Se prendre en charge !

Ce texte nous est transmis par Anne Teurtroy

A Poitiers, un centre de santé inédit est sur le point de voir le jour dans un quartier populaire. Il sera géré par un groupe d’habitants qui se démènent depuis près de 10 ans pour monter leur projet. Les locaux sont trouvés, deux médecins sont recrutés, et il ne manque plus que 15 000 euros pour que les consultations commencent.

Un centre de santé, sans but lucratif, créé par les habitants et géré par les habitants… Ces deux médecins en avaient rêvé. Ce sera bientôt réalité. Dès le mois prochain, ils devraient recevoir leurs patients dans le tout nouveau centre de santé des Trois-cités, installé dans un quartier de Poitiers classé en zone prioritaire. Ce projet, original et inédit, est né de l’implication d’un groupe d’habitants “militants” qui ont mis des années à concrétiser leur idée.

Tout commence en 2006. Le bailleur social de ce quartier de 12 000 habitants lance un grand projet de rénovation du quartier dont le centre névralgique doit être un immeuble intergénérationnel, avec une multitude de services. Un projet qui semblait alors bien loin des préoccupations des locataires de ce quartier poitevin très précaire. Un groupe d’habitants a donc décidé de se monter en association pour proposer un “contre-projet” pour leur quartier.

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Féminismes (Confluences 81 n° 116)

116 page 16 Louyse Bourgeois (1563-1636)Les premiers pas de la réflexion sur l’avortement thérapeutique en France.

Assez récemment, le 29 juin 2015, le Mozambique dépénalisait l’avortement (en même temps qu’il dépénalisait les relations homosexuelles). L’occasion pour moi de donner un coup de projecteur sur une femme oubliée dans la longue histoire de la lutte pour l’accès à l’avortement en France, Louyse Bourgeois. Elle est née en 1563 et décédée en 1636. En 1594, elle épouse Martin Boursier, un chirurgien, élève d’Ambroise Paré. En novembre 1598, elle obtient son diplôme de sage-femme et acquiert rapidement une renommée auprès des dames de la cour. Elle accouche la reine Marie de Médicis à six reprises. Elle est rétribuée 500 couronnes pour la naissance d’un garçon et 300 pour la naissance d’une fille.

En 1609, elle publie « Observations diverses sur la stérilité, perte de fruits, fécondité, accouchements et maladies des femmes et enfants nouveau-nés, », qui est considéré comme un des 1ers ouvrages d’obstétrique écrits par une femme (après celui attribué à Cléopâtre VII d’Égypte et ceux de la médecienne Trotula de Salerne au XI° siècle). Dans cet ouvrage, elle avoue avoir eu recours à des avortements thérapeutiques pour sauver la vie de la mère. Acte alors inacceptable ! Une cinquantaine d’années avant la publication de cet ouvrage, le roi Henri II promulguait son Édit de février 1556 qui obligeait les femmes et les veuves à se déclarer quand elles se trouvaient enceintes et réservait la peine de mort aux personnes qui se rendaient coupables d’infanticide (et par extension, d’avortement). On peut aussi voir dans cet Édit une tentative du pouvoir royal de reprendre au clergé la responsabilité de gérer l’avortement, longtemps « chasse gardée » des tribunaux ecclésiastiques.

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SANTÉ, APRÈS L’ÉTÉ, UN AUTOMNE DE TOUS LES DANGERS !

MINFIRM2Notre abonnée, Anne Teurtroy (24) nous transmet ce communiqué  de la COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité :

SANTÉ, APRES L’ÉTÉ, UN AUTOMNE DE TOUS LES DANGERS !

Pendant l’été, Le gouvernement et le ministère de la Santé ont poursuivi inexorablement leur politique de démantèlement du service public hospitalier :

– restructurations entraînant des fermetures de sites ou d’activités

– fermetures de maternités et de centres d’interruption volontaire de grossesse qui leur sont liés (Dourdan, Privas).

– fermetures de services de chirurgie de plein exercice (Sarlat, Douarnenez)

– réductions d’horaires ou fermetures temporaires de services d’urgence (Valognes, Firminy, Saint-Vallier, Mantes…)

– et partout des fermetures « temporaires » de lits comme à Lure-Luxeuil.

Et aujourd’hui, la condamnation à la disparition de 67 services d’urgence car ne réalisant que 10 000 passages par an !

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Le compteur électrique nouveau va arriver !

Blog big linky isLa loi de transition énergétique, qui sera votée « avant l’été 2015 », prévoit de rendre obligatoire le Linky, un nouveau compteur électrique qui émet des radiofréquences, sous peine d’amende de 1.500 euros.

Les radiofréquences qu’émet le Linky sont classées « cancérogènes possibles » depuis le 31 mai 2011 par le Centre international de recherche sur le cancer, qui dépend de l’OMS.

Après l’installation d’un compteur Linky, tous les appareils électriques ré-émettent ces radiofréquences sur une distance de 2,50 mètres.

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