Conférence Claude Zurbach à LAGRAVE

l’AFPS Tarn accueille

            – le 30 septembre à partir de 20h30

            – à la salle des fêtes de Lagrave  :

Claude Zurbach pour une conférence débat sur  : L’intelligence artificielle au service du génocide”

Claude Zurbach est  très investi depuis plus de 30 ans dans la solidarité avec la Palestine,

il est responsable du site “chronique de la Palestine” www.chroniquepalestine.com ,

et traducteur d’ouvrages sur le peuple palestinien notamment : “Notre vision pour la libération” – “Ces chaînes seront brisées”  – “Nous ne sommes pas des chiffres”

Vous trouverez des informations  et certaines de ses chroniques sur Radio Larzac.

Nous vous proposons de participer à la soirée. Merci de donner votre réponse au plus tard le 12 pour le flyer.

Fêtons la victoire contre le golf !

FESTOYONS la victoire contre le projet de golf immobiler de Fontiers-Cabardes le samedi 5 septembre 2026 !

Le tribunal administratif de Montpellier a annulé en mars 2026 le projet de golf et complexe immobilier de Fontiers-Cabardès, le jugeant caduc et illégal. Le 16 juin, la société porteuse, Telcapi, a renoncé à faire appel ! 

La victoire étant désormais acquise, nous comptons sur vous pour festoyer ce samedi 5 septembre dès 18h au bar café asso Le Communal à Cennes-Monestiés !

L’AG de l’association aura lieu à 16h, où seront abordés les futurs projets de MNA !

C’est où : au bar café associatif le Communal à Cennes-Monestiés (11).

Bar (bière, vin, soft) par le Communal.

16h – 17h30 AG
18h30 – 20h Lemon Life Project (Jazz)
20h – Repas offert par MNA
20h30 – ODAWA (Batucada)
21h30 – 23h DJ SARAH DRAMA (Britpop and French 80’s)
23h – 00h30 DJ DELPHINE (Instrumental)
00h30 – 2h DJ KODRYN (Hard Bounce)

19 septembre, Fête de la Conf ‘ 81

Nous vous donnons rendez-vous à La Ferme des Cabrols à Castres de 16 h à 1h du matin pour un événement en grandes pompes pour nous retrouver, nous rencontrer, célébrer le réseau départemental et soutenir, par notre présence et financièrement le syndicat qui nous protège, nous et l’agriculture paysanne !

🎊

Au programme de cette super fiesta :

🧺Marché paysan & Stands associatifs en après midi

🎭Spectacle familial🎭

🍴Repas et buvette paysanne et locales🍻

🎶Soirée festive et musicale avec

🥁BatukabronX = batucada issue d’un atelier Local, la batucada s’inspire de Tambour du Bronx pour faire danser et rythmer la soirée

🔈Planète Boom Boom = Collectif techno-activiste survolté, Planète Boum Boum a une mission simple : mettre de la politique dans la fête et de la fête dans la politique

🎶Gambeat = bassiste/contrebassiste, son style musical balance entre punk rock, reggae, ska, salsa et musiques du monde, un cocktail explosif.

📢

Notez bien dans vos agendas 📅

📣Et bien sûr parlez-en autour de vous, faites passer le message et partagez en masse📨

Le scénario que nous vivons. . . .


Le scénario que nous vivons actuellement, cela fait plus de 50 ans qu’il s’écrit. D’abord lent dans les années 80 puis de plus en plus rapide et maintenant insoutenable. Nié au début par une majorité de professionnels et de pouvoirs publics au prétexte de soi- disant “cycles climatiques”, il est devenu peu à peu irréfutable. Les preuves scientifiques qu’on n’a pas voulu voir se sont accumulées, les alertes nous priant de changer de cap, la chaleur, les pluies torrentielles, l’érosion des sols, la perte de la biodiversité, la pollution, le fait que certaines parties du globe vont devenir inhabitables …
Nous devons cesser dès aujourd’hui notre comportement de prédateurs sur la planète et adopter celui de protecteurs de ressources irremplaçables. Nous gagnerons plus à augmenter la porosité des sols et à stocker l’eau en profondeur qu’à déplacer des m3 de terre pour pouvoir arroser des cultures d’été qui ne sont plus adaptées ; il est probablement déjà trop tard !


