Revenir à la bougie ? par P.M.O.

Voici notre dernière livraison : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1127 Pour la lire à l’écrit plutôt qu’à l’écran, vous pouvez imprimer le pdf, ou nous commander la Pièce détachée n°88 (réunissant d’autres textes sur le sujet), en envoyant un chèque de 5 € à l’ordre de Service compris : Service compris – BP 27 – 38172 Seyssinet-Pariset cedex

Cela fait 150 ans que ça dure. Depuis l’invention de la « Houille blanche » en 1869 à Grenoble, des générations d’opposants au despotisme de l’électro-industrie ont essuyé l’invective : « – Vous les opposants (passéistes/obscurantistes/conservateurs/écologistes), vous voulez revenir à la bougie ! »

Le mouvement anti-Linky, les pêcheurs du Tréport opposés aux éoliennes en mer et les habitants de Bure contre l’enfouissement de déchets nucléaires sous leurs pieds, font partie parmi tant d’autres de cette dernière vague d’humains à se faire ainsi apostropher par les Seigneurs du Progrès.

À force, on finit par se demander si l’électrification de nos vies, de nos villes et campagnes, à l’échelle nationale et globale, fut un tel bienfait, et pour qui. C’est ce que nous avons tâché de savoir, à partir de l’exemple grenoblois et de sa société emblématique, Gaz et électricité de Grenoble, fondée en 1903.

Surprise. Nous avons découvert des paysans hostiles aux ravages des campagnes. Des citadins rétifs à la consommation et à l’électroménager, des populations indifférentes au « progrès », que les technocrates durent vaincre et convaincre à coup de lois, d’expropriations, de vente forcée, de propagande. Aujourd’hui, peu de fanatiques oseraient soutenir que l’électro-industrie fut un bienfait pour la nature. De plus en plus de gens réalisent également le coût social et humain de la Sorcière Électricité. En fait, si l’on additionne les milliards d’heures de travail gaspillées à produire, transporter, consommer de l’électricité et les appareils pour l’utiliser, il se pourrait qu’elle nous ait coûté beaucoup plus d’énergie qu’elle ne nous en a apporté.

Cent cinquante ans après l’invention de la Houille blanche, Internet et le big data, la smart city, les objets connectés et la 5G, bref la vie numérique nous entraîne dans un nouveau cycle vicieux, suivant les mêmes procédés et avec des effets encore pires. Merci de faire circuler, Pièces et main d’œuvre

Daniel Mermet : coup de gueule …

Les pompiers ne vous le diront pas, ni les enquêteurs, ni l’Élysée, ni Stéphane Bern, ni les curés et encore moins le pape, mais tous savent bien qui est l’allumeuse. En voici la preuve.

Bohémienne, autrement dit Romm. Aujourd’hui Esméralda ferait l’objet d’une reconduite à la frontière par un quelconque Manuel Valls. Mais la « Gitane » a longtemps été la figure opposée à l’ordre bourgeois et puritain, la femme libre, la brune diablesse opposée à la vierge sage. En 1956, c’est la sublime Gina Lolobrigida (toujours de ce monde) qui immortalisait Esméralda, avec Anthony Queen en Quasimodo auquel chaque garçon s’identifiait tel le ver de terre amoureux d’une étoile. Un film de Jean Delannoy avec un scénario de Jean Aurenche et Jacques Prévert d’après notre grand Victor. Ah Gina, je t’aurais donné tout mon royaume ! Aujourd’hui quelques fines tranches de mes impôts serviront à reconstruire le décor.

Daniel Mermet . https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/c-est-elle-qui-a-mis-le-feu

 La belle Esméralda aux cotés des misérables, affronte le représentant de l’église et de l’ordre établi.

