Pour la huitième année, le Comité Palestine 81 vous invite à une soirée dans le cadre du festival Ciné Palestine Toulouse- Occitanie, en partenariat avec la Scène Nationale d’Albi( salle Arcé) qui nous accueille une nouvelle fois.
Cette année n est pas une année comme les autres puisqu’il en va du sort du peuple palestinien menacé à Gaza dévastée, en Cisjordanie et Jérusalem colonisés.
Et pourtant le peuple palestinien existe .
Le cinéma est là pour nous le rappeler.
Deux films à l’affiche pour cette soirée du 6 mars:
18h: Voyage à Gaza réalisé en 2018 par l’italien Pier Uberti, quand on vivait à Gaza et que ce n’était pas un champ de ruines ( Documentaire)
20h30: A house in Jérusalem réalisé par le Palestinien Muayad Alayam qui fait resurgir dans le présent le fantôme de la Nakba ( Fiction)
En présence de Nour Alrabie , membre de l’équipe Ciné Palestine
Pour plus de détails, prendre connaissance du flyer en tête d’article
Comité Palestine 81
Possibilité de restauration rapide à la brasserie du Parc face au cinéma.
Assiette et boisson 12euros sur réservation au 05 63 54 12 80
Conférence de Serge Portelli le 4 février 2025 à 20h30 à l’INU Champollion -Albi
La violence des jeunes : Mythe ou réalité ?
« Les jeunes sont de plus en plus violents »
cette proposition le plus souvent énoncée comme une évidence, y compris au plus haut niveau de l’Etat, ne nécessite même plus de justification ni même de discussion. A chaque affaire dans laquelle un jeune, un mineur, un adolescent est impliqué, beaucoup de médias, d’hommes politiques ou de scientifiques présentés comme experts partent de ce constat avant de décliner diverses solutions toujours plus répressives censées endiguer le fléau. L’actualité, telle qu’elle est traitée par les médias, nous offre de multiples exemples qui paraissent se multiplier à une vitesse impressionnante. Des meurtres, des trafics de drogue, des affrontements entre bandes rivales… Personne n’ose douter de cette réalité-là, fortement documentée en image, en émotion, en indignation.
Pourtant l’examen des chiffres, des statistiques nous offre une image très différente, loin d’un fléau galopant qui nécessiterait des bouleversements radicaux des règles applicables à la jeunesse délinquante. Comprendre les enfants et les adolescents, y compris dans leurs manifestations les plus choquantes, tel est le défi des sciences humaines dont doit s’inspirer le politique sans pour autant tomber dans ce qu’on prétend être « la culture de l’excuse ». Prévenir autant que sanctionner, accompagner autant que surveiller, éduquer inlassablement, telle est la seule issue de ce défi.
Serge PORTELLI, désormais avocat, a été magistrat pendant 46 ans. Il a été enseignant dans de multiples établissements en France et à l’étranger (Institut d’Etudes Politiques de PARIS. Ecole de la Magistrature, Ecole des Psychologues praticiens…), et a écrit de multiples ouvrages et articles.
Le 17 janvier, nous célébrerons les 50 ans de la loi Veil, relative à l’interruption volontaire de grossesse, qui marque la dépénalisation de l’avortement en France.
Pour l’occasion, le CIDFF du Tarn organise, avec le soutien de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité, un ciné-débat avec la participation du Planning familial du Tarn et du Master Histoire publique de l’INU Champollion.
Retrouvez nous le vendredi 17 janvier, à 19 h 30, au CGR Albi Lapérouse, à Albi. Il y aura une animation avant et un débat après la séance.
COMMUNIQUÉ DE LA SECTION DU TARN DE LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME
DES IMMIGRES VICTIMES CONDAMNÉES QUAND LEURS EXPLOITEURS NE SONT PAS INQUIÉTÉS
La section du Tarn de la Ligue des Droits de l’Homme a appris la condamnation par le tribunal d’Albi du 12 décembre des anciens salariés du buffet « Saveurs gourmandes » (rebaptisé « L’Atlantique ») pour détention et usage de faux documents administratifs .