Nous sommes présents aujourd’hui pour une réunion d’urgence face à ce bouleversement climatique déjà en cours, que nous avons généré collectivement. Les dégâts ne sont pas que dans les sols, les cultures desséchées, les animaux manquant d’eau et de fourrage ou crevant de chaud. Les dégâts sont aussi psychologiques pour tous ceux que les incessantes politiques agricoles menées depuis l’après-guerre ont induit en erreur.
Les scientifiques avaient raison et nous avons regardé ailleurs, pour des intérêts économiques douteux, pour le pouvoir ou par idéologie. Ces scientifiques ont même dit qu’il ne fallait pas aller vers un point de non-retour car le climat pourrait s’emballer et devenir incontrôlable. On y est !
Nous avons refusé d’organiser une sobriété partagée, Nous allons subir une sobriété douloureuse imposée par la nature, voire contrainte par la loi. Et l’argent ne palliera pas l’absence d’eau ou de fourrage.
Alors, la politique des rustines, c’est fini !
Nous devons balayer la table et écrire un nouveau scénario, scientifiquement valide, enviable, respectueux des générations futures et consensuel. La Conf est, quant à elle, prête à chercher des solutions et à construire ensemble.


Le Comité départemental de la Confédération Paysanne 81

Samedi 26 septembre, marchons partout en France pour le climat, la paix et les solidarités !

Appel à mobilisation nationale
Marchons pour qu’on suive enfin les scientifiques, et qu’un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation soit engagé sans attendre un été de plus. https://26septembre.org/appel

Lettre ouverte au Président de la République

Monsieur le Président de la République,

Le 31 décembre 2022, vous demandiez dans vos vœux : « qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ? ». La Gironde avait brûlé quatre mois plus tôt. Elle vient de brûler encore, plus fort qu’à aucun moment depuis cinquante ans, et la fumée est montée jusqu’aux villages du Cher.

Qui aurait pu prédire que 5 764 personnes mourraient de la canicule en quinze jours, sans que rien ne s’arrête ?

Qui aurait pu prédire que celles et ceux qui mourraient d’abord seraient les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires dans des logements sans isolation, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, celles et ceux qui travaillent dehors et celles et ceux qui dorment dans la rue ?

Qui aurait pu prédire que les paysannes et les paysans perdraient entre 15 % et un tiers de leurs récoltes selon les productions ?

Qui aurait pu prédire que des millions d’animaux d’élevage mourraient de chaud en quelques jours, les poules d’abord, entassées sous des toits de tôle, et qu’il faudrait rouvrir les fosses d’enfouissement de 2003 ?

Qui aurait pu prédire que d’innombrables mammifères, oiseaux et insectes brûleraient vifs dans les incendies, sans qu’aucun décompte ne soit seulement tenté ?

Qui aurait pu prédire que les coupes dans les services publics laisseraient les enfants dans des écoles surchauffées, les pompiers sans moyens et les hôpitaux à découvert au moment précis où nous en avions le plus besoin ?

Qui aurait pu prédire que TotalEnergies encaisserait 5,4 milliards de dollars en un seul trimestre, 102 % de plus qu’il y a un an, sur la flambée du baril provoquée par les guerres pour l’accès aux ressources énergétiques et minières ?

Personne ne pouvait l’ignorer, parce que tout était écrit.

  • Les compagnies pétrolières, elles, savaient dès 1971. Elles ont préféré payer pour qu’on en doute.
  • Le GIEC (Groupe d’expertes et d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) avait prédit, depuis 1990.
  • À de nombreuses reprises, par voie de presse, de pétitions et même de manifestations, des milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d’alerter les dirigeant·es politiques. Ils et elles ont été ignoré·es.

Nous nous sommes mobilisé·es

Depuis que vous avez été élu, nous nous sommes mobilisé·es par centaines de milliers dans les grèves, marches et pétitions pour le climat.

Sur les ronds-points, quand la question du prix du carburant a rendu évident que la fin du mois et la fin du monde sont le même combat, et que la nécessaire bifurcation écologique ne peut se faire au détriment des travailleurs et des travailleuses pauvres de notre pays.

Aux côtés des exilé·es et déplacé·es, notamment à cause des dérèglements climatiques et des guerres économiques et militaires menées dans leur pays d'origine.

Contre les méga-bassines, pour que l'eau reste un commun et non le privilège de quelques exploitations. À deux millions de signatures contre le retour d'un insecticide interdit, parce que les sols, les rivières et celles et ceux qui les travaillent ne sont pas une variable d'ajustement.

