A69: Sortir de l’impasse par le haut !


La consultation publique ouverte par l’État pour tenter de régulariser des infractions liées au chantier de l’A69 a provoqué colère et sidération. Non seulement parce qu’elle donne le sentiment d’une légalisation a posteriori de destructions déjà engagées, mais aussi parce qu’elle confirme une manière de gouverner devenue profondément problématique : avancer coûte que coûte, puis adapter ensuite les règles à la réalité des travaux.
Mais au-delà de l’indignation légitime, une question devient centrale : comment sortir de cette impasse par le haut ?
Car le véritable enjeu n’est plus seulement celui d’une autoroute. Il est devenu celui de notre capacité collective à imaginer d’autres formes d’aménagement du territoire, d’autres priorités politiques, d’autres manières de décider.
Pendant des décennies, l’idée de progrès a été associée à l’extension continue des infrastructures routières, à l’accélération des flux et à la croissance des mobilités contraintes. Or cette logique atteint aujourd’hui ses limites écologiques, sociales et démocratiques. Le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité, l’artificialisation des terres agricoles mais aussi la crise énergétique imposent de revoir profondément les modèles hérités du XXe siècle.
Dans ce contexte, le Tarn pourrait devenir non pas un laboratoire du passage en force, mais un territoire pilote de bifurcation écologique et démocratique.
Les alternatives existent déjà. Elles sont connues, documentées, travaillées depuis longtemps par des collectifs, des associations, des experts des mobilités et de nombreux acteurs locaux. Modernisation et renforcement du ferroviaire, amélioration des dessertes du quotidien, développement de transports collectifs accessibles, soutien au fret ferroviaire, entretien des infrastructures existantes plutôt que multiplication des grands projets : autant de pistes capables de répondre aux besoins réels des habitants sans aggraver les déséquilibres écologiques.
Mais la question n’est pas uniquement technique. Elle est politique.
Car derrière l’A69 se joue aussi le modèle de développement que nous voulons pour les territoires ruraux et les villes moyennes. Continuer à miser sur l’étalement, les flux routiers et la concurrence territoriale ? Ou investir dans les services publics, les centralités locales, l’accès aux soins, aux écoles, aux commerces, à la culture et à l’emploi de proximité ?
Le sentiment d’abandon territorial ne sera jamais résolu par le seul bétonnage des paysages. Il suppose au contraire de reconstruire du commun, de rapprocher les services essentiels, de relocaliser des activités et de réduire les dépendances imposées par des décennies d’aménagement centré sur le “tout-automobile”.
L’autre leçon de cette séquence concerne la démocratie elle-même.
La crise autour de l’A69 révèle une défiance croissante envers des procédures publiques perçues comme purement formelles. Lorsque les décisions semblent prises d’avance, lorsque les alertes scientifiques sont ignorées, lorsque la parole citoyenne n’infléchit jamais les choix, la fracture démocratique s’aggrave.
Il devient urgent d’inventer de nouvelles formes de décision territoriale : conventions citoyennes locales, expertise indépendante, droit de regard renforcé des habitants, évaluation transparente des grands projets, prise en compte réelle des impacts climatiques et écologiques.
Ce qui se joue autour de l’A69 dépasse donc largement une infrastructure. C’est une confrontation entre deux visions de l’avenir.

  • L’une continue de considérer l’accélération des flux, la croissance routière et l’artificialisation comme des horizons indépassables.
  • L’autre cherche à construire des territoires plus sobres, plus résilients, plus solidaires et réellement démocratiques.
    La question désormais n’est plus de savoir si cette bifurcation aura lieu. Elle est de savoir si nous choisirons de l’organiser collectivement, ou si nous continuerons à la subir dans le conflit permanent.

A69, l’autoroute contre son temps !

Article publié dans le n° 178 de Confluences 81*

Un Etat qui ne sait plus reculer :

Il y a des projets qui avancent parce qu’ils sont utiles. Et d’autres qui avancent parce que personne, surtout pas l’État, n’a prévu la marche arrière.

