Quels sont les responsables de la mort de Lyhanna ?

Si le meurtrier de Lyhanna est le premier responsable de cet assassinat il n’est pas le seul, car lui comme nous tous, nous vivons en société. Comme le disait le titre de film d’André Cayatte « Nous sommes tous des assassins ».

Une justice débordée

Il a fallu ce meurtre pour que le ministre de la justice, Gérald Darmanin se rende compte du dysfonctionnement de la justice. Face à cet « étonnement », l’USM[1] répond : « … nous assistons depuis plusieurs jours à une instrumentalisation politique inacceptable de ce drame par l’exécutif.… Pour expliquer les dysfonctionnements dans le suivi des plaintes antérieures, nous mettons le ministère face à ses propres contradictions. Le chiffre est éloquent : pas moins de 42 circulaires et 72 dépêches ont été envoyées aux parquets depuis 2025. Cette avalanche d’injonctions descendantes se fait sans jamais évaluer la capacité réelle des services à les absorber…. Face au déni du gouvernement sur le manque de moyens, l’USM rappelle qu’il est impossible de traiter l’urgence quand tout devient prioritaire. Avec une moyenne de 3 procureurs pour 100 000 habitants, les parquets et les services d’enquête (police et gendarmerie) font face à un goulet d’étranglement structurel. Ce ne sont pas des « choix de priorisation » défaillants, mais un manque criant de forces vives pour absorber les millions de plaintes en souffrance… »*.

Des services psychiatriques débordés

Par ailleurs, il apparaît que le présumé auteur du crime a des pensées suicidaires. Ce qui signifie qu’il s’agit d’un malade qui aurait dû être soigné. Or, les établissements psychiatriques sont exsangues. Voici ce qu’écrivait le président de la FHF[2] en 2025 : « … les centres médico-psychologiques (CMP) publics connaissent de grandes difficultés pour répondre aux besoins de soins non programmésCes tensions se reportent ensuite sur l’hospitalisation publique déjà en difficulté́. En 2024, la FHF montrait notamment que pour 40 % des établissements publics, un quart des postes étaient vacants en psychiatrie. Ces problématiques se retrouvent nettement dans l’accès aux soins pour les patients. Selon notre baromètre, une personne sur deux souffrant de troubles psychiatriques rencontre des difficultés (pour obtenir un rendez-vous)… ».

Quelles solutions proposées ?

Ainsi pour prévenir les crimes les services publics concernés sont gravement défaillants. Et ce n’est pas le couple Darmanin-Macron qui va résoudre le problème. En effet, le premier se contente de proposer  la prison à perpétuité pour les pédocriminels et le second exclut la question des moyens pour résoudre le problème. En revanche, Macron n’est pas aussi avare vis-à-vis des armées !  

 Jean-François Le Dizès

Sources

* https://www.union-syndicale-magistrats.org/affaire-lyhanna-lusm-dans-les-medias-pour-repondre-aux-attaques-contre-linstitution/

https://www.fhf.fr/actualites/communiques-de-presse/sante-mentale-et-psychiatrie-des-difficultes-dacces-aux-soins-persistantes-et-un-recours-aux-soins#:~:text=Ces%20tensions%20se%20reportent%20ensuite,aux%20soins%20pour%20les%20patients.


[1] Union Syndicale des Magistrats

[2] Fédération Hospitalière de France

Efficacité de la justice selon la Commission Européenne:

2022

France:3,2 procureurspour 100.000 habitants
Moyenne des 46 membres du Conseil de l’Europe:11, 2 procureurspour 100.000 habitants

France:0,6 greffiers (ères)pour 100.000 habitants
Moyenne des 46 membres du Conseil de l’Europe: 14,7 greffiers (ères) pour 100.000 habitants

Macron:”Je ne veux entendre aucun argument de moyens dans cette affaire“… avec Darmanin qui cherche des boucs-émissaires, ils ont belle mine ces deux là…

Belle déclaration de Me François Roujou de Boubée, l’avocat de la famille de la petite Lyhanna:

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Mais bon, comme d’habe, nos “responsables politiques” ont d’autres chats à fouetter…

Gérard BASTIDE

L’Occitan, ça ne sert à rien !