Depuis que vous avez été élu, nous nous sommes mobilisé·es par centaines de milliers dans les grèves, marches et pétitions pour le climat.

Sur les ronds-points, quand la question du prix du carburant a rendu évident que la fin du mois et la fin du monde sont le même combat, et que la nécessaire bifurcation écologique ne peut se faire au détriment des travailleurs et des travailleuses pauvres de notre pays.

Aux côtés des exilé·es et déplacé·es, notamment à cause des dérèglements climatiques et des guerres économiques et militaires menées dans leur pays d’origine.

Contre les méga-bassines, pour que l’eau reste un commun et non le privilège de quelques exploitations. À deux millions de signatures contre le retour d’un insecticide interdit, parce que les sols, les rivières et celles et ceux qui les travaillent ne sont pas une variable d’ajustement.

Vous ne nous avez pas écouté·es. Vous avez dit que nous exagérions, puis que nous étions des radicaux, puis des écoterroristes. Pendant ce temps, vous avez ramené le Fonds vert de 2,5 milliards d’euros à 837 millions, quand il permet aux communes de se protéger. Vous avez ajouté 6,7 milliards au seul budget des armées en une année. Et toute notre sécurité civile tient sous le milliard, avec douze avions bombardiers d’eau.

Nous ne venons pas vous demander de nous plaindre. Nous venons vous demander des comptes.

Nous exigeons un plan d’urgence

Parce que l’été prochain sera plus chaud que celui-ci. Des lieux frais accessibles dans chaque bassin de vie, en commençant par les quartiers populaires et les communes rurales. Des écoles, des crèches, des hôpitaux et des EHPAD où l’on ne meure pas de chaud. La protection des travailleuses et des travailleurs de la chaleur inscrite dans la loi. Un toit pour chacune et chacun, parce qu’on ne s’adapte pas au climat quand on dort dehors. Des moyens humains et matériels réels pour les secours. Un fonds pour les paysannes et les paysans sinistrés, et le sauvetage de la faune inscrit dans les plans de catastrophe.

Nous exigeons un plan d’adaptation

Parce qu’aucune commune ne doit rester seule devant le feu et la soif. Le Fonds vert rétabli et l’ingénierie publique rendue aux territoires. La rénovation des logements engagée, des passoires thermiques et du parc social, pour que l’isolation cesse d’être un privilège. Des forêts renouvelées, des sols restaurés, des haies replantées, des rivières et des nappes traitées comme des communs et non comme des stocks à privatiser.

Nous exigeons un plan d’atténuation

Parce qu’on ne s’adapte pas indéfiniment à une catastrophe qu’on continue d’alimenter. La fin de toutes les subventions aux énergies fossiles. L’interdiction pour toute entreprise française d’ouvrir de nouveaux projets fossiles, ici comme ailleurs. Des transports publics accessibles partout avant toute taxe qui pèserait sur les plus modestes. Une sortie du fossile qui soit aussi une sortie des guerres qu’il finance.

Pour payer ces trois plans

Nous exigeons que contribuent celles et ceux qui ont fabriqué la catastrophe et qui en tirent profit.

  • Les superprofits des énergies fossiles, taxés dès la loi de finances 2027.
  • Les superprofits de l’armement, dont les carnets de commandes n’ont jamais été aussi pleins.
  • Un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches, qui rapporterait entre quinze et vingt-cinq milliards d’euros par an.

Trois Françaises et Français sur quatre veulent déjà que les entreprises fossiles paient davantage. Nous ne demandons rien d’autre que ce que ce pays réclame.


Samedi 26 septembre 2026
Appel à mobilisation nationale pour le climat, la paix et les solidarités. Site édité par le Mouvement du 26 septembre, collectif de citoyens et citoyennes. 27 rue de Paradis, 95100 Argenteuil — France.

signer : https://26septembre.org/#signer
Marchons pour les vivantes et les vivants !