L’A69 appartient à la seconde catégorie. Mois après mois, jugement après jugement, elle s’est imposée comme une chronique de l’acharnement public, un feuilleton où le droit sert moins à arbitrer qu’à accompagner ce qui est déjà décidé.

Il faut désormais le dire sans détour : l’A69 n’est plus un projet d’aménagement, c’est une démonstration de force. Une autoroute imposée, maintenue, relancée, non parce qu’elle est indispensable, mais parce que renoncer serait reconnaître une erreur. Or l’État français ne renonce pas ; il persévère, surtout quand il a tort. Et, avec lui, l’ensemble des partisans de ce projet s’enferre dans cet entêtement.

Du coup d’arrêt juridique à la relance judiciaire :

En février 2025, le tribunal administratif de Toulouse prononce un coup d’arrêt spectaculaire : l’autorisation environnementale de l’A69 est annulée. Les juges (féminines) regardent la réalité en face : une autoroute parallèle à une route existante, destructrice de terres agricoles et d’écosystèmes, n’est pas une nécessité vitale. Elles estiment que le projet ne répond pas à la fameuse “raison impérative d’intérêt public majeur”, condition pourtant indispensable pour autoriser la destruction d’espèces protégées. Le chantier s’arrête. Ce jugement fait date. Il rappelle que le droit de l’environnement n’est pas un simple habillage procédural, mais un garde-fou réel. Pour les opposants au projet, engagés depuis 2007 ou plus récents, c’est la confirmation que ces années de contestation n’étaient ni idéologiques ni marginales, mais solidement étayées. Cette suspension du chantier ouvre alors une brèche politique. Des voix évoquent depuis longtemps d’autres solutions : amélioration de la RN126, réinvestissement ferroviaire, mobilité adaptée aux territoires plutôt qu’imposée. A Confluences 81, nous nous en faisons l’écho et nous insistons sur la portée plus large du jugement : il ne s’agit pas seulement d’une autoroute, mais d’un modèle d’aménagement à bout de souffle, fondé sur l’artificialisation, la concession privée et la promesse incantatoire du “désenclavement”.

dessin de Kalié , pour Confluences 81

il ne s’agit pas seulement d’une autoroute, mais d’un modèle d’aménagement à bout de souffle, fondé sur l’artificialisation, la concession privée et la promesse incantatoire du “désenclavement”.

Le combat contre l’A69 est un exemple de résistance collective à long terme face aux choix d’aménagements imposés. Le pouvoir, qu’il s’agisse du local, du régional ou du national, encaisse mal. Les juges (masculins) de la cour d’appel administrative trouvent rapidement la parade : un “sursis à exécution autorisant la reprise partielle du chantier”. Officiellement technique, provisoire, encadrée. En réalité politique, offensive, assumée. Il ne s’agit plus seulement de construire une autoroute, mais de reprendre la main. Montrer que le pouvoir n’est pas à genoux devant un tribunal administratif. Les engins reviennent, les nuisances aussi. Bruit, poussières, dégradations, circulations détournées. Très vite, les erreurs du concessionnaire s’accumulent. Emprises dépassées, zones mal balisées, destructions discutables, engagements environnementaux interprétés avec souplesse, travail hors des horaires légaux et sans dérogation. Rien d’exceptionnel, dira-t-on. Sauf que cette fois, chaque écart prend une portée politique. Car le chantier n’est plus seulement sous surveillance administrative : il est devenu un symbole.

Dans ce climat tendu, un autre phénomène émerge, plus inquiétant encore : la radicalisation verbale et comportementale de certains “pro-autoroute”. Menaces, intimidations, provocations ciblées contre des opposants identifiés. Rien d’organisé officiellement où la contestation devient suspecte, presque illégitime : il s’agit de disqualifier les opposants, les isoler, les exposer.

