Notre numéro 2 régional est toujours disponible dans tous les kiosques d’une dizaine de départements de l’Occitanie et au-delà*, pour relayer les luttes sociales et politiques, publier des histoires qui nous bousculent, enquêter sur les pouvoirs et les dominations auxquels nous faisons face, ici dans la région ou ailleurs. Il vous reste un petit mois pour vous le procurer ou l’offrir à votre entourage avant l’arrivée du numéro 3 fin septembre.
Vous êtes nombreux et nombreuses à nous avoir envoyer votre soutien, vos abonnements et à nous trouver des lieux de diffusion. Autant vous dire que la partie est très bien engagée : on estime les ventes du n°1 à environ 8000 au total.
Oui à la vaccination ? Ce mot d’ordre me semble une capitulation en rase campagne, car le problème c’est bien la qualité de ces vaccins ! Astrazenica déjà est en passe d’être récusé, quand à Pfizer et Moderna, ils semblent inutiles contre les évolutions rebonds de ce foutu virus ! Moi je n’ai absolument rien contre me faire vacciner, pour autant que cet acte soit utile, utile pour ma santé, utile pour la société. Nous sommes dirigés par des capitalistes, par des capitalistes totalitaires, équivalents à des fous furieux, il y a belle lurette qu’il n’y a plus de recherche fondamentale autonome, les progrès technologiques sont complètement pensés capitalistes, l’internet les téléphones tout ce bastringue sert évidemment à la réalisation commerciale de la plus value, la publicité est devenue agression permanente, bien au delà du harcèlement, même le droit de retrait est furieusement capitaliste.
Au 1er août, nous constatons que la mobilisation se renforce contre la vaccination rendue obligatoire par la passe sanitaire. Les rassemblements se multiplient. Le soutien de la population s’élargit. Si la colère s’élève contre la perte de liberté engendrée par l’obligation du passe sanitaire, nous ne pouvons ignorer, à moins d’être sourds, les questions touchant à la santé que se posent la majorité des manifestant.e.s.
La crise liée au covid a mis en évidence la destruction commencée de longue date d’un système public de santé désormais à l’agonie. L’hôpital voit se poursuivre la fermeture de lits quand ce n’est pas d’établissements. Son personnel après avoir été considéré comme « héroïque », a été trompé et parfois maltraité. La recherche de traitements abandonnée sans aucun débat, alors que nous disposons de chercheurs et de chercheuses de haut niveau qui ne cessent de sonner l’alarme quant à la dégradation de leurs conditions de travail. Les médecins de ville qui constituent un tissu vital pour assurer la bonne santé de la population ont été méprisés alors que ce sont eux et elles qui sont à même de connaître les patients. Les programmes de prévention contre les maladies aggravantes, telles l’obésité pathologique ou le diabète, n’ont pas été entrepris. Aujourd’hui pour lutter contre le Covid, la politique de santé qui nous est proposée se résume à la vaccination.
Le 1er janvier 1994, quelques milliers d’hommes et de femmes des peuples mayas pauvrement armé.e.s, l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN), occupaient plusieurs villes du Chiapas, état du sud du Mexique et déclaraient la guerre au gouvernement et à l’armée mexicaine :
Les zapatistes exigeaient la démocratie, la reconnaissance des peuples indigènes et de leur droit à l’autodétermination, la dignité, la justice, la liberté, des droits élémentaires pour les indigènes du Chiapas, pour tous les Mexicains et mexicaines, tels que le droit à la terre, à l’éducation, à la santé, à l’alimentation …
« Nous sommes le produit de 500 ans de lutte … mais aujourd’hui, nous disons : Ya Basta !Ça suffit ! »
Les indigènes se sont fait soldats pour qu’il n’y ait plus besoin de soldats. Ils ont enfilé un passe-montagne pour cacher leur visage et ainsi représenter tous les visages, les sans voix de toujours.
Des deux côtés des Pyrénées, nous attendons avec impatience l’arrivée d’une délégation de représentant.es des zapatistes, du Conseil national indigène et du Front populaire pour la défense de la terre et de l’eau de Morelos, Puebla et Tlaxcala, venu.es du Mexique pour un VOYAGE POUR LA VIE qu’ils veulent entreprendre dans le monde entier, en commençant par l’Europe, à la rencontre des peuples et de leurs luttes.
Depuis le soulèvement armé de 1994 dans l’État du Chiapas (sud du Mexique), les zapatistes construisent la dignité du peuple, expérimentent une autre manière de s’organiser et de gérer leurs territoires autonomes, en opposition aux projets de l’État fédéral, du néocolonialisme et de l’hydre du néolibéralisme.