C’est cela qu’ils t’ont dit ? Tu en es sûr ? Oui évidemment tu en es sûr, puisqu’ils se sont moqués. Et que tu en as souffert. Et que tu en souffres encore…

 Ainsi tu apprendrais des choses inutiles ? Et idiotes par dessus le marché ? L’occitan ? A l’école ??? Mais ça ne sert à rien ! Même les vieux ne le parlent plus ! Ne te fâche pas… Ils ont raison.

Ça ne sert à rien. Sauf à savoir, précisément… sans le moindre risque que ce savoir te “serve”.

Les belles choses ne sont pas serviles. Elles se drapent d’inutilité. Comme l’arc-en-ciel, l’écume qui chuinte, le crépuscule qui flamboie. C’est leur beauté. Et leur grandeur.

Ça ne sert à rien. Sauf à apprendre que ces belles choses sont la vie même. Libres. Sans l’imposture de l’efficace, la tromperie des “utiles” prétentieux.

Ça ne sert à rien. Sauf à te connecter avec le monde. Je veux dire… le vrai. Pas celui des connexions bidon, qui n’existent que pour qui les vendent. Celui de la poussière et des étoiles, du houx et des lézards, des poissons insaisissables et beaux.

Celui qui fait mal lorsqu’on trébuche. Qui réjouit par l’oiseau qui chante, affermit par le serpent qui glisse.

Ça ne sert à rien ? Évidemment. Sauf à te protéger du désir qu’ils t’imposent, qui ne sera jamais le tien, mais auquel ils veulent te réduire : être un jour (et dès aujourd’hui) un rouage docile, obéissant, bien formaté.

Garde le secret dans ton cœur.

Et puis non, ne le garde pas.

Dis-leur à tous.

Car nous ne serons jamais de ceux qui taisent les trésors qui dorment, même en ceux qui n’en voudront pas.

Jérôme V.

Publié dans Confluences 81 n°114. Mai 2015

Moins de Routes, Plus de Trains. . .

Partout en France, le week-end du 30 et 31 mai, des collectifs se mobilisent pour défendre les petites lignes de train.

Moins de Routes, Plus de Trains, NOS LIGNES SONT VITALES !

Un collectif existe aussi sur la ligne TER Mazamet-Castres- Toulouse; Pour le faire vivre, rejoignez-le ! 

CONTACT : usagers-ter-toulouse-mazamet@mailo.com

https://www.laderoutedesroutes.com/post/moins-de-routes-plus-de-trains-journ%C3%A9es-d-actions-nationales-mai-2026

Un projet hors-sol : l’A69. . . Du balai !

A69 : Contre l’Autoroute, Pour un Futur Solidaire et Durable

Le projet de l’autoroute A69 qui doit relier Toulouse à Castres est bien plus qu’une simple question d’aménagement du territoire. Il est au cœur de débats cruciaux sur notre futur commun, nos modèles de société, et notre capacité à répondre aux urgences sociales et écologiques.

Aujourd’hui, face à la destruction des terres agricoles, à la pollution accrue, et à l’exclusion sociale que ce projet génère, il est plus que jamais urgent de réfléchir à une autre voie. Une voie qui ne soit pas celle du béton, de l’exploitation et de la domination, mais celle de la solidarité, de l’écologie et de la justice sociale.

L’A69 : Une route de destruction et d’injustice

Le projet de l’A69 est  symbolique d’une politique de développement productiviste, qui continue de sacrifier nos ressources naturelles et nos terres agricoles sur l’autel de la croissance économique à tout prix. Des centaines d’hectares de terres agricoles sont artificialisées, des zones naturelles sont détruites, et la biodiversité subit de graves dommages. Des populations déjà fragilisées par les inégalités d’accès à la mobilité seront exclues par les péages qui accompagnent l’autoroute.