Face à un jugement qui dérange, certains élus n’imaginent pas de corriger le projet. Ils préfèrent corriger le droit. Une tentative de dépôt de loi dite de validation, à portée rétroactive, apparaît alors dans le débat public, visant à neutraliser les fondements mêmes de la décision de février 2025. Autrement dit : changer les règles après la partie, pour éviter d’avoir à reconnaître une défaite. Quand la justice devient un obstacle, on cherche à la contourner par la loi. Peu importe que la rétroactivité soit juridiquement contestable. Peu importe le précédent démocratique. Rien, pas même une décision de justice, ne doit entraver un projet politiquement sanctuarisé. Cette séquence dit tout de l’A69. Un projet maintenu non, mais un air de déjà-vu : celui d’une violence tolérée parce qu’elle va dans le sens du projet. L’autoroute, décidément, ne se contente pas de bétonner les sols ; elle durcit aussi les rapports sociaux. Climat délétère, par sa pertinence, mais par une fuite en avant. Un chantier qui reprend contre le jugement, contre le climat, contre une partie du territoire. Une autoroute qui avance comme une défaite politique, avant d’être achevée.

Le 30 décembre 2025, pendant que le pays regarde ailleurs, la cour administrative d’appel de Toulouse réhabilite l’A69. La “raison impérative d’intérêt public majeur” réapparaît, élargie, assouplie, presque extensible. Désenclavement, attractivité, sécurité : les mots sont connus, éprouvés, interchangeables. Ils ont servi ailleurs, ils servent encore. Peu importe que la route existe déjà, peu importe les alternatives jamais sérieusement étudiées : l’autoroute redevient nécessaire parce qu’il faut qu’elle le soit. Précédent dangereux, mais surtout renoncement écologique maquillé en réalisme, qui confirme un modèle autoritaire de l’aménagement, où la participation s’arrête là où commence la concession.

Et pourtant, même ainsi sanctuarisée, l’A69 avance de travers. Le 11 janvier 2026, une nouvelle décision judiciaire rappelle ce que l’État feint d’oublier : l’autorisation n’est pas un blanc-seing. Occupations de 88 ha hors emprise, passages en force, règles contournées. La justice ordonne des évacuations. Le projet est légal sur le papier, bancal sur le terrain.

Symbole parfait. Car l’A69 n’est pas seulement contestée, elle est fragile. Fragile juridiquement, fragile politiquement, fragile moralement. Elle progresse par inertie, par accumulation de faits accomplis. Face à elle, une mobilisation qui sait qu’elle a raison trop tôt.

Un projet dépassé, un avenir à redéfinir

Si l’autoroute finit par être achevée, elle ne reliera pas seulement Toulouse à Castres. Elle reliera surtout un pouvoir à son passé, et laissera derrière elle une question sans réponse : combien de kilomètres faudra-t-il encore pour admettre qu’on s’est trompé de direction ?

Si l’autoroute voit le jour, elle restera comme le monument d’un refus : celui d’entrer réellement dans le temps présent.

Cette affaire illustre la fracture profonde entre la logique des grands projets d’infrastructures et les aspirations environnementales et sociales montantes. Alors que les juges administratifs ont, à trois reprises, reformulé leur position sur la légalité du projet, les opposant.e.s n’ont pas renoncé à faire valoir des arguments sur le plan juridique, territorial et écologique. Outre le pourvoi en cassation  devant le Conseil d’Etat, d’autres recours sont en préparation. Si l’automobile et l’autoroute semblent aujourd’hui confortées par certains arrêts, la mobilisation citoyenne et associative porte une question plus large : quelle voie voulons-nous pour nos territoires. La véritable alternative ne réside pas seulement dans l’abandon du projet mais dans l’élaboration de modèles territoriaux alternatifs :

  • mobilité multimodale,
  • revitalisation des lignes ferroviaires régionales,
  • réaménagement de la RN126 existante,
  • protection des terres agricoles et naturelles plutôt que leur artificialisation,
  • investissements dans les mobilités du quotidien,
  • soutien à l’économie locale non délocalisable.