Commémoration Jean JAURES Castres : intervention NPA Tarn Sud :

Une semaine avant son assassinat, dans son discours à Lyon Vaise, Jean Jaurès pressent l’ampleur du désastre qui se prépare, mais garde l’espoir que “le crime ne sera pas commis”. Lui qui déclarait dans son discours à le jeunesse, à Albi en 1903, “J’ose dire, avec des millions d’hommes, que maintenant la grande paix humaine est possible, et si nous le voulons, elle est prochaine. Des forces neuves y travaillent : la démocratie, la science méthodique, l’universel prolétariat solidaire”.
Et pourtant, pour le paraphraser, depuis longtemps, nous n’avons été dans une situation plus menaçante et plus tragique. À Gaza, un génocide se poursuit sous nos yeux impuissants à contrer l’alliance qui soutient les criminels de guerre à la tête d’Israël. Depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par l’armée russe, une guerre de haute intensité se déroule au coeur de l’Europe grosse de toutes les menaces. Les bombardements de l’Iran par Trump, encouragé par Netanyahu, frappent un peuple qui a déjà payé un lourd tribut à la dictature des mollahs. Sans oublier les peuples soudanais ou birmans victimes de guerres civiles largement alimentées par les puissances impérialistes.

Aujourd’hui encore : “Voilà la guerre toujours atroce, même quand elle a la liberté pour objet, toujours sauvage même quand elle est sacrée “. Mais Jaurès ne se place pas au-dessus de la mêlée, il est un homme politique qui cherche les moyens de freiner la logique de guerre. Il ne dénonce pas seulement la réalité : il veut la transformer.

La lecture de l’Armée nouvelle publié en 1911 éclaire sa vision dont on peut tirer quelques enseignements. Jaurès est un partisan résolu de la paix, condition essentielle de l’émancipation des peuples, et du prolétariat. Ce désir de paix n’est ni naïf, ni utopique. Jaurès refuse l’alternative entre pacifisme impuissant et militarisme.
Profondément engagé dans l’internationale socialiste, sa conviction est que “l’organisation de la défense nationale et l’organisation de la paix internationale, sont solidaires”. Défendre l’indépendance des nations est une des conditions de la paix.

Son projet est double: organiser une défense populaire,démocratique, sous le contrôle des travailleurs, qui rende la guerre de conquête impossible et la guerre de défense légitime. Et développer une coopération internationale pour garantir la sécurité de tous les peuples. Il souhaite : “que le prolétariat protège tous les peuples, toutes les races, contre ceux qui veulent se tailler, aux dépens de leur indépendance, des privilèges, des monopoles, des concessions exclusives”. La solidarité internationale ne consiste pas à choisir les victimes que l’on soutient, mais à défendre le droit de tous les peuples à leur indépendance et à leur sécurité : les Palestiniens comme les Ukrainiens, les Soudanais, les Iraniens, les Birmans et tous ceux qui subissent l’agression, la guerre ou l’oppression
Ces réflexions posent une question très concrète à celles et ceux qui veulent transformer la société aujourd’hui. Si 2027 devait être l’aube d’un changement politique et social profond, nous devons nous à le défendre contre toutes les forces qui s’uniront
pour le combattre… et là Jaurès peut nous inspirer.

L’organisation d’une armée défensive, populaire, inclusive, efficace sous le contrôle et en osmose à la nouvelle société que nous construirons sera le meilleur rempart contre les entreprises de la réaction. Ce sera aussi un levier efficace pour renforcer un ordre international au service de la paix. Désarmement nucléaire unilatéral, aide active aux résistances populaires, arrêt des ventes d’armes aux dictatures, nationalisation du complexe militaro-industriel… la tâche sera rude, mais la pensée de Jaurès nous y encourage : Jaurès n’est pas seulement le penseur de la paix ; il est le penseur de la
paix qui s’organise pour se défendre. La paix n’est jamais le fruit de l’impuissance. Elle suppose des peuples capables de défendre leur liberté, et une solidarité internationale capable d’empêcher que les intérêts des puissants décident du destin des nations.

Plus d’un siècle après le discours de Vaise, cette exigence demeure la nôtre.

Roland

Confluences 81 s’associe à l’hommage rendu à Roland Foissac*, figure communiste du Tarn, décédé accidentellement le 1er juillet. Notre amitié à Nelly;à leurs enfants et petits enfants.


