LES CHEMINS DE L’ÉMANCIPATION

Article “réactualisé” , extrait du Cahier de Propositions n° 10 d’Alternatives et Autogestion “Femme, Vie, Liberté, Partout ! “ https://alternatives-et-autogestion.org/wp-content/uploads/2025/03/Cahier-de-Proposition-n%C2%B0-9-compresse-1.pdf

L’affaire des viols de Mazan a agi comme un révélateur brutal : les violences sexuelles ne sont pas commises uniquement par des individus isolés, des « monstres » étrangers à notre société. Les auteurs de ces crimes vivent parmi nous, dans nos familles, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail. Ils peuvent avoir une vie sociale ordinaire, être connus, parfois appréciés de leur entourage.

Nous le savions, bien sûr. Mais nous avons trop souvent préféré ne pas regarder, ne pas entendre, ne pas interroger ce qui se passait autour de nous. Faire comme si nous n’étions pas concernés. Nous, les hommes en particulier. Faire comme si nous n’avions jamais eu de gestes déplacés, de paroles ambiguës, de comportements que nous aurions peut-être minimisés, ou comme si nous n’avions jamais été témoins de situations semblables sans intervenir.

Faire comme si un modèle ancien de masculinité, fondé sur la puissance, la possession et la domination, allait de soi. Comme si les femmes devaient encore trouver leur place dans un monde pensé sans elles. Comme si les revendications d’égalité portées par les femmes remettaient en cause un ordre naturel, alors qu’elles contestent simplement une histoire de privilèges et d’inégalités.

Mais pouvons-nous avancer sur la question des violences sexistes et sexuelles par une approche uniquement morale, voire moralisatrice ? Certainement pas. La condamnation des actes est indispensable, mais elle ne suffit pas. Il faut comprendre les mécanismes qui les rendent possibles et entreprendre un travail collectif de transformation.

Les racines sont profondes. Nos sociétés se sont longtemps organisées autour d’un ordre patriarcal, dont le « pater familias » romain constitue une illustration ancienne. Les institutions, les traditions, certaines interprétations religieuses, l’éducation et les représentations culturelles ont contribué, au fil des siècles, à maintenir des rapports inégalitaires. Celles et ceux qui ont tenté de s’en affranchir ont souvent été marginalisés, ridiculisés ou réprimés.

Des « sorcières » aux suffragettes, d’Olympe de Gouges aux militantes féministes contemporaines, l’histoire est pourtant aussi celle des résistances et des conquêtes. Le vent est en train de tourner. Des mouvements féministes des années 1960 aux femmes d’Iran, des luttes du Chiapas et du Rojava au mouvement #MeToo, des résistances des femmes afghanes aux combats du MLAC, des sardinières aux grévistes sans-papiers des hôtels Ibis, partout les femmes s’organisent.

Elles ont parcouru ensemble un long chemin, fait de luttes, de solidarités et de victoires. Elles adressent aux autres femmes ce message simple et puissant : « Viens, petite sœur. Ensemble, on a moins peur. » Elles montrent surtout que l’émancipation n’est jamais une utopie abstraite : elle devient possible lorsque des personnes décident de s’unir et d’agir.

Gisèle Pélicot est à la fois l’héritière et le symbole de cette longue histoire. Par son courage, sa détermination et son choix de rendre public ce qu’elle a subi, elle a déplacé la honte : elle n’appartient plus aux victimes, mais aux agresseurs et à ceux qui les protègent.

Son combat nous invite à poursuivre le chemin, femmes et hommes, ensemble et parfois séparément, vers une société débarrassée des dominations. Car l’émancipation des femmes ne constitue pas une revendication particulière : elle participe d’une émancipation plus large de l’humanité.

Elle suppose de transformer nos rapports sociaux, de construire des espaces fondés sur l’égalité réelle, la solidarité, l’autogestion et le partage du pouvoir. Elle appelle à dépasser les logiques de possession, de compétition et de domination qui traversent encore nos sociétés.

Le chantier est immense. Mais il est ouvert.

“Mélancolie Ouvrière”. Aux Femmes militantes !