Agriculteurs contre les normes administratives et industrielles

Communiqué concernant les occupations des DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations) 09, 63, 71, 35, 05, et rassemblement devant celle du 38,

le vendredi 18 mai 2018, par les collectifs d’agriculteurs et d’agricultrices contre les normes administratives et industrielles

Ce vendredi 18 mai était une journée d’action nationale des collectifs contre les normes administratives et industrielles, car il y a un an, le 20 mai 2017, Jérôme Laronze, un éleveur de Saône-et-Loire était abattu par les gendarmes après avoir fait l’objet d’un acharnement administratif et après avoir engagé une lutte lucide et ferme contre les administrations agricoles. Nous sommes venus raconter aux personnels de ces administrations quelles conséquences désastreuses ont leurs réglementations, leurs mises en demeure, leurs contrôles dans les campagnes, au cas où les personnels seraient tenus ignorants par leur direction de la réalité des dégâts qu’ils occasionnent et des effets d’industrialisation qu’ils génèrent, contrairement aux objectifs annoncés de ces normes sanitaires et environnementales, dans l’hypothèse où les personnels se préoccuperaient du résultat de leur travail plutôt que de faire appliquer sans réfléchir des réglementations mortifères, ce que voudrait obtenir d’eux leur hiérarchie.

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Graulhet : coassons !

Graulhet sous le signe de la grenouille

En 1968 la jeunesse redoutait un avenir consumériste, autant que le conformisme pérennisé. Depuis, rien n’a fondamentalement évolué vers l’utopie désirée. Au contraire, l’abondance de biens et comment les acquérir semble être le même horizon radieux… Cependant, de nombreuses alternatives citoyennes participent à la vivacité des projets utopiques.

En 2018 le monde reste à réinventer. Plutôt que de commémorer, tournons notre regard vers le futur… Préparons l’avenir pendant que certains ressassent le passé… Imaginons Graulhet demain… C’est l’invitation que propose le petit livret « Coassons !», une utopie concrète pour Graulhet.

 Coassons ! : le chant de la grenouille

Avant de s’appeler Graulhet, la ville était dénommée «Granoillet» en 1188 et avant cela «Granolheto» en 961, diminutif de la «granolha». Il semble qu’alors le nombre de grenouilles était impressionnant aux portes de la future cité du cuir.

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Autoroute Castres-Toulouse : 1/2 milliard d’euros…

Une autoroute d’un demi milliards d’euros cédée au privé, à Vinci, Effilage …

Payée pour moitié par de l’argent public ( départements, région,état )

Qui va polluer au moins 350 hectares de terres agricoles .

Pour quelques uns : NON MERCI !

Parce qu’ICI on vaut mieux que ça :  Exigeons la modernisation de la route existante entre Castres et Verfeil !

Robin Renucci : lettre à Mme la Ministre de la Culture à propos des exilé-e-s

Madame la ministre de la Culture,
Vous avez convié certain.e.s d’entre nous à la fin de l’automne à un dîner pour parler de nos différentes actions auprès des exilé.e.s qui cherchent actuellement refuge en France.

Nous vous avons proposé alors d’organiser une commission dont nous étions prêt.e.s à prendre la charge, afin d’établir un dialogue avec le ministère de l’Intérieur. Nous avons insisté sur la nécessité et l’urgence d’ouvrir ce dialogue entre les artistes, les acteur.trice.s culturel.le.s et le ministère de l’Intérieur, dialogue sans lequel tous nos efforts, tout notre travail en direction des milliers d’éxilé.e.s restent une goutte d’eau dans l’océan des violences qu’ils et elles subissent aujourd’hui sur notre territoire, dans cette France qui pour elles et eux représentait pourtant la patrie des droits de l’homme, une terre d’asile et de refuge, et qui n’est plus aujourd’hui, pour ces femmes, ces enfants et ces hommes, qu’un endroit de violence et de rejet.
Notre demande est restée lettre morte.

Vous avez lancé récemment un appel au milieu culturel et artistique à faciliter aux éxilé.e.s l’accès à la culture, à développer des ateliers artistiques avec elles et eux, pour les aider à patienter le long des files d’attentes administratives.

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Cercle des voisins de Cornebarrieu

La France est-elle encore un Etat de droit ?