Mi-août, il ne sera pas à la “Hestejada de las Arts d’Uzeste”, rendez-vous auquel, depuis 1978, Nelly et lui furent si souvent fidèles. Dès cet automne, nous chercherons sa silhouette lors des manifestations, rencontres et rassemblements qui continuent de faire vivre le Tarn citoyen.
Roland Foissac nous a quittés le 1er juillet dernier, victime d’une chute accidentelle. Instituteur, militant de la pédagogie Freinet, élu local et responsable communiste durant de longues années, il laisse surtout le souvenir d’un homme pour qui l’engagement politique relevait d’une exigence morale autant qu’intellectuelle.
Ses convictions étaient profondes, nourries de Jaurès, de la Commune de Paris et de toute l’histoire du mouvement ouvrier. Très tôt, il avait pris ses distances avec le stalinisme, au nom d’une conception profondément démocratique, humaniste et émancipatrice du communisme. Ces derniers mois, inquiet des dérives bureaucratiques et autoritaires qu’il voyait resurgir dans une partie de la gauche, il avait rejoint Alternative communiste, où il retrouvait pleinement l’idéal politique auquel il était demeuré fidèle toute sa vie.
Ce qui frappait chez Roland, c’était moins l’affirmation de ses certitudes que son attention à celles des autres. Il écoutait avant de répondre, cherchait à comprendre avant de convaincre. Instituteur jusque dans sa manière de dialoguer, il ne cherchait jamais à avoir le dernier mot, mais à faire grandir la réflexion de son interlocuteur. Sa curiosité, sa vaste culture historique, politique, philosophique et littéraire, son goût du débat sans invective faisaient de chaque échange un moment d’enrichissement mutuel.
Communiste de conviction, il fut aussi, inlassablement, un artisan du rassemblement. Non d’une union de circonstance, mais d’une coopération exigeante entre les forces de transformation sociale. Ces derniers mois encore, il avait été l’une des chevilles ouvrières de la Démarche de coopération, présentée dans un récent numéro de Confluences 81. Cette initiative lui ressemblait : rassembler sans renier ses convictions, construire sans effacer les différences, faire vivre l’intelligence collective plutôt que les rapports de force.
Cette fidélité à ses convictions allait de pair avec une fidélité plus discrète, mais tout aussi essentielle : celle qui l’unissait à Nelly. Leur engagement fut indissociable. Ensemble, ils furent de tous les rendez-vous de la solidarité internationale : la Palestine, qui occupait une place particulière dans leur cœur, Cuba et, plus largement, tous les combats pour l’émancipation des peuples, contre les dominations, pour la paix et la dignité humaine.
Son absence sera désormais visible dans bien des rassemblements. Sa présence, elle, continuera longtemps d’habiter celles et ceux qui ont eu la chance de cheminer à ses côtés.
Il nous laisse un vide immense, mais aussi un héritage précieux : celui d’une fidélité sans sectarisme, d’une culture toujours en éveil et de la conviction, profondément jaurésienne, que l’on ne transforme durablement le monde qu’en faisant grandir ensemble l’intelligence, la justice, la paix et la fraternité.
À l’heure où tant de débats publics se réduisent à l’invective ou à l’entre-soi, Roland Foissac nous rappelle qu’il est possible de demeurer fidèle à des convictions fortes sans jamais renoncer à écouter, comprendre et rassembler. C’est peut-être, aujourd’hui, la plus actuelle de ses leçons.

Cet article est publié dans le n° 181 de notre journal papier, début août 2026

Elles et ils ont dit (Extraits) :
Union départementale CGT
“Nous avons appris avec tristesse, le décès accidentel de notre camarade Roland FOISSAC.
Nous saluons son engagement syndical au sein de la CGT et son combat politique constant pour la justice sociale et la dignité au travail. (…) Que son souvenir et ses luttes continuent d’inspirer celles et ceux qui poursuivent le chemin.”


Au nom des ami.e.s du Mouvement de la Paix dans le Tarn

“Un compagnon de toujours des militantes et militants de la Paix (…) nourri de la pensée et de l’action de Jaurès (…) Toutes nos pensées vont vers Nelly, son épouse, incessante initiatrice dans le champ progressiste et de la PAIX.”


Paul Collin
Responsable de la section du Tarn de la LDH
“Roland Foissac était un exemple de droiture, d’honnêteté intellectuelle, d’énergie calme. Ami du débat, d’une dialectique fine et argumentée, assise sur des connaissances historiques solides, il était pour moi une rare référence politique. Avec parfois des appréciations différentes, nous partagions les mêmes convictions d’humanité. Et son humour me manque déjà.”