Un rendez-vous proposé par l’ITHS* :

Le 20 mars 2025 à 20h, à Labruguière, dans le cadre de nos journées des femmes militantes, organisées tous les ans depuis plus de 10 ans, nous projetterons “Mélancolie Ouvrière” avec en suivant un débat avec Maryse Dumas, ancienne secrétaire confédérale et membre du bureau de l’IHS.

Le film relate l’histoire de Lucie BAUD, une des premières femmes syndicalistes du textile, d’après le livre de Michèle Perrot.

  • ITHS : Institut Tarnais d’Histoire Sociale

Partez la première fois. . . Toujours la première fois !

VALABLE POUR LES FEMMES MAIS IL Y A AUSSI LES HOMMES

Important..

PARTEZ LA PREMIÈRE FOIS, TOUJOURS LA PREMIÈRE FOIS !!-

Le premier qui te dit de ne pas te soigner, le premier qui te rabaisse en public ou en privé.

– La première fois, qu’il te montre que tu as plus d’obligations et moins de droits que lui.

– La première fois, que tu te demandes pourquoi tu dois toujours insister pour faire quelque chose ensemble.

– Partir la première fois qu’il frappe un mur ou un meuble en pleine dispute.

– La première fois qu’il te voit t’amuser et qu’il t’arrête de t’amuser.

– La première fois qu’il te voit briller et qu’il ne peux pas le supporter.

– La première fois que tu le vois admirer une femme vêtue des mêmes vêtements qu’il ne te laisse pas porter.

– La première fois que qu’il te dit : ” Tu vas sortir habillé comme ça ? “

– Partez quand cela nuit à votre estime de soi.

– Quand ça tue tes rêves.

– Quand il se moque de tes idées.

– Quand il s’en fiche si tu l’attends.

– Quand il se moque et minimise tes projets.

– Quand il te ment.

– Quand il te contrôle.

– Quand il lui est difficile de t’accompagner.

– Quand il t’insulte.

– Quand il t’humilie.

– Quand il minimise ce qui te fait mal.

– Quand il te brise.

– Quand il te blâme.

S’il vous plaît… ne tardez pas,

PARTEZ la première fois, toujours la première fois.

VOUS VALEZ BEAUCOUP PLUS…

Vous ne méritez pas ça, et vos enfants non plus, c’est difficile, mais vous pouvez le faire, je crois en vous.Crédits à son auteur.

Tiré du WebVia la page de Esprit Du Serpent Blanc

“Annie Colère”, pour les 50 ans de la loi VEIL

Le 17 janvier, nous célébrerons les 50 ans de la loi Veil, relative à l’interruption volontaire de grossesse, qui marque la dépénalisation de l’avortement en France.

Pour l’occasion, le CIDFF du Tarn organise, avec le soutien de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité, un ciné-débat avec la participation du Planning familial du Tarn et du Master Histoire publique de l’INU Champollion.

Retrouvez nous le vendredi 17 janvier, à 19 h 30, au CGR Albi Lapérouse, à Albi. Il y aura une animation avant et un débat après la séance.

L’entrée est gratuite.

Le Planning Familial du Tarn

27, 28 et 29 septembre 2024, PEPS s’affiche à Burlats (près de Castres)

Invitation au Congrès de PEPS
du vendredi 27 septembre 15h au dimanche 29 septembre 16h,
Chères adhérent-e-s, ami-e-s, et partenaires, Cher-e-s camarades,


Nous avons le plaisir de vous inviter à notre Congrès qui aura lieu les vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 septembre 2024 au Moulin des Sittelles, 9 place des Tisserands 81100 BURLATS.

Ce sera un retour aux sources, puisque que c’est là que PEPS a été fondé en août 2019.


A l’heure d’une crise politique majeure, alors qu’il est décisif de renforcer et de construire le Nouveau Front Populaire et toutes formes de résistance, pour lutter contre la Macronie au pouvoir et l’extrême droite qui menace, à l’heure du génocide de Gaza, de la guerre en Ukraine et de la crise climatique, il nous semble indispensable de nous regrouper pour porter un projet de rupture radicale avec un capitalisme en crise.