Une première délégation est venue en bateau et a débarqué au port de Vigo à la fin du mois de juin. Le reste de la délégation (près de 200 personnes) devait arriver quelques semaines plus tard, mais c’était sans compter tous les obstacles inventés par les gouvernements pour entraver la circulation des personnes, et plus encore en ces temps de pandémie.
Cela donne encore plus de sens à la marche que nous avons prévue, à l’occasion de la visite de la délégation, à la frontière franco-espagnole, au sommet des Pyrénées.
Les Pyrénées ont toujours été un lieu de vie, d’échange et de passage, d’une région à l’autre et d’un pays à l’autre, à la recherche de travail ou de sécurité : dans l’histoire récente, bien des réfugié.es fuyant l’Europe hitlérienne sont passé.es par là, tandis que quelques années auparavant et bien des années après, ceux et celles qui fuyaient l’Espagne franquiste ont pris les mêmes routes. Aujourd’hui, c’est toujours un passage important sur les routes de la migration.
En organisant cette marche, nous voulons renouer avec cette tradition pyrénéenne de soutien aux victimes de persécution et de frontières ouvertes pour les populations transfrontalières. Nous voulons réaffirmer notre attachement à la liberté de circulation pour toutes et tous, à l’ouverture des frontières et à l’accueil chaleureux de toute personne étrangère, à la recherche de paix, sécurité ou de moyens de subsistance. Ce sera aussi l’occasion d’exiger que la délégation zapatiste, déjà attendue par des centaines de collectifs et des milliers de personnes à travers l’Europe, soit autorisée à passer.
Le 14 août après-midi: visite du musée de la Poche de Bielsa en mémoire de la résistance héroïque des républicains contre l’armée franquiste, qui s’est terminée par l’exode de quelque 5000 républicains.
LE DIMANCHE 15 AOUT, NOUS NOUS RENCONTRONS AU PARKING DU TUNNEL DE BIELSA-ARAGNOUET(côté espagnol et côté français) à 9 heures pour monter des deux côtés jusqu’au Puerto de Bielsa (2 heures environ) pour une rencontre politico-festive au sommet.
Le matin du 16 août, visite du camp d’internement du Vernet (Ariège).
OUVRONS LES FRONTIÈRES ! LIBERTÉ DE CIRCULATION POUR TOUTES ET TOUS ! Le collectif aragonais et la Coordination du Sud-Ouest de la France d’accueil des Zapatistes
LA RUÉE DES FORMES COURTES, DANSÉES, À PARTAGER…Mercredi 18 août à partir de 17hen espace public à AUSSILLON (81)dans le cadre des “Quartiers d’Eté”Six pièces courtes écrites pour l’extérieur, qui nous appellent à gouter l’instant, à retrouver la saveur du vivant et viennent nous rappeler, aujourd’hui, où est notre essentiel : se relier. >> Du lien par l’énergie du désir d’être ensemble, s’organisant autour d’une danse « tribale » qui porte et transporte. (RUEE#1MAKE STOMP) >> Du lien par l’intimité de deux corps se cherchant maladroitement qui se retrouvent enfin, dans la relation charnelle de portés singuliers. (RUEE#2ENCORE TOI) >> Du lien par le plaisir de courses poursuites créant la connivence d’un duo joueur. (RUEE#3SEA SIDE) >> Du lien par l’humour conduisant deux « catcheurs amoureux » à un rapprochement inattendu. (RUEE#4TOMBER EN AMOUR) >> Du lien par la rage qui habite trois femmes défendant puissamment leur liberté. (RUEE#5SANG) >> Du lien par l’évidence d’une danse simple, directe et sensible, au cœur de la cité, pour celles et ceux qui comme nous, rêvent le monde d’après… (RUEE#6PREMIER) Conception et chorégraphie : Olivier NEVEJANS. Interprètes : Lucien BRABEC, Claire CAUQUIL, Léa DARRAULT, Marie-Pierre GENARD, Nelly HYVERT, Olivier NEVEJANS, Violette VINEL. Musique : Simon PORTEFAIX / Jean-Denis RIVALEAU. Production, soutien et partenariat : Les Âmes Fauves, Gare Aux Artistes, le département de Haute Garonne, Casino-Théâtre de Cauterets, le Frigo (Albi), la ville de Tournefeuille, la ville de Aussillon, ADDA du TarnPLUS d’INFOS*
Le dégoût et l’abstentionnisme record des dernières élections départementales et régionales, et le constat désabusé fait par beaucoup qu’ « il n’y a plus ni gauche ni droite », sont signifiants en ce qu’ils viennent dévoiler un grand mensonge civilisationnel : oui, en effet, le vote ne fait pas ce qu’il dit et ne sert pas à ce qu’il dit servir, et oui, « il n’y a plus ni gauche ni droite » pouvant aujourd’hui ne serait-ce qu’infléchir la course d’un monde intégralement indexé sur la valeur d’échange, totalement phagocyté par la loi de la marchandise.
« Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes » disaient Marx et Engels. Parce que la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est aussi la puissance dominante spirituellement, deviennent toujours dominants, évidents et presque « naturels », les concepts qui permettent d’asseoir la domination. Que penser alors de l’idée si populaire, quasi-naturelle et jamais questionnée, selon laquelle la politique et l’état démocratique pourront créer un monde humain ?
L’État, la politique, la décomposition de la communauté humaine et la domestication
Aujourd’hui, et comme pendant de nombreux siècles, pour beaucoup de gens il y a toujours eu l’état, et il y en aura toujours. Mais sur toute la temporalité où il y a eu des Hommes, il n’y a pas eu des Etats, ou il n’y a pas toujours eu “l’Etat”. Il n’y a pas d’état au paléolithique ; son principe apparaît avec le néolithique.
Le phénomène zapatiste comme manifestation typique de la civilisation du capital contemporaine :
un mouvement qui dénonce l’oppression anti-vie du capital, et partiellement rattrapé par lui
Le Zapatisme rejette les logiques mercantilistes du capitalisme et prône une vie simple.
Mais il n’a pas compris que tant que le Capital a un devenir, tant qu’il a encore une force de poursuite de lui-même, il écrasera ou récupérera toutes les logiques qui voudraient et pensent (pourtant a priori sincèrement) s’opposer à lui, et continuera à fabriquer inévitablement les comportements qui le servent.
Le cas zapatiste est une illustration de plus du fait qu’on ne peut pas détruire le capital en le « rejetant » ; le capitalisme a sa logique propre, qui échappe à la seule volonté humaine. Tant qu’il n’est pas « mûr » pour mourir, tant qu’il a du pouvoir de reconduction, il avance, et détruit ou récupère ce/ceux qui voudraient s’opposer à lui.
Le conseil constitutionnel a rendu son verdict et le journal officiel est sous presse : la mise en place du pass sanitaire entre en vigueur à partir du 9 août. Après de longues discussions autour de la nouvelle organisation pour vous accueillir, l’équipe a fait le choix de maintenir les activités du Café Plùm. Continuer à accueillir les artistes, soutenir l’activité culturelle, faciliter l’accès aux livres au sein d’une librairie indépendante de proximité, proposer une restauration de qualité élaborée à partir de produits locaux, toutes ces dimensions qui fondent l’utilité sociale du Café Plùm nous ont paru d’autant plus essentielles dans ce nouveau contexte. Cependant, l’accueil de tous les publics de façon inconditionnelle demeure une priorité pour notre structure, c’est pourquoi la mise en place d’une sélection à l’entrée du lieu est un choix douloureux et contraint. Mais s’opposer à la mise en place du pass sanitaire entraînerait la fermeture du café en plein été et menacerait la pérennité de la structure après cette année mouvementée. Pour autant, les questions qui ont traversé nos discussions de gérants, de salariés, de bénévoles, d’usagers sont nombreuses et continuent de nous préoccuper. La circulation de données privées numériques, la généralisation d’une société de contrôle, la division et le clivage imposés là où nous voudrions rassembler et faire société, la réduction de nos vies à leurs plus simples expressions … autant de risques de voir notre société se déshumaniser à grande vitesse. Faire le choix de rester ouvert malgré ces conditions drastiques, c’est donc, selon nous, la meilleure façon de rester fidèle aux valeurs qui nous animent et qui font le café Plùm que nous aimons et que vous aimez.
Respirons 81 lance une action collective en justice contre les pratiques illégales des Vergers de Fontorbe
Pour faire face à l’épisode de gel du mois d’avril 2021, les vergers de Fontorbe ont brûlé de la paille mouillée mélangée à du gasoil, formant d’épaisses fumées noires toxiques des kilomètres à la ronde. Une vingtaine de personnes a dû être hospitalisée, des centaines ont été intoxiquées par les fumées d’hydrocarbures dans leur habitation ou leur véhicule avant que la RD87 soit coupée à la circulation par La Gendarmerie Nationale tant la visibilité était nulle le matin du mardi 13 avril.
Des citoyennes et citoyens ont décidé de se réunir en créant le collectif Respirons 81, afin que le Domaine de Fontorbe cesse ses pratiques illégales et de porter atteinte à la santé des habitants du Vaurais. Pour ce faire, Respirons 81 lance une action collective en justice.