété foncière, développement du ferroviaire, préservation des terres agricoles ou résilience des territoires.
Le paradoxe est là. Le projet autoroutier est demeuré fidèle à la logique qui l’a vu naître. Mais le monde, lui, a profondément changé. Les crises sanitaire, climatique et énergétique, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, la question de la souveraineté alimentaire ou encore les difficultés d’accès aux services publics ont déplacé le centre de gravité du débat. Elles nous conduisent à regarder autrement ce que signifie “développer un territoire”. Car un territoire n’est pas seulement un espace que l’on traverse plus vite. C’est d’abord un lieu où l’on vit. Un lieu où l’on travaille, où l’on apprend, où l’on se soigne, où l’on produit, où l’on crée des liens et où s’exerce la citoyenneté. Lorsqu’il faut parcourir chaque jour des distances toujours plus grandes pour accomplir ces actes essentiels, la vitesse ne résout qu’en partie le problème : elle en accompagne les conséquences sans toujours interroger les causes. C’est pourquoi le débat sur l’A69 dépasse depuis longtemps la seule question d’une infrastructure. Il met en regard deux conceptions de l’aménagement du territoire. L’une continue de privilégier la fluidité des flux et l’intégration aux grandes dynamiques métropolitaines. L’autre considère que le véritable développement consiste aussi à rapprocher les fonctions essentielles de la vie quotidienne, à préserver les ressources locales, à renforcer les services de proximité et à construire des territoires plus autonomes et plus résilients.
Depuis près de vingt ans, Confluences 81 accompagne ce débat. Non par goût de la controverse, mais parce que les choix d’aménagement engagent durablement l’avenir d’un territoire. Au fil des années, notre journal a rendu compte des mobilisations, des analyses, des recours et des propositions alternatives. Cette continuité témoigne d’une conviction : les grands projets d’infrastructure méritent mieux qu’une opposition entre “pour” et “contre”. Ils invitent à réfléchir collectivement à la société que nous voulons construire.
Le Conseil d’État a rendu sa décision. D’autres procédures pourront peut-être encore être engagées, notamment à l’échelle européenne. Mais quelle que soit leur issue, elles ne refermeront pas le débat de fond.
Car la véritable question demeure. Voulons-nous continuer à organiser nos territoires autour de déplacements toujours plus nombreux et toujours plus rapides ? Ou voulons-nous construire des territoires où l’essentiel, – l’emploi, les soins, l’école, les services publics, les commerces, les lieux de décision -, soit davantage rapproché des habitants ?
L’histoire de l’A69 est sans doute celle d’une autoroute inutile et controversée. Mais elle est aussi, peut-être surtout, celle d’un lent renversement des évidences.
C’est cette histoire-là qui, aujourd’hui, ne fait que commencer.













