Cordes : “Le Printemps d’Ernest” approche…

Le Printemps d’Ernest approche…
Le Printemps d’Ernest Pignon-Ernest se rapproche à grands pas, et l’effervescence
monte !

Samedi 14 février 2026, nous avons réceptionné de nouveaux encadrements. Les plus spectaculaires arriveront sous huitaine, parmi lesquels un magistral portrait de Molière qui promet de marquer les esprits.

Épisode à venir : l’installation
Prochaine étape : la mise en place et l’accrochage dans un espace certes restreint, mais que nous investissons avec soin. Un travail minutieux, exigeant… et passionnant.
Ouverture confirmée : le 20 mars prochain.

  • Nous préparons également une rencontre spécifique avec les ami·e·s de l’Huma
    d’Occitanie, l’Humanité étant partenaire de notre Printemps. Une soixantaine d’affiches d’Ernest, éditées par l’association, seront proposées à la vente à cette occasion.
  • Le matériel de communication est en cours d’impression pour une diffusion à partir du 1er mars.
  • Déjà, avant même son ouverture, l’exposition attire l’attention de structures et de collectivités. Et après son Printemps cordais, pourquoi ne pas imaginer qu’elle circule ?
    Des visites organisées, comme pour le Printemps de Pablo, sont d’ores et déjà
    annoncées.

  • Le nerf de la guerre : le financement
    Voici le point à ce jour :
  • Ulule : 807 €
  • Dons directs : 540 €
  • Objectif : 4 000 €
    Chaque contribution compte et nous rapproche de l’équilibre nécessaire à la réussite de ce Printemps.

  • Merci à toutes et tous pour votre soutien fidèle l’aventure continue !

A69, l’autoroute contre son temps !

Article publié dans le n° 178 de Confluences 81*

Un Etat qui ne sait plus reculer :

Il y a des projets qui avancent parce qu’ils sont utiles. Et d’autres qui avancent parce que personne, surtout pas l’État, n’a prévu la marche arrière.

L’A69 appartient à la seconde catégorie. Mois après mois, jugement après jugement, elle s’est imposée comme une chronique de l’acharnement public, un feuilleton où le droit sert moins à arbitrer qu’à accompagner ce qui est déjà décidé.

Il faut désormais le dire sans détour : l’A69 n’est plus un projet d’aménagement, c’est une démonstration de force. Une autoroute imposée, maintenue, relancée, non parce qu’elle est indispensable, mais parce que renoncer serait reconnaître une erreur. Or l’État français ne renonce pas ; il persévère, surtout quand il a tort. Et, avec lui, l’ensemble des partisans de ce projet s’enferre dans cet entêtement.

Du coup d’arrêt juridique à la relance judiciaire :

En février 2025, le tribunal administratif de Toulouse prononce un coup d’arrêt spectaculaire : l’autorisation environnementale de l’A69 est annulée. Les juges (féminines) regardent la réalité en face : une autoroute parallèle à une route existante, destructrice de terres agricoles et d’écosystèmes, n’est pas une nécessité vitale. Elles estiment que le projet ne répond pas à la fameuse “raison impérative d’intérêt public majeur”, condition pourtant indispensable pour autoriser la destruction d’espèces protégées. Le chantier s’arrête. Ce jugement fait date. Il rappelle que le droit de l’environnement n’est pas un simple habillage procédural, mais un garde-fou réel. Pour les opposants au projet, engagés depuis 2007 ou plus récents, c’est la confirmation que ces années de contestation n’étaient ni idéologiques ni marginales, mais solidement étayées. Cette suspension du chantier ouvre alors une brèche politique. Des voix évoquent depuis longtemps d’autres solutions : amélioration de la RN126, réinvestissement ferroviaire, mobilité adaptée aux territoires plutôt qu’imposée. A Confluences 81, nous nous en faisons l’écho et nous insistons sur la portée plus large du jugement : il ne s’agit pas seulement d’une autoroute, mais d’un modèle d’aménagement à bout de souffle, fondé sur l’artificialisation, la concession privée et la promesse incantatoire du “désenclavement”.

dessin de Kalié , pour Confluences 81

il ne s’agit pas seulement d’une autoroute, mais d’un modèle d’aménagement à bout de souffle, fondé sur l’artificialisation, la concession privée et la promesse incantatoire du “désenclavement”.