Le conseil d’orientation de l’ Ajet
« C’est avec une énorme émotion que nous venons d’apprendre le décès brutal de Roland Foissac, ce mercredi (…) Une mort brutale, violente, injuste et qui nous touche profondément.
Nous adressons nos condoléances les plus sincères et affectueuses à Nelly et à ses enfants.
Roland a été un des fondateurs de l’AJET, il y a 30 ans. L ‘AJET lui doit beaucoup, son investissement était total. Il faisait sienne la pensée jaurésienne en ces temps troublés, le débat d’idées indispensable, la recherche de l’unité à gauche et la nécessité de changer le monde.
Roland va nous manquer. “

Alternative Communiste
“Il n’est pas mort celui qui a semé (…) Jusqu’à la dernière minute, Roland n’aura eu que le souci d’œuvrer en faveur du rassemblement populaire à gauche, appelant les organisations de gauche et de progrès du Tarn à coopérer entre elles pour cela, d’abord afin de pouvoir empêcher l’extrême droite d’accéder aux plus hautes responsabilités du pays, et au-delà pour que puissent advenir les transformations sociales, écologiques et démocratiques répondant aux besoins de toutes et tous.”

Karen Erodi
Députée LFI du Tarn
“Roland était de ceux que l’on aimait retrouver à chaque rassemblement pour la paix entre les peuples, à chaque mobilisation pour nos services publics, aux côtés des luttes ouvrières, pour la justice sociale et pour la protection de l’environnement, de Sivens à l’A69, et tellement d’autres que l’on ne peut pas en faire la liste !…Je remercie Roland pour ce qu’il était, un homme politique respecté et respectable, un républicain avant tout. Je le remercie pour ses conseils précieux, sa bienveillance et même si parfois nous n’étions pas d’accord, nous avions un profond respect l’un envers l’autre.!”

Géraldine Rouquette
Conseillère régionale PCF
“Il est très difficile de dire en quelques mots ce que Roland Foissac a représenté pour les militants et les élus du PCF ces cinquante dernières années (…)
Celui à qui je veux rendre hommage ici, c’est l’élu qui a construit et présidé l’Association des Élus Communistes et Républicains dans le Tarn. Grâce à son énergie et à sa ténacité à toute épreuve, il a réussi à organiser des élu.e.s au-delà des rangs de notre parti pour défendre dans les collectivités territoriales des choix progressistes et lutter contre les mesures antisociales, dangereuses ou injustes. (…) J’ai fait partie de ces élus, en coprésidant l’ADECR avec lui (…) nos choix politiques divergents nous ont éloignés ces dernières années mais je sais ce que je lui dois.
Je garderai en mémoire nos discussions sur la poésie tout autant que nos engueulades sur le parti et sur l’autoroute (…) Ce soir, je pense à Nelly, indissociable de Roland dans tous les combats, à leur famille et je leur adresse mes sincères condoléances et tout mon soutien.”

Patrick Le Hyaric
Ancien Directeur de l’Humanité
“Hier encore, nous devisions sur la comparaison des températures dans le Tarn et le Morbihan. (…) On labourait des idées pour empêcher que, dans dix mois, une vague brune ne se déverse sur la France de la Commune de Paris, la France de la Révolution, la France de Jaurès…
Rayonnant de chaleur humaine, de savoirs et d’expériences accumulées, Roland était cette voix douce et chantante appelant à déplisser les complexités du moment et à défricher les sentiers menant vers la justice, la liberté et la paix. (…) Il combattait les grands retards d’à-venir. Voilà qui le plaçait du côté de la jeunesse en mouvement (contre le) barrage de Sivens, (…) l’autoroute A69…Comme une page qui
s’arrache ce soir, je perds un ami. Une chaise restera vide au banquet des militants du bonheur…. “

Fabien Gay
Sénateur PCF de Seine-Saint-Denis, Directeur de l’Humanité

“Roland était de ces militants qui incarnent toute une histoire : fils de mineur, instituteur, secrétaire fédéral du PCF pendant de longues années, vice-président du Département, élu local infatigable, il était depuis plus de 50 ans, une figure du parti communiste et au delà, de la gauche de ce département du Tarn qu’il chérissait tant.
Toute sa vie, il a porté avec dignité, force et conviction les valeurs de solidarité, de justice sociale et d’émancipation qui sont le cœur de notre engagement communiste. Il contribua à la mise en place d’un chèque collégien ou encore des premières chartes sur la démocratie participative. En tant que vice président du département. Il avait voté contre la construction du barrage de Sivens.
(…) Jusqu’au bout, il aura œuvré pour l’unité de notre camp social et alerté contre le danger de l’extrême-droite. “