Ce sont ces choix-là qui créent de l’emploi durable, renforcent l’attractivité et respectent les habitants.

Oui, une Autre Voie est possible ! .

Jean Fauché

“ça prendra le temps que ça prendra !” : La Voie est Libre nous présente ses vœux !

Une nouvelle année commence, dans un monde qui continue de s’assombrir, certes, mais leur vieux monde tombera, ça prendra le temps que ça prendra !

La Voie Est Libre reste joyeuse, déterminée et vous souhaite UNE BELLE ANNÉE DE LUTTE ET DE SOLIDARITÉ. #nomacadam

*Illustrations issues de “perspectives terrestres” une Bande dessinée d’Alessandro Pignocchi éditée au Seuil, avec l’aimable autorisation de l’auteur.

A69 : la criminalisation politique trébuche dans les tribunaux. . .

Plus de 220 gardes-à-vues, environ 135 personnes poursuivies, une cinquantaine de contrôles judiciaires, trois détentions provisoires. Ces chiffres chocs témoignent d’une chose : l’État a tout tenté pour éteindre la contestation.

Face à nos résistances, il ne pouvait que mépriser et réprimer le mouvement. Police et procureur.es travaillaient main dans la main pour violenter, priver de liberté, ficher, intimider et poursuivre.

Et pourtant, face aux juges, la répression politique vacille. Si les discours des procureur.es nous font bondir, s’il est toujours difficile de venir s’adresser à des magistrat.es perché.es sur leur estrade, les condamnations elles ne sont pas systématiques et souvent moins impressionnantes.

Concernant les poursuites pour opposition aux chantiers. 20 personnes ont été relaxées, notamment pour usage de leur liberté d’expression ou état de nécessité climatique, quand 20 autres n’ont reçu que de petites amendes avec sursis (entre 200 et 500€). Les réquisitions d’amendes astronomiques sont balayées.

23 personnes ont également été relaxées pour leur refus de fichage, à  savoir pour avoir refusé de donner leur empreintes, les magistrates  jugeant la prise d’empreintes disproportionnée par rapport aux faits reprochés.

Mais si les juges de Castres ont du mal à accorder leurs violons sur le  traitement des oppositions à chantier, les condamnations sont raides quand il s’agit de suspicions de violences sur les flics. Malgré des  dossiers vides, des mouvements relevant de la légitime défense de  personnes coursées ou mises en joue par des mercenaires d’État armé, une dizaine de personnes ont été condamnées, avec de lourdes peines de  sursis, voire de la prison ferme pour deux camarades. Tout cela auquel s’ajoute une confortables prime de fins de mois pour les flics qui s’offrent des dommages et intérêts.

En plein simulacre de justice administrative venant enterrer un débouché juridique favorable à la lutte, nous ré-affirmons que nos victoires ne se jouent pas que dans les tribunaux. Cependant,des batailles cruciales peuvent d’audience et nous ne pouvons faire l’impasse sur la défense de nos camarades poursuivi•es.

Dommages et intérêts, frais de procédures, appui logistique… Alors qu’une longue série d’audiences s’ouvrira bientôt à la cours d’appel de Toulouse, nous renouvelons notre appel à dons pour faire face. Pour permettre à ce soutien de perdurer, n’hésitez pas à nous aider !

L’anti-repression A69 -ARA69

ara69@riseup.net

“Bitume, non merci !” : Réunion Publique

Communiqué de presse, réseaux, maires

Une DREAL et une préfecture qui ne protègent pas les riverains de la centrale à enrobé de Lafenasse (81) dont la pollution est avérée.

Une DREAL qui valide, sur cette même centrale, une surveillance qui ne mesure… rien !

