Se prendre en charge !

Ce texte nous est transmis par Anne Teurtroy

A Poitiers, un centre de santé inédit est sur le point de voir le jour dans un quartier populaire. Il sera géré par un groupe d’habitants qui se démènent depuis près de 10 ans pour monter leur projet. Les locaux sont trouvés, deux médecins sont recrutés, et il ne manque plus que 15 000 euros pour que les consultations commencent.

Un centre de santé, sans but lucratif, créé par les habitants et géré par les habitants… Ces deux médecins en avaient rêvé. Ce sera bientôt réalité. Dès le mois prochain, ils devraient recevoir leurs patients dans le tout nouveau centre de santé des Trois-cités, installé dans un quartier de Poitiers classé en zone prioritaire. Ce projet, original et inédit, est né de l’implication d’un groupe d’habitants “militants” qui ont mis des années à concrétiser leur idée.

Tout commence en 2006. Le bailleur social de ce quartier de 12 000 habitants lance un grand projet de rénovation du quartier dont le centre névralgique doit être un immeuble intergénérationnel, avec une multitude de services. Un projet qui semblait alors bien loin des préoccupations des locataires de ce quartier poitevin très précaire. Un groupe d’habitants a donc décidé de se monter en association pour proposer un “contre-projet” pour leur quartier.

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Matens : café coopératif

Vous trouverez ci-dessus une petite illustration pour expliquer le principe des parts sociales du projet Itinéraire-Bis…
Sur le site et en pièce jointe, vous trouverez également la dernière brochure de présentation avec des vrais morceaux de nos tronches dessus =)
N’hésitez pas à diffuser tout ça autour de vous. Et à faire prendre des parts à vos proches 😉

Romain JAMMES

Aimé ou détesté N° 116

MITTERRAND AVANT LE 10 MAI 1981…

116 page 12 François_Mitterrand_1959“MITTERRAND c’est du gâchis pour longtemps” pouvait-on lire sur des murs à Aix en Provence au lendemain de mai 68 ; Treize ans plus tard il était élu assez confortablement président de la république…

Né en 1916 à Jarnac il passe sa jeunesse dans un milieu de bourgeoisie riche assez conservateur , fréquente les écoles catholiques privées avant de monter en 1934 à Paris le bac en poche pour mener de front des études de droit de science politique et de littérature ; il loge alors chez les pères maristes , fait partie des “volontaires nationaux” (Croix de feu) et entretient des relations avec certains membres de la “Cagoule”; on ne trouve pas cependant chez lui de trace d’antisémitisme ! Il s’inscrit en 37 dans “l’infanterie coloniale” où il rencontre Georges DAYAN socialiste qui deviendra l’ami de sa vie ! Soldat en 39 fait prisonnier en 40 il s’évade en décembre 41 et rejoint Vichy à la fin de l’année au commissariat au reclassement des prisonniers de guerre ; cet organisme comme bien d’autres placé au début sous la houlette de PETAIN passe assez rapidement sous l’influence de la Résistance. En juin 42 on le retrouve au château de Mont Maur “centre d’accueil pour prisonniers” au pied du Dévoluy (1) base arrière du futur maquis du Vercors, en compagnie de ROSANVALLON et de KLARSFELD.

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Féminismes (Confluences 81 n° 116)

116 page 16 Louyse Bourgeois (1563-1636)Les premiers pas de la réflexion sur l’avortement thérapeutique en France.

Assez récemment, le 29 juin 2015, le Mozambique dépénalisait l’avortement (en même temps qu’il dépénalisait les relations homosexuelles). L’occasion pour moi de donner un coup de projecteur sur une femme oubliée dans la longue histoire de la lutte pour l’accès à l’avortement en France, Louyse Bourgeois. Elle est née en 1563 et décédée en 1636. En 1594, elle épouse Martin Boursier, un chirurgien, élève d’Ambroise Paré. En novembre 1598, elle obtient son diplôme de sage-femme et acquiert rapidement une renommée auprès des dames de la cour. Elle accouche la reine Marie de Médicis à six reprises. Elle est rétribuée 500 couronnes pour la naissance d’un garçon et 300 pour la naissance d’une fille.

