A l’occasion du Festival des Droits Humains, Amnesty Albi a programmé avec le Lapérouse en avant première, le documentaire de la palestinienne Annemarie Jacir, “Palestine 36” qui relate la grande révolte des Palestiniens du temps du mandat britannique . Encore un film pour mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui en Palestine.
Le Comité Palestine 81 est partenaire de cette soirée.
Comme promis, la présentation du film “Palestine 36”
Par l’Agence Média Palestine, le 14 novembre 2025
« En 1936, en Palestine sous mandat britannique, Yusuf, un jeune homme partagé entre l’attachement à son village natal et l’effervescence politique de Jérusalem, tente de trouver sa voie dans un contexte de tension politique croissante. Alors que les villages s’insurgent contre la domination coloniale, que l’immigration juive s’accélère en provenance d’Europe fuyant le fascisme, et que les Palestiniens appellent à l’indépendance, s’amorce une collision inévitable entre les forces en présence. »
Le film «Palestine 36», célébré en septembre dernier au festival de Toronto, sortira en salles en France en janvier 2026. Réalisé par Annemarie Jacir, il propose une fresque historique et politique, chronique de la lutte contre l’empire, de dépossession de terres, d’opportunités perdues, d’idéaux trahis et d’aspirations de jeunesse anéanties.
Le film réunit une distribution internationale : l’acteur oscarisé Jeremy Irons, la star de Game of Thrones Liam Cunningham, l’acteur tunisien Dhafer L’Abidine, ainsi que les talents palestiniens Hiam Abbass, Yasmine Al-Massri, Kamel El Basha et Saleh Bakri.
Candidat pour la Palestine au prix du Meilleur film international, ‘Palestine 36’ promet de faire découvrir à un large public l’insurrection des paysans palestiniens contre l’empire britannique, apportant des clés de lecture historiques essentielles.
« C’est l’un des moments les plus marquants de notre histoire en tant que Palestiniens »,explique la réalisatrice à Télérama. « Il pose les bases de tout, absolument tout ce qui suivra. On ne peut comprendre la Nakba, l’Intifada ou la situation actuelle sans comprendre comment le décor s’est installé à cette époque. Cette révolte est remarquable : une insurrection paysanne qui a pris le dessus face à un empire. Je voulais voir ce film, alors je me devais de le faire. »
Le film a été pensé avant le 7 octobre 2023, et son tournage a été retardé par la guerre génocidaire à Gaza et ses échos en Cisjordanie. En partie relocalisé en Jordanie, la production a néanmoins persisté, comme le raconte Annemarie Jacir :« J’ai perdu le compte du nombre de fois où le tournage a commencé et s’est arrêté. Le scénario, l’histoire, le lieu tout a changé. Nous avons continué. Ce film a été l’aventure la plus éprouvante de ma vie. Que cette année de sang, de violence et de mort ait aussi donné naissance à une œuvre tissée de tant de mains et de cœurs est pour moi un acte d’amour et de défi. Comme Mahmoud Darwich, je suis convaincue que ‘chaque beau poème est un acte de résistance’. »
Luttes
Deux poèmes pour 2026. . .
Rouges encore nos chandelles brûlantes
Plus destinées que l’heure
Et ne sachant pas vraiment
Qu’à côté du temps qui passe
La peste brune revient peu à peu
Mais pareil à l’espace bleu
Nous pouvons tisser les ailes du monde
Enlacer la mer et la fine perle des saisons
Ouvrir nos cœurs aux herbes magiques
Pour reverdir la révolutionnaire chanson
André PRONE
Nouvel An avant l’heure
Est-ce un mot ancien que le monde répète
tel un souffle épuisé d’une prière sans fin ?
Que reste-t-il du Nouvel An
quand l’Europe retient son souffle au bord du chaos
et que la paix en Palestine n’est plus qu’un nom gravé
sur la pierre froide d’une fosse commune ?
Est-ce le temps qui renaît
ou seulement un calendrier usé et flasque
qui tourne ses pages
sans y lire les corps brisés
les cris mêlés aux larmes
sourd à la lâcheté muette
où le monde consent à l’irréparable ?
En ce jour que l’on nomme renouveau
je me tiens face à la fragilité du mot espérance
comment célébrer le passage du temps
quand l’humanité elle-même s’effondre sur ses ruines ?