L’impact écologique de ce projet est immense, mais l’impact social est tout aussi alarmant. Le modèle autoroutier est une réponse du passé, pensée pour les besoins d’un monde en pleine croissance à l’ère de la voiture individuelle. Nous devons aujourd’hui repenser nos modes de vie et de déplacement face à l’urgence climatique et aux inégalités sociales. En poursuivant ce type de projet, le gouvernement choisit la route de la division, de l’injustice et de la destruction.

Pourquoi l’A69 ne correspond pas aux défis du 21e siècle ?

Nous sommes face à une impasse : celle d’une société qui, au lieu de repenser ses infrastructures et ses systèmes de transport, continue de multiplier les projets autoroutiers qui aggravent les inégalités, détruisent la nature et ne répondent en rien aux défis de la transition écologique.

Les femmes, et particulièrement les femmes rurales et précaires, seront les premières touchées par les conséquences de ce projet. En effet, l’A69 est un projet profondément patriarcal, qui ne prend pas en compte les voix des communautés locales, ni les besoins des femmes pour une mobilité solidaire et accessible à toutes et tous. Ce sont elles qui, souvent, font face à des trajets longs, pénibles et coûteux, pour des raisons sociales et économiques. Ce projet ne fait qu’aggraver cette situation, en renforçant les inégalités d’accès à la mobilité et à l’emploi.

Des alternatives existent : il est temps d’agir !

“L’A69 détruit nos terres, réinventons nos mobilités !” Ce n’est pas qu’un slogan, c’est une réalité possible. Nous avons l’opportunité de remettre en question ce modèle de croissance infinie et d’exploitation des ressources. Il existe des solutions pour répondre aux besoins de mobilité sans détruire ni fragmenter notre territoire. La RN126, par exemple, peut être réaménagée de manière plus écologique, en améliorant la sécurité et la fluidité du trafic sans sacrifier des centaines d’hectares de terres agricoles.

Plutôt que de continuer à investir dans des autoroutes polluantes, nous pouvons renforcer le réseau ferroviaire, développer les transports en commun accessibles à tous, et encourager des modes de mobilité douce comme le vélo et la marche. “La mobilité de demain : accessible, verte, solidaire !”

Un modèle féministe, écologique et solidaire

“L’A69, c’est l’autoroute du patriarcat, la transition est féministe !” Ce slogan incarne ce que nous défendons : une vision alternative, où l’écologie et l’égalité sont au cœur des décisions. La lutte contre l’A69 ne se limite pas à un simple combat contre une infrastructure routière. Il s’agit de remettre en cause un modèle de développement destructeur, fondé sur l’exploitation de la terre, du travail et des femmes, pour construire une société écologique et plus juste.

Une transition écologique ne sera véritablement juste que si elle est également sociale et féministe. En mettant en avant les voix des femmes, des jeunes, des agriculteurs, des “ruralistes”, et des habitants précaires, nous pouvons imaginer un autre avenir. Un avenir où nous décidons ensemble de l’aménagement de notre territoire, en privilégiant l’autogestion et la démocratie participative plutôt que de laisser quelques-uns décider à notre place.

Mobilisons-nous pour la transition

Il est encore possible de changer de route et de choisir un avenir commun. Mais pour cela, nous devons nous mobiliser maintenant. Les mobilisations citoyennes et écologistes se multiplient. Des campements de résistance, des manifestations et des actions en justice continuent de montrer la force de l’opposition à ce projet. Chaque jour qui passe est une opportunité pour faire entendre nos voix et pour bousculer le système.

“L’union fait la force, ensemble arrêtons l’A69 !” Ensemble, nous avons le pouvoir de remettre en question ce projet destructeur et de proposer un modèle durable, solidaire et inclusif. La transition écologique est une responsabilité collective, et il est grand temps de prendre les choses en main.