Issus des Gilets Jaunes , de l’écologie politique et de la tradition autogestionnaire, ce qui nous lie aujourd’hui ce sont des pratiques susceptibles de nourrir positivement l’ensemble de la gauche et de l’écologie sociale, radicale : les combats pour la santé au travail, la Sécurité Sociale de l’Alimentation, contre les Jeux olympiques, contre le sexisme, le validisme, l’antitsiganisme, l’islamophobie et tous les racismes , la répression de l’état et le fascisme, la lutte contre le changement climatique, pour une décroissance décidée et non subie, pour l’internationalisme et le confédéralisme
démocratique.

Nous défendons un horizon, celui de l’écologie de libération et du communalisme débarrassé des oppressions et de l’exploitation capitaliste et du productivisme.
La crise actuelle implique plus que jamais de discuter de comment s’organiser et se
mobiliser pour défendre les intérêts des classes populaires, et en finir avec le système capitaliste.

Nous ne souhaitons ni construire notre boutique en restant dans une routine d’appareil, ni nous dissoudre dans un autre mouvement politique. Nous devons au contraire être audacieuxSES et actualiser notre projet de société, la Seconde Commune et la stratégie du pouvoir Populaire.

Nous devons donc être capables d’assumer et défendre un projet de société́ qui soit crédible et désirable. Les bases d’un projet pour le 21e siècle doivent être posées. Des bases qui permettent de faire le pont entre les revendications actuelles des classes populaires et l’objectif d’un projet qui engage la transition vers une société écologique.


Nous avons prévu que la première partie de ce congrès se déroule sous la forme d’un forum ouvert à tous nos partenaires et amis. Nous sommes confrontéEs aux mêmes enjeux, nous partageons de nombreuses aspirations et recherchons toutes les voies pour construire un monde de justice et de paix.

Les solutions dans un monde complexe et incertain nécessitent d’échanger, de mutualiser nos réflexions et nos pratiques. Nous avons vraiment besoin des réflexions, des apports, des interrogations de toutes celles et de tous ceux qui se reconnaissent dans l’écologie populaire et sociale et le communalisme, Afin que le débat soit riche et pluraliste, dans le souci de faire de notre congrès, à toutes ses étapes, un moment
d’élaboration collective, ce congrès est ouvert et public le vendredi et le samedi pour que des militantEs d’autres mouvements , groupes locaux puissent y participer et permettre d’élaborer collectivement les orientations de notre mouvement.
Deux autres tâches occuperont notre Congrès :

  • Le lancement de PEPS Occitanie
  • Les décisions statutaires et les textes d’orientations qui seront adoptés par les
    adhérents de PEPS le dimanche 29 septembre.

  • Nous vous donnons rendez-vous à Burlats les 27, 28 et 29 septembre.
    Amitiés et Adelphités

    Le Comité d’animation

https://sh1.sendinblue.com/3grv35wu64lpfe.html?t=1725975737626&fbclid=IwY2xjawFaUXBleHRuA2FlbQIxMQABHWqTlY7Qkty6VCJASEwVjK_W8TzHUHnCC7mgHEJFJGCPHggWqzeeEMurdg_aem_e0ylXeh-Cdf5Ch05TZbbpA

“Les Divines Biquettes”

Vendredi 3 mai, représentation du spectacle de Dominique Rousseau

Les Divines Biquettes

qui parle d’aujourd’hui, de l’hyper-industrialisation du vivant, du lien entre la domination des femmes et celle de la nature, d’un monde absurde où tout est mécanisé..

Dans un troupeau de six-cents biquettes, une petite chèvre, affligée du gène Seguin, s’ennuie. Cependant, de découvertes en découvertes, sa  vision de la vie va changer ; ainsi que celle de ses congénères…

 La Grange de Baffignac

Programmation culturelle d’avril à octobre

La Grange 81260 Fontrieu

06.11.85.34.41

Vie des femmes au Sénégal. Exposition :

Un peu en dehors de notre zone? Proposition pour une escapade du week-end. . . .

Deux week-ends 27 et 28 Avril, 4 et 5 mai 14h30 17h30
Dans le cadre de la “Semaine Moins d’Ecran” organisée dans le Volvestre sur 5 communes la Scac Marestaing propose une exposition pour découvrir la vie quotidienne en Afrique pour les enfants à faire en famille.