Comment parler d’avenir
quand l’Europe s’avance en titubant vers la guerre
quand la paix en Palestine est mutilée
ensevelie en silence complice sous les décombres ?
Et que dire
des charniers où le peuple soudanais s’efface lentement
non sous le poids de l’oubli
mais sous le souffle glacial de l’indifférence humaine ?
Le Nouvel An
ne pourrait être pour moi
ni simple rituel
ni une fête éclairée par l’oubli volontaire.
Il ne saurait être innocent
il se doit d’être un serment — un cri — un combat.
Un engagement où je choisis la vie
quand la mort devient banale
où je défends la dignité
quand elle dérange les intérêts des assassins
où je protège l’humain
quand les idéologies et la foi le piétinent.
Là où l’on compte les morts — qui sont pourtant nos frères
je refuse l’arithmétique du désastre
et choisis de compter
les consciences des éveillés.
Là où l’on fabrique la guerre
je rappelle et je crie que la paix
n’est ni faiblesse ni naïveté
mais l’acte le plus courageux
le plus noble dans un monde qui y a renoncé.
Si le Nouvel An a encore un sens
qu’il soit pour moi celui d’un refus :
refuser l’oubli organisé
refuser l’indifférence confortable
refuser que la souffrance des peuples
devienne le décor familier de l’histoire.
Et qu’il soit aussi une promesse — fragile, obstinée et humaine :
Celle de rester un être debout comme une lance
quand le monde vacille
et alors que le temps lui-même
semble perdre la mémoire..
Salah Al Hamdani
24 décembre 2025
A69 : la criminalisation politique trébuche dans les tribunaux. . .
Plus de 220 gardes-à-vues, environ 135 personnes poursuivies, une cinquantaine de contrôles judiciaires, trois détentions provisoires. Ces chiffres chocs témoignent d’une chose : l’État a tout tenté pour éteindre la contestation.
Face à nos résistances, il ne pouvait que mépriser et réprimer le mouvement. Police et procureur.es travaillaient main dans la main pour violenter, priver de liberté, ficher, intimider et poursuivre.
Et pourtant, face aux juges, la répression politique vacille. Si les discours des procureur.es nous font bondir, s’il est toujours difficile de venir s’adresser à des magistrat.es perché.es sur leur estrade, les condamnations elles ne sont pas systématiques et souvent moins impressionnantes.
Concernant les poursuites pour opposition aux chantiers. 20 personnes ont été relaxées, notamment pour usage de leur liberté d’expression ou état de nécessité climatique, quand 20 autres n’ont reçu que de petites amendes avec sursis (entre 200 et 500€). Les réquisitions d’amendes astronomiques sont balayées.
23 personnes ont également été relaxées pour leur refus de fichage, à savoir pour avoir refusé de donner leur empreintes, les magistrates jugeant la prise d’empreintes disproportionnée par rapport aux faits reprochés.
Mais si les juges de Castres ont du mal à accorder leurs violons sur le traitement des oppositions à chantier, les condamnations sont raides quand il s’agit de suspicions de violences sur les flics. Malgré des dossiers vides, des mouvements relevant de la légitime défense de personnes coursées ou mises en joue par des mercenaires d’État armé, une dizaine de personnes ont été condamnées, avec de lourdes peines de sursis, voire de la prison ferme pour deux camarades. Tout cela auquel s’ajoute une confortables prime de fins de mois pour les flics qui s’offrent des dommages et intérêts.
En plein simulacre de justice administrative venant enterrer un débouché juridique favorable à la lutte, nous ré-affirmons que nos victoires ne se jouent pas que dans les tribunaux. Cependant,des batailles cruciales peuvent d’audience et nous ne pouvons faire l’impasse sur la défense de nos camarades poursuivi•es.
Dommages et intérêts, frais de procédures, appui logistique… Alors qu’une longue série d’audiences s’ouvrira bientôt à la cours d’appel de Toulouse, nous renouvelons notre appel à dons pour faire face. Pour permettre à ce soutien de perdurer, n’hésitez pas à nous aider !
L’anti-repression A69 -ARA69
STOP RRIR sur RD84, à GRAULHET
Bonjour à toutes et tous !