Vers un futur sans A69, mais avec des alternatives !

Le futur ne réside pas dans le béton et les autoroutes. Le futur est dans l’humain, dans la nature et dans un modèle d’aménagement du territoire respectueux de tous. “De l’asphalte à la terre, il est temps de rétablir l’équilibre !” C’est en choisissant des solutions participatives, en privilégiant les transports durables et en prenant soin de nos terres agricoles que nous pourrons construire un avenir juste et équitable.

À nous de décider, à nous de bâtir un avenir solidaire et écologique. Le temps d’agir est maintenant. Ensemble, tournons la page de l’A69 et ouvrons celle d’une société plus humaine, plus verte et plus égalitaire.

A69, l’autoroute contre son temps !

Article publié dans le n° 178 de Confluences 81*

Un Etat qui ne sait plus reculer :

Il y a des projets qui avancent parce qu’ils sont utiles. Et d’autres qui avancent parce que personne, surtout pas l’État, n’a prévu la marche arrière.

L’A69 appartient à la seconde catégorie. Mois après mois, jugement après jugement, elle s’est imposée comme une chronique de l’acharnement public, un feuilleton où le droit sert moins à arbitrer qu’à accompagner ce qui est déjà décidé.

Il faut désormais le dire sans détour : l’A69 n’est plus un projet d’aménagement, c’est une démonstration de force. Une autoroute imposée, maintenue, relancée, non parce qu’elle est indispensable, mais parce que renoncer serait reconnaître une erreur. Or l’État français ne renonce pas ; il persévère, surtout quand il a tort. Et, avec lui, l’ensemble des partisans de ce projet s’enferre dans cet entêtement.

Du coup d’arrêt juridique à la relance judiciaire :

En février 2025, le tribunal administratif de Toulouse prononce un coup d’arrêt spectaculaire : l’autorisation environnementale de l’A69 est annulée. Les juges (féminines) regardent la réalité en face : une autoroute parallèle à une route existante, destructrice de terres agricoles et d’écosystèmes, n’est pas une nécessité vitale. Elles estiment que le projet ne répond pas à la fameuse “raison impérative d’intérêt public majeur”, condition pourtant indispensable pour autoriser la destruction d’espèces protégées. Le chantier s’arrête. Ce jugement fait date. Il rappelle que le droit de l’environnement n’est pas un simple habillage procédural, mais un garde-fou réel. Pour les opposants au projet, engagés depuis 2007 ou plus récents, c’est la confirmation que ces années de contestation n’étaient ni idéologiques ni marginales, mais solidement étayées. Cette suspension du chantier ouvre alors une brèche politique. Des voix évoquent depuis longtemps d’autres solutions : amélioration de la RN126, réinvestissement ferroviaire, mobilité adaptée aux territoires plutôt qu’imposée. A Confluences 81, nous nous en faisons l’écho et nous insistons sur la portée plus large du jugement : il ne s’agit pas seulement d’une autoroute, mais d’un modèle d’aménagement à bout de souffle, fondé sur l’artificialisation, la concession privée et la promesse incantatoire du “désenclavement”.

dessin de Kalié , pour Confluences 81

il ne s’agit pas seulement d’une autoroute, mais d’un modèle d’aménagement à bout de souffle, fondé sur l’artificialisation, la concession privée et la promesse incantatoire du “désenclavement”.