Nos observations

Novembre 2017 : Le froid est arrivé. Non, ceci n’est pas un bulletin météo !

Ce texte est le constat de ce que la France n’est plus un « État de droit » comme aiment pourtant à le répéter certains élus et hauts-fonctionnaires.

Depuis le 1er octobre, où a eu lieu le dramatique attentat à Marseille, les instructions données aux préfets (http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2017/10/cir_42674.pdf ) par le ministre de l’Intérieur sont à la source de dérives inquiétantes et la machine à enfermer tourne à plein régime.

Par peur d’un acte terroriste, les préfets et les procureurs déclinent les instructions ministérielles et ordonnent des contrôles à tout va. Cette fermeté aveugle et disproportionnée, ce sont les personnes étrangères ou supposées l’être qui en sont les premières victimes, mais pas que…

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Présidentielle : la position d’Alternatives et Autogestion

 Communiqué de Presse

Au vu des résultats du 1er tour des élections présidentielles, les électrices et électeurs auront à choisir entre la candidate néo-fasciste, xénophobe et le candidat des banques et du patronat. . .

Entre les deux, nous n’avons pas à choisir.

Pour nous, à Alternatives et Autogestion, “La fonction présidentielle est à l’opposé de notre conception de la société. Élire un souverain tout puissant n’est pas du tout un processus autogestionnaire”.

Pour le 2ème tour, chacun.e agira en fonction de son analyse. Nous proposons d’utiliser nos bulletins A&A pour voter blanc ou nul.

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Morin l’oriental

Morin l’oriental

Enfant de l’après-guerre, et jeune adulte en pleine interrogation sur l’évolution consumériste et temorin-2chnocratique des Trente Glorieuses, typique soixante-huitarde étudiante en sciences humaines dans les années 70, j’ai eu la chance de grandir intellectuellement avec la pensée d’Edgar Morin.

La jeunesse, dont j’étais, commençait à constater les dégâts infligés à la nature par l’agriculture conventionnelle, et votait René Dumont en 74. Elle refusait également de se voiler la face à propos des crimes soviétiques et lisait Soljenitsyne.

En tous cas le monde tel qu’il allait ne nous convenait pas. Beaucoup d’entre nous sont partis élever des chèvres en communauté, et d’autres ont pris la route de l’Est ou du Sud.

Nous étions à la fois gauchos, écolos et  hippies, et nous voulions autre chose : une vie où l’être humain serait meilleur, à la fois dans son potentiel d’organisation sociale, mais aussi dans son développement individuel.

Nous voulions du « je » et du « nous »…

Presque cinquante ans plus tard, à l’âge de la retraite, nous constatons avec tristesse à quel point nous avions vu juste, et à quel point nos idées, bien que pionnières, ont eu du mal à trouver leur place au soleil de cette fuite en avant du progrès technique, instrumentalisé par les plus avides, où la croissance est devenue un dogme indiscutable pour le commun des mortels.

Fidèles à nos valeurs, nous nous sommes pour la plupart engagés dans des actions militantes afin de tenter patiemment de faire avancer le débat, et nous avons opté pour un style de vie aussi sobre que possible, privilégiant les choses de l’esprit plutôt que celles de la matière.

Nous sommes devenus alters…

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Barbès, c’est pas qu’une station de métro !

Blog Barbès 2Paul Tirand, membre du Centre Lauragais d’Etudes Scientifiques et de son Conseil d’Administration, vient de publier une biographie de l’audois Armand Barbès (1809-1870) sous le titre l’Indigné permanent accompagnée de lettres inédites provenant des Archives de Russie.
 
Armand Barbes, L’indigné permanent 1809-1870.
« Barbès, un exemple ? Mieux que cela, un Homme. » George Sand caractérise ainsi celui qu’elle entourait à la fois d’un immense respect et d’une sorte d’affection. Elle savait en effet qu’il avait payé le prix de ses idées républicaines et de sa lutte sur tous les fronts par trente ans de prison et d’exil.

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