Cette condamnation de travailleurs sans papiers, exploités, et hébergés dans des conditions innommables, est une application rigoureuse des dispositions prises à l’égard des immigrés, surtout depuis la dernière loi immigration.
Certes, ils ont obtenus auprès de la préfecture des titres de séjour provisoires pour six mois….mais après ?
La section du Tarn de la LDH approuve le communiqué de l’Union Départementale CGT du Tarn du 13 décembre. Elle considère comme l’organisation syndicale que “cette condamnation s’apparente … à une attaque qui vise la partie la plus vulnérable du monde du travail, que constituent les travailleuses et travailleurs migrants, victimes de la surexploitation capitaliste et de ce durcissement toujours croissant des politiques migratoires, à l’échelle nationale comme à l’échelle européenne”.
La section du Tarn de la LDH dénonce également le manque de protection par la puissance publique des jeunes immigrés mineurs non accompagnés et demande leur prise en charge dans des conditions décentes. La solidarité est bien souvent exercée par les associations et, dans ce cas précis, par le syndicat CGT.
La défense des libertés et des droits fondamentaux est impérative pour tous.
La section du Tarn de la Ligue des Droits de l’Homme le 13 DECEMBRE 2024
Ce sera le mardi 10 décembre 2024 de 18 heures à 20 heures (heures de métropole française) :
La prochaine visioconférence-débat de l’Association Tarnaise de Gérontologie (ATG) aura lieu le mardi 10 décembre 2024 de 18 heures à 20 heures (heures de métropole française).
Elle portera sur le thème suivant :
Représentations de la déchéance : les personnes âgées et la culture du déchet
Par Claire Larroque, philosophe, albigeoise d’origine.
S’inscrire en ligne et poser des questions ou émettre des remarques écrites à l’adresse ci-dessous, l’adresse Zoom vous sera communiquée après inscription.
Elle vient de faire paraître l’ouvrage suivant aux éditions des puf :
Elle nous écrit :
Lors de l’audience générale du 1er juin 2022, place Saint-Pierre de Rome, le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses consacré à la vieillesse. Il a notamment dénoncé le fait que notre civilisation promeut « l’idée que les personnes âgées sont du matériel de déchèterie, que les personnes âgées doivent être mises au rebut ». En dressant un tel parallèle, non seulement le pape François met en avant un processus de réification des personnes âgées (des êtres humains sont considérés comme des objets) mais il considère que cette chosification engendre un geste supplémentaire de rejet et d’exclusion, identifiant les vieux à des déchets. Les personnes âgées non seulement ne seraient plus humaines mais elles seraient des choses dont il faut se débarrasser. La philosophe Simone de Beauvoir, dans les années 1970, dressait déjà un constat similaire :
Que pendant les quinze ou vingt dernières années de sa vie un homme ne soit plus qu’un laissé pour compte, cela manifeste de l’échec de notre civilisation : cette évidence nous prendrait à la gorge si nous considérions les vieillards comme des hommes, ayant une vie d’homme derrière eux, et non comme des cadavres ambulants. (Simone de Beauvoir, La Vieillesse).
Comment comprendre un tel rejet des personnes âgées ? Pourquoi de tels mécanismes de réification se mettent en place ? De quoi notre dégoût de la vieillesse, apparentée à une forme de déchéance, est-il le symbole ?