Si vous n’avez pas encore pris connaissance des projets inavoués du Conseil Départemental concernant la circulation des véhicules poids-lourds dans notre département, ou si vous voulez être au courant des avancées,
nous vous invitons à assiter à la
réunion publique du collectif STOP RRIR sur RD84
le mercredi 3 décembre à 19h à Graulhet
organisée par la liste citoyenne et écologique dans le cadre de la campagne municipale.
Nous vous espérons nombreux/nombreuses
en pièce jointe l’affiche


Pour un jumelage Albi-Gaza, samedi 18 octobre 2025
| Ce Samedi 18 Octobre, les membres du Collectif Tarnais pour une paix juste et durable en Palestine, dont le Comité Tarn Nord du Tarn fait partie, a organisé un jumelage citoyen entre Albi et Gaza afin de montrer son soutien à la Palestine et qu’il n’y a pas de petite échelle où une action est inutile. Toutes et tous, nous devons continuer à lutter contre le traitement qui est fait du peuple Palestinien. L’annonce du cessez-le- feu à Gaza, ainsi que de la libération des captifs tant israéliens que palestiniens, ne peut que susciter l’espoir de voir se dessiner enfin un avenir de paix dans la région. Mais il convient malheureusement de douter, pour l’instant et en l’absence de garanties suffisantes, qu’un accord passé entre Netanyahou et Trump, notables l’un et l’autre pour leur mépris total du droit international, puisse aboutir à une paix durable alors qu’on les sait soucieux de dominer la région et tout particulièrement la terre de Palestine. Le premier volet de l’accord stipule un cessez-le-feu, la libération de tous les otages israéliens et de moins de 15 % des prisonniers politiques palestiniens. Parallèlement est exigé le désarmement du Hamas, sans aucune référence à un quelconque calendrier quant au retrait des forces israéliennes. Le deuxième volet concerne l’avenir de la bande de Gaza, un avenir pensé sans les premiers concernés que sont les Palestiniens. La question de la Cisjordanie, dépecée par les colons et en proie à l’épuration ethnique, est passée sous silence. Les Palestiniens apparaissent ainsi comme mis sous tutelle de l’ Occident, incarné par un Tony Blair de sinistre mémoire, au service d’un projet colonial et au mépris du droit international. Un retour d’un siècle en arrière à l’époque des mandats français et britanniques sur une région à se partager. L’espoir naissant ne doit pas masquer, donc, notre inquiétude quant à la suite, Israël ayant rompu tous les accords de cessez-le-feu depuis ces deux dernières années. Le risque est grand que l’espoir se referme comme un piège sur le peuple palestinien, pris entre le business plan de Trump, qui ne connaît guère d’autre logique que celle des affaires, et le souhait de « finir le travail » de Nétanyahou, qui doit d’ailleurs donner des gages à la tendance la plus extrême de son gouvernement. C’est dire que la persistance et l’accentuation de la pression populaire sont plus que jamais nécessaires afin que les accords actuels ne s’avèrent pas un marché de dupes, afin que cessent l’occupation, la colonisation, l’apartheid, afin que l’autodétermination des Palestiniens et le droit au retour des réfugiés soient assurés. Aucune paix ne sera possible sans justice ! |
| Comité NPA Tarn-Nord |

..
communiqué
Le 22 septembre dernier, la France a officiellement reconnu l’ État de Palestine. Ce geste historique, si souvent retardé, ouvre une nouvelle étape dans la lutte pour la paix et la justice au Proche-Orient. En soutien de cette annonce, plusieurs mairies ont accroché le drapeau palestinien. Mais à ce jour, la mairie d’Albi n’en a pas fait autant. Nous appelons la municipalité à se montrer à la hauteur de cet événement historique en hissant, au côté des drapeaux français et européen, le drapeau palestinien.
Au delà de ce geste de solidarité symbolique, nous voulons inscrire notre action dans le temps long et dans le concret. D’où le rassemblement qui a eu lieu ce samedi pour fêter un jumelage citoyen avec Gaza. Ce jumelage ne dépend pas des institutions, mais de la volonté des citoyens : bâtir des ponts là où d’autres érigent des murs. Nous avons donc eu recours à une procession depuis le marché couvert avec les
chants de la chorale hebdomadaire “chanter pour Gaza” pour terminer sur la place du château.
Palestine vivra !
le Collectif tarnais pour une paix juste et durable en Palestine.
Action de solidarité Palestine ce samedi 18 octobre à 11h à ALBI :
Afin de rendre visible la lutte du peuple palestinien, nous proposons une action de communication festive et non violente.