Le combat contre l’A69 est un exemple de résistance collective à long terme face aux choix d’aménagements imposés. Le pouvoir, qu’il s’agisse du local, du régional ou du national, encaisse mal. Les juges (masculins) de la cour d’appel administrative trouvent rapidement la parade : un “sursis à exécution autorisant la reprise partielle du chantier”. Officiellement technique, provisoire, encadrée. En réalité politique, offensive, assumée. Il ne s’agit plus seulement de construire une autoroute, mais de reprendre la main. Montrer que le pouvoir n’est pas à genoux devant un tribunal administratif. Les engins reviennent, les nuisances aussi. Bruit, poussières, dégradations, circulations détournées. Très vite, les erreurs du concessionnaire s’accumulent. Emprises dépassées, zones mal balisées, destructions discutables, engagements environnementaux interprétés avec souplesse, travail hors des horaires légaux et sans dérogation. Rien d’exceptionnel, dira-t-on. Sauf que cette fois, chaque écart prend une portée politique. Car le chantier n’est plus seulement sous surveillance administrative : il est devenu un symbole.

Dans ce climat tendu, un autre phénomène émerge, plus inquiétant encore : la radicalisation verbale et comportementale de certains “pro-autoroute”. Menaces, intimidations, provocations ciblées contre des opposants identifiés. Rien d’organisé officiellement où la contestation devient suspecte, presque illégitime : il s’agit de disqualifier les opposants, les isoler, les exposer.

Face à un jugement qui dérange, certains élus n’imaginent pas de corriger le projet. Ils préfèrent corriger le droit. Une tentative de dépôt de loi dite de validation, à portée rétroactive, apparaît alors dans le débat public, visant à neutraliser les fondements mêmes de la décision de février 2025. Autrement dit : changer les règles après la partie, pour éviter d’avoir à reconnaître une défaite. Quand la justice devient un obstacle, on cherche à la contourner par la loi. Peu importe que la rétroactivité soit juridiquement contestable. Peu importe le précédent démocratique. Rien, pas même une décision de justice, ne doit entraver un projet politiquement sanctuarisé. Cette séquence dit tout de l’A69. Un projet maintenu non, mais un air de déjà-vu : celui d’une violence tolérée parce qu’elle va dans le sens du projet. L’autoroute, décidément, ne se contente pas de bétonner les sols ; elle durcit aussi les rapports sociaux. Climat délétère, par sa pertinence, mais par une fuite en avant. Un chantier qui reprend contre le jugement, contre le climat, contre une partie du territoire. Une autoroute qui avance comme une défaite politique, avant d’être achevée.

Le 30 décembre 2025, pendant que le pays regarde ailleurs, la cour administrative d’appel de Toulouse réhabilite l’A69. La “raison impérative d’intérêt public majeur” réapparaît, élargie, assouplie, presque extensible. Désenclavement, attractivité, sécurité : les mots sont connus, éprouvés, interchangeables. Ils ont servi ailleurs, ils servent encore. Peu importe que la route existe déjà, peu importe les alternatives jamais sérieusement étudiées : l’autoroute redevient nécessaire parce qu’il faut qu’elle le soit. Précédent dangereux, mais surtout renoncement écologique maquillé en réalisme, qui confirme un modèle autoritaire de l’aménagement, où la participation s’arrête là où commence la concession.

Et pourtant, même ainsi sanctuarisée, l’A69 avance de travers. Le 11 janvier 2026, une nouvelle décision judiciaire rappelle ce que l’État feint d’oublier : l’autorisation n’est pas un blanc-seing. Occupations de 88 ha hors emprise, passages en force, règles contournées. La justice ordonne des évacuations. Le projet est légal sur le papier, bancal sur le terrain.

Symbole parfait. Car l’A69 n’est pas seulement contestée, elle est fragile. Fragile juridiquement, fragile politiquement, fragile moralement. Elle progresse par inertie, par accumulation de faits accomplis. Face à elle, une mobilisation qui sait qu’elle a raison trop tôt.

Un projet dépassé, un avenir à redéfinir

Si l’autoroute finit par être achevée, elle ne reliera pas seulement Toulouse à Castres. Elle reliera surtout un pouvoir à son passé, et laissera derrière elle une question sans réponse : combien de kilomètres faudra-t-il encore pour admettre qu’on s’est trompé de direction ?

Si l’autoroute voit le jour, elle restera comme le monument d’un refus : celui d’entrer réellement dans le temps présent.