Lors de mon intervention, il s’agira, dans un premier temps, de montrer que dans nos sociétés de surconsommation et de surproduction qui privilégient le neuf et le clinquant, les objets mais aussi les personnes qui sont considérées comme inutiles car atteintes par une forme de fragilité voire de déchéance (morale ou physique) vont être facilement invisibilisés et rejetés hors de notre monde social : im-mondes. Cette assignation des personnes âgées à ces catégories de l’immonde et de l’abject façonne des attitudes vis-à-vis d’elles mais édifie aussi tout un système de prise en charge conditionné par cette vision. Il pourra alors être intéressant, dans un second temps, de voir comment la modification de notre conception du déchet (et de la déchéance) pourrait entraîner un changement de notre rapport à la vieillesse et aux vieux. Une telle analyse ne pourra faire l’économie d’une réflexion sur la façon dont nos sociétés témoignent d’une volonté féroce de de bannir la mort et ce qui peut la symboliser. Cela permettra, dans un troisième temps, de montrer pour quelles raisons il semble nécessaire de substituer à l’ontologie moderne, focalisée sur « l’être vers la mort » (Augustin Berque), une ontologie reconnaissant « l’être vers la vie » qui se représente la mort comme partie intégrante de la vie et abandonne la poursuite du rêve d’être infaillible si prégnant dans nos vies actuelles.
Rdv jeudi 21 novembre à Gaillac à 20h30 pour la projection du film les “croquantes” produit par Hector Verlioz et réalisé par Tesslye Lopez et Isabelle Mandin, suivie d’un débat et d’une collation.
Communes et particuliers, nous pouvons refuser les compteurs Linky et Gazpar !
Refuser le compteur Linky va rester légal et les “sans-Linky” ne vont pas payer d’ “amendes”
Contrairement à une rumeur qui circule ces derniers jours et qui a été évoquée par divers médias, les citoyens lucides et courageux qui persistent à refuser les compteurs communicants Linky – il reste près de 4 millions de compteurs ordinaires en service en France ! – vont continuer à rester parfaitement dans la légalité et ne vont en aucun cas “payer des amendes”.
Simplement, comme prévu par une directive de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dès mars 2016, les gens non dotés d’un Linky pourraient se voir appliquer à partir de la mi-2025 (date évoquée dans les courriers d’Enedis) une simple facturation – et non une amende – en vue de financer la relève visuelle de leur consommation, dite aussi “relève à pied”. En effet, alors que les compteurs Linky envoient automatiquement l’index par les fils électriques, il reste nécessaire de visualiser la consommation sur les compteurs ordinaires.
Notons déjà que la concrétisation de cette facturation est très incertaine dans la mesure où, pour pouvoir l’appliquer, Enedis va devoir effectuer réellement les dites relèves visuelles et, pour ce faire, rembaucher du personnel. Or, le licenciement de tous les releveurs, effectif à ce jour, était un des principaux objectifs du programme Linky afin d’améliorer la rentabilité d’Enedis (seule filiale d’EDF à gagner de l’argent) pour en préparer la privatisation, projet délétère que la macronie n’a bien heureusement pas pu mettre en œuvre à ce jour.
Les gens qui refusent le Linky ne le font pas seulement pour protéger leurs libertés (les Linky étant de véritables “mouchards à domicile”) et leur sécurité (incendies, ondes, etc), ils agissent aussi en faveur de l’emploi et pour la perpétuation des valeurs du service public, sérieusement mises à mal par les politiques libérales du gouvernement et des dirigeants d’Enedis.
Par ailleurs, à supposer que la dite facturation prenne réalité, il est notable que son montant – 64 euros par an – reste très inférieur aux brutales augmentations de factures et d’abonnements subies par des millions de ménages suite à la pose des compteurs Linky. Même en payant cette facturation, la grande majorité des “sans-Linky” resteront largement gagnant.
Pour finir, nous rappellerons le véritable matraquage de désinformation infligé aux citoyens par les dirigeants politiques et industriels pendant des années suivant le lancement du programme Linky en décembre 2015 : prétendus “intelligents”, ces compteurs devaient en particulier permettre aux citoyens de “faire des économies” et de “maitriser leur consommation”. Une véritable blague.
Outres de brutales “factures de rattrapage” infligées à la pose des Linky, chacun a pu constater que les factures et abonnements n’ont cessé d’augmenter. D’autre part, par le biais de décrets gouvernementaux, c’est au contraire Enedis et le gouvernement qui peuvent désormais prendre la main sur la consommation des citoyens “Linkysés”, en particulier en leur coupant l’électricité à distance. Seuls les “sans-Linky” restent à l’abri de ces déconvenues.