Le combat contre l’A69 est un exemple de résistance collective à long terme face aux choix d’aménagements imposés. Le pouvoir, qu’il s’agisse du local, du régional ou du national, encaisse mal. Les juges (masculins) de la cour d’appel administrative trouvent rapidement la parade : un “sursis à exécution autorisant la reprise partielle du chantier”. Officiellement technique, provisoire, encadrée. En réalité politique, offensive, assumée. Il ne s’agit plus seulement de construire une autoroute, mais de reprendre la main. Montrer que le pouvoir n’est pas à genoux devant un tribunal administratif. Les engins reviennent, les nuisances aussi. Bruit, poussières, dégradations, circulations détournées. Très vite, les erreurs du concessionnaire s’accumulent. Emprises dépassées, zones mal balisées, destructions discutables, engagements environnementaux interprétés avec souplesse, travail hors des horaires légaux et sans dérogation. Rien d’exceptionnel, dira-t-on. Sauf que cette fois, chaque écart prend une portée politique. Car le chantier n’est plus seulement sous surveillance administrative : il est devenu un symbole.

Dans ce climat tendu, un autre phénomène émerge, plus inquiétant encore : la radicalisation verbale et comportementale de certains “pro-autoroute”. Menaces, intimidations, provocations ciblées contre des opposants identifiés. Rien d’organisé officiellement où la contestation devient suspecte, presque illégitime : il s’agit de disqualifier les opposants, les isoler, les exposer.

Face à un jugement qui dérange, certains élus n’imaginent pas de corriger le projet. Ils préfèrent corriger le droit. Une tentative de dépôt de loi dite de validation, à portée rétroactive, apparaît alors dans le débat public, visant à neutraliser les fondements mêmes de la décision de février 2025. Autrement dit : changer les règles après la partie, pour éviter d’avoir à reconnaître une défaite. Quand la justice devient un obstacle, on cherche à la contourner par la loi. Peu importe que la rétroactivité soit juridiquement contestable. Peu importe le précédent démocratique. Rien, pas même une décision de justice, ne doit entraver un projet politiquement sanctuarisé. Cette séquence dit tout de l’A69. Un projet maintenu non, mais un air de déjà-vu : celui d’une violence tolérée parce qu’elle va dans le sens du projet. L’autoroute, décidément, ne se contente pas de bétonner les sols ; elle durcit aussi les rapports sociaux. Climat délétère, par sa pertinence, mais par une fuite en avant. Un chantier qui reprend contre le jugement, contre le climat, contre une partie du territoire. Une autoroute qui avance comme une défaite politique, avant d’être achevée.

Le 30 décembre 2025, pendant que le pays regarde ailleurs, la cour administrative d’appel de Toulouse réhabilite l’A69. La “raison impérative d’intérêt public majeur” réapparaît, élargie, assouplie, presque extensible. Désenclavement, attractivité, sécurité : les mots sont connus, éprouvés, interchangeables. Ils ont servi ailleurs, ils servent encore. Peu importe que la route existe déjà, peu importe les alternatives jamais sérieusement étudiées : l’autoroute redevient nécessaire parce qu’il faut qu’elle le soit. Précédent dangereux, mais surtout renoncement écologique maquillé en réalisme, qui confirme un modèle autoritaire de l’aménagement, où la participation s’arrête là où commence la concession.

Et pourtant, même ainsi sanctuarisée, l’A69 avance de travers. Le 11 janvier 2026, une nouvelle décision judiciaire rappelle ce que l’État feint d’oublier : l’autorisation n’est pas un blanc-seing. Occupations de 88 ha hors emprise, passages en force, règles contournées. La justice ordonne des évacuations. Le projet est légal sur le papier, bancal sur le terrain.

Symbole parfait. Car l’A69 n’est pas seulement contestée, elle est fragile. Fragile juridiquement, fragile politiquement, fragile moralement. Elle progresse par inertie, par accumulation de faits accomplis. Face à elle, une mobilisation qui sait qu’elle a raison trop tôt.