Cette affaire illustre la fracture profonde entre la logique des grands projets d’infrastructures et les aspirations environnementales et sociales montantes. Alors que les juges administratifs ont, à trois reprises, reformulé leur position sur la légalité du projet, les opposant.e.s n’ont pas renoncé à faire valoir des arguments sur le plan juridique, territorial et écologique. Outre le pourvoi en cassation  devant le Conseil d’Etat, d’autres recours sont en préparation. Si l’automobile et l’autoroute semblent aujourd’hui confortées par certains arrêts, la mobilisation citoyenne et associative porte une question plus large : quelle voie voulons-nous pour nos territoires. La véritable alternative ne réside pas seulement dans l’abandon du projet mais dans l’élaboration de modèles territoriaux alternatifs :

  • mobilité multimodale,
  • revitalisation des lignes ferroviaires régionales,
  • réaménagement de la RN126 existante,
  • protection des terres agricoles et naturelles plutôt que leur artificialisation,
  • investissements dans les mobilités du quotidien,
  • soutien à l’économie locale non délocalisable.

Ce sont ces choix-là qui créent de l’emploi durable, renforcent l’attractivité et respectent les habitants.

Oui, une Autre Voie est possible ! .

Jean Fauché

“Remettre des ours”. . . Projection à Fontrieu (81)

Projection du court-métrage documentaire “Remettre des ours” du collectif Turbo Silence, suivie d’une discussion avec les membres du collectif.


21h (durée 1h), prix libre, le samedi 7 juin. 
Remettre des ours raconte la longue et sinueuse histoire des réintroductions d’ours dans les Pyrénées françaises, des années 1980 à nos jours. Pastoralisme, institutions étatiques et cultures locales se croisent dans ce documentaire qui essaye, tant bien que mal, de sortir de la division « pro » et « anti », souvent ressassée dans les questions de réintroduction.

Programme du samedi 7 juin :

A partir de 17h, marché gourmand de producteurs et buvette associative 

A partir de 19h, guinguette fermière 

A 21h, projection du court-métrage remettre des ours et discussion

Lieu-Dit la Grange

16 Hameau de Baffignac

81260 Fontrieu 

Tel :06.11.85.34.41

-- Transmis par la Confédération Paysanne 81

Conférence Bernard DREANO “Quelle paix en Ukraine ? ” Castres 25 février.

À l’invitation de Confluences 81, 25 personnes ont assisté à la conférence de Bernard Dreano : “Quelle paix pour l’Ukraine?”, organisée par le RESU*, groupe sud du Tarn

L’initiative était soutenue par LFI Castres, PS Castres, les Écologistes, PEPS, Alternative et Autogestion, GES, NPA/A sud Tarn, ATTAC. 

Bernard DREANO a expliqué les racines de la guerre, en particulier la manière dont l’Ukraine s’est constituée depuis le XVIIIº siècle comme une nation à travers de nombreuses épreuves historiques (les deux guerres mondiales, le stalinisme…) et la volonté de Poutine de l’englober dans son projet impérialiste.

Il s’est fait l’écho de la société civile et de sa foisonnante activité politique, sociale et associative. Sans cacher les contradictions et les difficultés liées au conflit. 3 années de guerre pèsent lourdement sur la population mais les insultes et les manœuvres de Trump renforcent leur volonté de ne pas céder.

Il est difficile aujourd’hui de prévoir les conditions d’un cessez-le-feu mais il est clair qu’il n’y aura pas de paix juste et durable si les troupes russes ne se retirent pas et si l’Ukraine est écartée des négociations de paix.

Le débat de la soirée – ouvert et sérieux – prouve que l’inquiétude sur le sort du peuple ukrainien et la nécessité d’un fort soutien sont partagées.


Nous allons poursuivre notre activité sur Castres et ses environs !