En 1609, elle publie « Observations diverses sur la stérilité, perte de fruits, fécondité, accouchements et maladies des femmes et enfants nouveau-nés, », qui est considéré comme un des 1ers ouvrages d’obstétrique écrits par une femme (après celui attribué à Cléopâtre VII d’Égypte et ceux de la médecienne Trotula de Salerne au XI° siècle). Dans cet ouvrage, elle avoue avoir eu recours à des avortements thérapeutiques pour sauver la vie de la mère. Acte alors inacceptable ! Une cinquantaine d’années avant la publication de cet ouvrage, le roi Henri II promulguait son Édit de février 1556 qui obligeait les femmes et les veuves à se déclarer quand elles se trouvaient enceintes et réservait la peine de mort aux personnes qui se rendaient coupables d’infanticide (et par extension, d’avortement). On peut aussi voir dans cet Édit une tentative du pouvoir royal de reprendre au clergé la responsabilité de gérer l’avortement, longtemps « chasse gardée » des tribunaux ecclésiastiques.

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SANTÉ, APRÈS L’ÉTÉ, UN AUTOMNE DE TOUS LES DANGERS !

MINFIRM2Notre abonnée, Anne Teurtroy (24) nous transmet ce communiqué  de la COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité :

SANTÉ, APRES L’ÉTÉ, UN AUTOMNE DE TOUS LES DANGERS !

Pendant l’été, Le gouvernement et le ministère de la Santé ont poursuivi inexorablement leur politique de démantèlement du service public hospitalier :

– restructurations entraînant des fermetures de sites ou d’activités

– fermetures de maternités et de centres d’interruption volontaire de grossesse qui leur sont liés (Dourdan, Privas).

– fermetures de services de chirurgie de plein exercice (Sarlat, Douarnenez)

– réductions d’horaires ou fermetures temporaires de services d’urgence (Valognes, Firminy, Saint-Vallier, Mantes…)

– et partout des fermetures « temporaires » de lits comme à Lure-Luxeuil.

Et aujourd’hui, la condamnation à la disparition de 67 services d’urgence car ne réalisant que 10 000 passages par an !

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Anne de France

115 page 16 Anne de France (1461-1522) Régente de France (1461-1522)Anne de France et le Marteau des Sorcières.

Lorsque le roi de France Louis XI meurt en 1483, son fils, Charles VIII, pressenti pour lui succéder* n’a pas encore atteint l’âge de 14 ans, majorité donnant accès au trône**. Avant de décéder, le roi désigne sa fille, la princesse Anne de Beaujeu, duchesse de Bourbon, comme tutrice du futur roi, car il la considère comme la « moins folle des filles de France ». Elle est alors âgée de 23 ans et devra gagner sa légitimité face à son cousin, Louis, Duc d’Orléans*** lors des États Généraux de 1484****. En 1491, elle parvient à marier son frère avec Anne de Bretagne, préparant ainsi l’union du duché de Bretagne et du royaume de France. Charles VIII, fraîchement marié, se sent alors capable d’assumer seul la charge royale. Anne de Beaujeu, aussi nommée Anne de France, sombre alors peu à peu dans l’oubli et en profite pour écrire un ouvrage pour sa fille, « Les enseignements d’Anne de France, duchesse de Bourbonnais et d’Auvergne, à sa fille Susanne de Bourbon » sorte de manuel d’éducation des jeunes filles de l’aristocratie de cette époque.

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Germaine Tillion

115 page 12 G TillionGERMAINE TILLION…. (1907-2008)

La longue vie de Germaine TILLION épouse tout le XX° siècle ; elle en a été un témoin très actif jusqu’à la fin de sa vie en 2008.

Elle voit le jour à Allègre en Haute-Loire dans un milieu de bourgeoisie catholique «éclairée”. Son père magistrat s’intéresse à tout, y compris à la chasse ; Germaine débute ses études à Clermont -Ferrand à l’institution Jeanne d’ARC. “Je ne mettais pas en doute l’existence de deux monstres sans visage l’allemand et la mort ” dit-elle pendant la première guerre mondiale. Phrase prémonitoire… A partir de 1922 la famille vit à Saint-Maur et contribue à la rédaction des Guides-Bleus chez Hachette, une référence aujourd’hui encore ; Après le bac en 1925 Germaine se lance dans des études variées : archéologie, Histoire, religions, et surtout ethnologie.

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