Un projet dépassé, un avenir à redéfinir

Si l’autoroute finit par être achevée, elle ne reliera pas seulement Toulouse à Castres. Elle reliera surtout un pouvoir à son passé, et laissera derrière elle une question sans réponse : combien de kilomètres faudra-t-il encore pour admettre qu’on s’est trompé de direction ?

Si l’autoroute voit le jour, elle restera comme le monument d’un refus : celui d’entrer réellement dans le temps présent.

Cette affaire illustre la fracture profonde entre la logique des grands projets d’infrastructures et les aspirations environnementales et sociales montantes. Alors que les juges administratifs ont, à trois reprises, reformulé leur position sur la légalité du projet, les opposant.e.s n’ont pas renoncé à faire valoir des arguments sur le plan juridique, territorial et écologique. Outre le pourvoi en cassation  devant le Conseil d’Etat, d’autres recours sont en préparation. Si l’automobile et l’autoroute semblent aujourd’hui confortées par certains arrêts, la mobilisation citoyenne et associative porte une question plus large : quelle voie voulons-nous pour nos territoires. La véritable alternative ne réside pas seulement dans l’abandon du projet mais dans l’élaboration de modèles territoriaux alternatifs :

  • mobilité multimodale,
  • revitalisation des lignes ferroviaires régionales,
  • réaménagement de la RN126 existante,
  • protection des terres agricoles et naturelles plutôt que leur artificialisation,
  • investissements dans les mobilités du quotidien,
  • soutien à l’économie locale non délocalisable.

Ce sont ces choix-là qui créent de l’emploi durable, renforcent l’attractivité et respectent les habitants.

Oui, une Autre Voie est possible ! .

Jean Fauché

“Au nom du maintien de l’ordre – Reculez”

Nous organisons, en partenariat avec Amnesty International, une projection du documentaire “Au nom du maintien de l’ordre – Reculez” de Paul Moreira. Le rendez-vous est fixé ce jeudi 12 février à 20h30 au cinéma de Labastide-Rouairoux.

Le film aborde la question de la militarisation croissante des forces de l’ordre face aux mouvements sociaux, en France et aux États-Unis.

La séance sera suivie d’une rencontre avec Marilyn Beaufour, du groupe Amnesty International Castres-Mazamet

Echos-ci Echos-là

Trois films entre deux giboulées

Trois films entre deux giboulées
Entre deux giboulées et l’envie persistante de rester sous la couette… on s’est dit qu’on allait vous donner trois excellentes raisons de braver le frais. Passons aux choses sérieuses : le courage, la liberté et… les paillettes !Pour ce mois de février, on vous propose trois projections. On commence par un sujet qui décoiffe (et pas seulement à cause de vent d’Autan), avant de fêter les 10 ans du cycle D’Une Vallée à L’Autre avec un doublé qui fait du bien au moral.
JEUDI 12 FÉVRIER 20H30
AU NOM DU MAINTIEN DE L’ORDRE – RECULEZ !Paul Moreira 2023 | 52′ | France | Premières Lignes TélévisionSynopsis : Paris, 8 décembre 2018, acte IV des “Gilets Jaunes”. Pour la première fois à Paris, des véhicules blindés sont utilisés pour contenir un mouvement social. Des manifestants sont blessés, certains vont garder des séquelles. En 2020, aux États-Unis, lors des manifestations contre le racisme et les violences policières organisées après la mort de George Floyd, des images similaires circulent. Partout dans le monde, des foules en colère affrontent des forces de l’ordre  surarmées. Le journaliste Paul Moreira s’immerge dans des manifestations et interroge des spécialistes pour éclairer les causes de ce glissement répressif.. Ciné-rencontre avec Marilyn Beaufour du groupe Amnesty International Castres-MazametCinéma Jacques Brel, Labastide-RouairouxParticipation libre
10 ans que le cycle D’une Vallée à L’Autre rassemble Échos-ci, Échos-là et le centre culturel Au Fil des Arts autour d’une programmation commune de cinéma documentaire. Pour célébrer cet anniversaire, nous repartons pour 6 projections entre février et avril 2026, autour du thème « Paroles d’ici et d’ailleurs ».
VENDREDI 20 FÉVRIER 20H30

LISIÈRE

Eva Tourrent

2024 | 73′ | France | Survivance, GoGoGo Films

Synopsis : Quelques cabanes bâties à flanc de colline en marge de la société et sans les hommes. Un lieu refuge, de transformation collective et féministe. Depuis cette lisière, aux côtes de celles qui la construisent, j’interroge ma place dans la nature et la société, dans mon couple, la liberté de mon corps et d’avoir un enfant. Ici, le chantier n’est jamais fini.