Pour nous contacter (et nous rejoindre ?) : 06 72 07 16 74 ou 06 63 68 22 86 (Contacts RESU sud du Tarn )

RESU Sud du Tarn

Pour présenter rapidement le RESU (Réseau Européen de Soutien à l’Ukraine et contre la guerre), nous publions l’appel constitutif (mars 2022) :

Nous, collectifs de mouvements sociaux, syndicats, organisations et partis, d’Europe de l’Est et de l’Ouest, opposé-es à la guerre et à tous les néo-colonialismes dans le monde, voulons construire un réseau par en bas, indépendant de tout gouvernement.

Voici le lien vers le formulaire d’adhésion : https://framaforms.org/membership-form-for-the-european-network-solidarity-with-ukraine-and-against-war-1647460588

POUR

1. La défense d’une Ukraine indépendante et démocratique !

2. Le retrait immédiat des troupes russes de tout le territoire ukrainien. L’arrêt de la menace nucléaire que constitue la mise en état d’alerte des armes nucléaires russes et le bombardement des centrales ukrainiennes !

3. Le soutien à la résistance (armée et non armée) du peuple ukrainien dans sa diversité, en défense de son droit à l’autodétermination

4. L’annulation de la dette extérieure de l’Ukraine !

5. L’accueil sans discrimination de tous les réfugié-e-s – d’Ukraine et d’ailleurs !

6. Le soutien au mouvement anti-guerre et démocratique en Russie et la garantie du statut de réfugié politique aux opposants à Poutine et aux soldats russes qui désertent !

7. La saisie des biens des membres du gouvernement, des hauts fonctionnaires et des oligarques russes en Europe et dans le monde ; et des sanctions financières et économiques – en protégeant les populations défavorisées de leurs effets.

Au-delà, nous luttons aussi, en lien avec les courants qui partagent ces objectifs en Ukraine et en Russie :

8. Pour un désarmement nucléaire global. Contre l’escalade militaire et la militarisation des esprits.

9. Pour le démantèlement des blocs militaires

10. Pour que toute aide à l’Ukraine échappe à l’emprise et aux conditions d’austérité du FMI ou de l’UE

11. Contre le productivisme, le militarisme et la concurrence impérialiste pour la puissance et le profit qui détruisent notre environnement et nos droits sociaux et démocratiques.

A l’issue de la première guerre mondiale, l’OIT a été fondée sur une affirmation de portée universelle : « Une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la justice sociale ». Aujourd’hui, nous devons ajouter la justice environnementale et l’état de droit : nous luttons pour la paix et l’égalité, les libertés démocratiques, la justice sociale et climatique, par la coopération et la solidarité entre les peuples.

Ciné-Palestine à Albi

Bonjour,

Pour la huitième année, le Comité Palestine 81 vous invite à une soirée dans le cadre du festival Ciné Palestine Toulouse- Occitanie, en partenariat avec la Scène Nationale d’Albi( salle Arcé) qui nous accueille une nouvelle fois.

Cette année n est pas une année comme les autres puisqu’il en va du sort du peuple palestinien  menacé à Gaza dévastée, en Cisjordanie et Jérusalem colonisés.

Et pourtant le peuple palestinien existe .

Le cinéma est là pour nous le rappeler.

Deux films à l’affiche pour cette soirée du 6 mars:

18h: Voyage à Gaza réalisé en 2018 par l’italien Pier Uberti, quand on vivait à Gaza et que ce n’était pas un champ de ruines ( Documentaire)

20h30: A house  in Jérusalem réalisé par le Palestinien Muayad Alayam qui fait resurgir dans le présent le fantôme de la Nakba ( Fiction)

En présence de Nour Alrabie , membre de l’équipe Ciné Palestine

Pour plus de détails, prendre connaissance du flyer en tête d’article

Comité Palestine 81

Possibilité de restauration rapide à la brasserie du Parc face au  cinéma.

Assiette et boisson 12euros sur réservation au 05 63 54 12 80