Pour les centrales de l’A69, les collectifs attendent une surveillance plus adaptée et des garanties de réactivité pour rassurer les populations.

La DREAL Tarn-Aveyron (« gendarme » des centrales à enrobé) a connaissance de niveaux élevés de polluants dangereux rejetés par la centrale à enrobé de Lafenasse près de Réalmont. La préfecture et la DREAL ne demandent pourtant pas à l’exploitant de mettre en place des mesures correctives alors qu’elles ont toute latitude pour cela. N’en ont-elles pas le devoir ?

La DREAL s’est même servie de cette centrale pour laquelle de nombreux signalements de riverains existent pour valider un protocole de surveillance qui ne détecte… rien. Et elle préconise le déploiement de ce protocole pour surveiller les deux centrales à enrobés de Puylaurens et de Villeneuve-les-Lavaur.

Comment croire que la DREAL protègera les riverains des pollutions des centrales ?

Elle présente pourtant le protocole comme inédit. Si ce n’est pas totalement encadré par la loi, l’analyse des risques liés à l’intensité très importante du fonctionnement de ces centrales justifie tout à fait le déploiement d’une surveillance particulière. Et c’est le rôle de la DREAL de l’exiger de l’exploitant.

À condition que ce protocole soit adapté dans le choix des polluants recherchés, dans les méthodes d’analyses et dans la rapidité d’obtention des résultats. Tel quel, les premiers retours d’analyses ne seront disponibles qu’un mois après le début des mesures et ne permettront en aucun cas un retour à la normale rapide en cas de dérive.

En complément du dispositif imprécis et lent proposé, nous demandons notamment :

– que des mesures soit réalisées à proximité des écoles par un analyseur en continu sur certains polluants permettant de réagir au plus vite en cas de dérive de la qualité de l’air (une mesure toutes les 15 mn) comme le proposait l’organisme Atmo Occitanie dont le protocole a été finalement écarté après avoir été initialement retenu.

– que les résultats des analyses soient accessibles et diffusés immédiatement aux riverains

– que le préfet exige enfin des corrections immédiates en cas de dépassement des seuils de pollution.

Nous souhaitons que nos élus appuient ces demandes auprès de la DREAL et de la préfecture.

Pour en savoir plus : venez à la REUNION PUBLIQUE du 14/11/2025.

Lieu : Salle des fêtes du Faget – 20h30

11décembre 2025 : JUSTICE !

L’audience en appel du recours attaquant l’Autorisation Environnementale de l’A69 aura lieu le 11 décembre à la cour administrative d’appel de Toulouse.

Pour une bonne justice, la Cour d’appel a annoncé que les juges et le rapporteur, qui se prononceront sur le fond du dossier, seront différents de ceux qui ont traité le sursis à exécution en mai, autorisant la reprise du chantier.

Le droit environnemental sera à nouveau appliqué pour mettre fin au fiasco A69. Il est urgent que notre terre de cocagne reprenne vie, et que nos nappes et cours d’eau soient remis en état.

Plus que jamais, StopA69 !

La Voie est Libre !

“Le Vivant qui se défend !” Ciné-Débat à Castres

Voici l’annonce du film de Vincent VERZAT, “Le vivant qui se défend”, que nous faisons venir, avec le collectif La Voie Est Libre,

à Castres le 25 septembre,

suivi d’un débat avec le réalisateur.

C’est un film admirable, réalisé par ce journaliste qui a tant fait pour rendre compte, d’une façon percutante, des grandes luttes écologiques des dernières années, dont la nôtre, bien sûr.

 Là, il s’interroge sur sa propre relation avec le pourquoi de l’engagement écologique : l’amour pour le vivant, et c’est tout simplement magnifique.

Une très belle soirée en perspective. Nous avons de la chance de l’avoir bientôt parmi nous.

Le vivant nous interpelle, c’est urgent.

Pour vous motiver, voici la bande-annonce du film:


https://www.youtube.com/watch?v=dn03RXIkRcA