En présence de Eva Tourrent (en visioconférence), de l’association Maquis des Saintes Licornes et du collectif Pumpet Paillettes

Au Fil des Arts, Prémian

Participation libre

SAMEDI 21 FÉVRIER 20H30

PÉDALE RURALE

Antoine Vazquez

2025 | 84′ | France | Survivance, Novamina

Synopsis : Benoît a construit son paradis à l’abri des regards, il s’est émancipé à sa manière, résolu à faire face aux contraintes d’un territoire qui, dans les imaginaires, entre en conflit avec son identité. Un jour, lui et d’autres queers du coin décident d’organiser la première Pride du Périgord vert, parce qu’il est temps de sortir du bois et enfin ouvrir une voie.

En présence des collectifs Diversités Pastel et Pumpet Paillettes

Cinéma Jacques Brel, Labastide-Rouairoux

Participation libre

D’UNE VALLÉE À L’AUTRE
Consulter l’intégralité de la programmation ici
STAGE VIDÉO : SILENCE, ON TOURNE !Le stage vidéo est actuellement en plein chantier ! Entre deux réglages de micros et quelques hésitations sur le meilleur profil de smartphone, le stage bat son plein. Sous l’oeil aiguisé de nos capitaines pédagogiques, Marina Wolf et Christian Vialaret, ça tourne, ça discute, ça peaufine !On peut vous dire une chose : l’enthousiasme des participant·e·s est contagieux ! 
Le petit rappel qui fait plaisir : l’adhésion 2026, c’est par ici !
ADHÉRER EN LIGNEADHÉRER PAR COURRIER
21, rue Pierre et François Crouzet 81270 Labastide-Rouairoux09.80.68.68.00 – www.echosdudoc.frCet email a été envoyé à jeanfauche7@gmail.com, cliquez ici pour vous désabonner.Association soutenue dans le cadre de son projet territorial par le ministère de la Culture / DRAC Occitanie, la région Occitanie, le département du Tarn, et la commune de Labastide-Rouairoux.

Le Salon à la Ferme, du 21 février au 1er mars

🟢Le Salon à la ferme c’est du 21 février au 1er mars !

❇️Le thème de cette année est l’agriculture paysanne au menu des communes !

🍽️Nous proposons un repas citoyen “comme à la cantine” à 5€ le vendredi 27 février à Lautrec.

Réservation avant le mardi 24 février au 0663649146.

👩🏻‍🌾 Découvrez les fermes autour de chez vous !

🌾4 fermes du Tarn vous accueillent chez elles :

– l’Echappée Bêêêle le samedi 21 et le dimanche 22 février 🐑🧀

– la Ferme aulx pains le dimanche 1er mars 🍞🧄

– les Jardins de Midgard le samedi 28 février 🥕🥚

– le Mas d’Ala le dimanche 22 février 🐑

A Carmaux :Ciné Débat, 14 février

Yasser est un militant des droits de l’homme. Joseph est cinéaste. Ils interrogent, des années 80 à aujourd’hui, le phénomène du repli identitaire en France, la montée du racisme et les restrictions des libertés. Ils délivrent la parole que l’on ne veut pas entendre, en décortiquant le discours médiatique et politique, confrontant l’actualité aux archives, Pourquoi les libertés ne cessent elles de reculer ?

En cette journée des Valentins, venez nombreuses et nombreux témoigner de votre amour et de votre attachement à nos libertés et à la diversité culturelle de notre pays !

Le problème ce ne sont pas les exilés, le problème c’est le racisme.

A Carmaux, le 14 février au Clap Ciné à 20h30,

Organisé par le Comité Nord du NPA en collaboration avec l’Association CLAP Action. En présence de son réalisateur Joseph PARIS