– Tout d’abord nous souhaitons appeler la mairie d’Albi à afficher le drapeau palestinien sur la façade, à l’exemple d’autres mairies.
– Nous organisons également un rassemblement pour instituer symboliquement un jumelage citoyen entre la ville d’Albi et Gaza. Ce sera l’occasion d’un rassemblement festif et local.
– Nous rejoindrons la chorale qui y sera présente comme chaque samedi depuis le mois de juin, et nous nous rendrons ensuite sur les lieux du rassemblement par une petite marche en chantant, avec drapeaux et banderoles pour un jumelage symbolique et citoyen entre Albi et Gaza. Prises de parole et chants pourront alterner.
Retrouvons-nous nombreux, samedi 18 à 11h
au marché couvert d’Albi. (entrée côté cathédrale).
“Collectif Tarnais pour une Paix juste et durable en Palestine”
premiers signataires: AFPS , CP81, LDH, NPA, LFI, PEPS, FSU, CGT Tarn, Solidaires, FOéduc, le mouvement de la Paix, 4ACG …
merci de diffuser largement sur vos réseaux
Pour suivre l’actualité : Espoir et vigilance
. Par AFPS & CP81
L’annonce du cessez-le- feu à Gaza, ainsi que de la libération des captifs tant israéliens que palestiniens, ne peut que susciter l’espoir de voir se dessiner enfin un avenir de paix dans la région.
Mais il convient malheureusement de douter, pour l’instant et en l’absence de garanties suffisantes, qu’un accord passé entre Netanyahou et Trump, notables l’un et l’autre pour leur mépris total du droit international, puisse aboutir à une paix durable alors qu’on les sait soucieux de dominer la région et tout particulièrement la terre de Palestine.
Le premier volet de l’accord stipule un cessez-le-feu, la libération de tous les otages israéliens et de moins de 15 % des prisonniers politiques palestiniens. Parallèlement est exigé le désarmement du Hamas, sans aucune référence à un quelconque calendrier quant au retrait des forces israéliennes.
Le deuxième volet concerne l’avenir de la bande de Gaza, un avenir pensé sans les premiers concernés que sont les Palestiniens. La question de la Cisjordanie, dépecée par les colons et en proie à l’épuration ethnique, est passée sous silence. Les Palestiniens apparaissent ainsi comme mis sous tutelle de l’ Occident, incarné par un Tony Blair de sinistre mémoire, au service d’un projet colonial et au mépris du droit international. Un retour d’un siècle en arrière à l’époque des mandats français et britanniques sur une région à se partager.
L’espoir naissant ne doit pas masquer, donc, notre inquiétude quant à la suite, Israël ayant rompu tous les accords de cessez-le-feu depuis ces deux dernières années. Le risque est grand que l’espoir se referme comme un piège sur le peuple palestinien, pris entre le business plan de Trump, qui ne connaît guère d’autre logique que celle des affaires, et le souhait de « finir le travail » de Nétanyahou, qui doit d’ailleurs donner des gages à la tendance la plus extrême de son gouvernement.
C’est dire que la persistance et l’accentuation de la pression populaire sont plus que jamais nécessaires afin que les accords actuels ne s’avèrent pas un marché de dupes, afin que cessent l’occupation, la colonisation, l’apartheid, afin que l’autodétermination des Palestiniens et le droit au retour des réfugiés soient assurés.
Aucune paix ne sera possible sans justice !
“Le Vivant qui se défend !” Ciné-Débat à Castres

Voici l’annonce du film de Vincent VERZAT, “Le vivant qui se défend”, que nous faisons venir, avec le collectif La Voie Est Libre,
à Castres le 25 septembre,
suivi d’un débat avec le réalisateur.
C’est un film admirable, réalisé par ce journaliste qui a tant fait pour rendre compte, d’une façon percutante, des grandes luttes écologiques des dernières années, dont la nôtre, bien sûr.
Là, il s’interroge sur sa propre relation avec le pourquoi de l’engagement écologique : l’amour pour le vivant, et c’est tout simplement magnifique.
Une très belle soirée en perspective. Nous avons de la chance de l’avoir bientôt parmi nous.
Le vivant nous interpelle, c’est urgent.
Pour vous motiver, voici la bande-annonce du film:








