Deux poèmes pour 2026. . .

Rouges encore nos chandelles brûlantes

Plus destinées que l’heure

Et ne sachant pas vraiment

Qu’à côté du temps qui passe

La peste brune revient peu à peu

Mais pareil à l’espace bleu

Nous pouvons tisser les ailes du monde

Enlacer la mer et la fine perle des saisons

Ouvrir nos cœurs aux herbes magiques

Pour reverdir la révolutionnaire chanson

André PRONE

Nouvel An avant l’heure

Est-ce un mot ancien que le monde répète

tel un souffle épuisé d’une prière sans fin ?

Que reste-t-il du Nouvel An

quand l’Europe retient son souffle au bord du chaos

et que la paix en Palestine n’est plus qu’un nom gravé

sur la pierre froide d’une fosse commune ?

Est-ce le temps qui renaît

ou seulement un calendrier usé et flasque

qui tourne ses pages

sans y lire les corps brisés

les cris mêlés aux larmes

sourd à la lâcheté muette

où le monde consent à l’irréparable ?

En ce jour que l’on nomme renouveau

je me tiens face à la fragilité du mot espérance

comment célébrer le passage du temps

quand l’humanité elle-même s’effondre sur ses ruines ?

Comment parler d’avenir

quand l’Europe s’avance en titubant vers la guerre

quand la paix en Palestine est mutilée

ensevelie en silence complice sous les décombres ?

Et que dire

des charniers où le peuple soudanais s’efface lentement

non sous le poids de l’oubli

mais sous le souffle glacial de l’indifférence humaine ?

Le Nouvel An

ne pourrait être pour moi

ni simple rituel

ni une fête éclairée par l’oubli volontaire.

Il ne saurait être innocent

il se doit d’être un serment — un cri — un combat.

Un engagement où je choisis la vie

quand la mort devient banale

où je défends la dignité

quand elle dérange les intérêts des assassins

où je protège l’humain

quand les idéologies et la foi le piétinent.

Là où l’on compte les morts — qui sont pourtant nos frères

je refuse l’arithmétique du désastre

et choisis de compter

les consciences des éveillés.

Là où l’on fabrique la guerre

je rappelle et je crie que la paix

n’est ni faiblesse ni naïveté

mais l’acte le plus courageux

le plus noble dans un monde qui y a renoncé.

Si le Nouvel An a encore un sens

qu’il soit pour moi celui d’un refus :

refuser l’oubli organisé

refuser l’indifférence confortable

refuser que la souffrance des peuples

devienne le décor familier de l’histoire.

Et qu’il soit aussi une promesse — fragile, obstinée et humaine :

Celle de rester un être debout comme une lance

quand le monde vacille

et alors que le temps lui-même

semble perdre la mémoire..

Salah Al Hamdani

24 décembre 2025

Une soirée avec “Et pourquoi pas ! ” à LAGARRIGUE :

Vendredi 5 décembre 2025 à 20h30
la MJC de Lagarrigue
rencontre musicale et solidaire avec le groupe Et pourquoi pas !

Chansons à textes, des paroles qui touchent, des voix qui portent et surtout, une ambiance vitaminée, généreuse et pleine d’humour.

Et pourquoi pas! c’est une bande de copains talentueux et cabotins, qui ne se prennent pas au sérieux — mais qui sont sérieusement drôles. Sur scène, ils mêlent musique et malice, émotion et énergie, pour un moment à partager sans modération.

Soirée en soutien à la MJC de Lagarrigue, lieu de vie, de culture et de lien social.
L’entrée est à participation libre : chacun donne ce qu’il peut, chacun reçoit ce qu’il veut. Ce qui compte, c’est d’être là.

Les fonds récoltés contribueront directement à maintenir les activités de la MJC, à soutenir ses intervenants, et à préserver ce lieu essentiel pour tous les publics, les familles et les initiatives locales.
En participant, vous aiderez concrètement à faire vivre le projet collectif de la MJC.
“Et Pourquoi pas !” vont chanter à titre totalement bénévole.

Venez nombreux, nombreuses, venez curieux, curieuses : cette soirée, c’est la vôtre. Et pourquoi pas ?

DESTITUTION !

Destitution 

Vous vous moquez mes chers élites 

C’est pourquoi nos vies se délitent 

Vraiment du tiers comme du quart :

Vous voyez-vous de fait à part 

Du tiers état et du quart monde ?…

Aucun de nous n’est bête immonde 

Sauf dans votre cœur asséché 

Que vos avoirs ont empêché 

De transmettre à votre cerveau 

Que le partage est bien plus beau 

Que la sempiternelle course 

Vers le haut… du cours de la bourse !

Nous ne sommes que des rouages 

D’une machine qui prend l’eau 

À force d’irrespect, d’outrages 

Et de mensonges à gogo :

Elle rouille, s’abîme et tire 

Vers l’abysse nos vies de chien :

Méfiez vous, si près du pire… 

À perdre nous n’avons plus rien !

Si pour vous ne sommes que nombre, 

Nous pourrions sortir de l’ombre 

Et vous démontrer sur le champ 

Qu’a même couleur notre sang !

Le vol du résultat des urnes 

Est, le crions, l’affront de trop :

Notre âme revêt les cothurnes, 

Coule en nos veines la nitro…

La rue dès l’aube sera pleine 

De miséreux, les poings levés,

Qui s’en iront laver leur peine 

Sur la plage sous les pavés.

De la Bastille à République 

Nous marcherons, enfin unis,

Pour du pouvoir chasser la clique 

Qu’aucun suffrage n’y a mis !

Assez d’irrespect, d’arrogance,

Et de coupables louvoiements, 

Vos discours pleins de suffisance 

Encouragent nos déploiements :

Si le droit ne nous fait justice 

C’est qu’aujourd’hui le compromet 

De préjudice en préjudice 

Celui qu’avons mis au sommet !

Nous avons droit d’investiture 

Jusqu’au sommet de la nation 

Donc pour tout déni de droiture… 

Le pouvoir de destitution !

© Edmond ALLAIN sept 2024

Patrick CHAMOISEAU : ÊTRE KANAK EN KANAKY

Ecoutons ces paroles de Patrick CHAMOISEAU :

Comment peut-on ne pas être kanak en Kanaky ?

Non pas devenir Kanak et se perdre soi-même, mais :
aller au soin de cette différence ; 
s’en augmenter dans une mise-en-relation ; 
accomplir avec elle un agencement nouveau.

L’agencement (cette complexité)
se souvient toujours de ses différences fondatrices,
et se nourrit de celles qu’il va articuler sans cesse
dans la matière relationnelle du monde.

Condition inaugurale d’une vraie rencontre :
être l’Autre dans ce que l’on est,
et s’en augmenter dans ce que l’on devient.

Toute autre attitude
(en Kanaky, en Palestine, en Martinique ou ailleurs…)
est l’exact signe de la barbarie.

Patrick Chamoiseau

patrick.chamoiseau@gmail.com
https://twitter.com/PCHAMOISEAU
https://patrickchamoiseau.com/blog/agenda/

Castres : l’univers poétique des troubadours

CASTRES : Conférence-diaporama L’univers poétique des Troubadours

Dès le 11ème siècle, le « miracle occitan » a gagné l’ensemble des pays de langue d’oc, Occitanie et Catalogne : c’est la naissance du Trobar.

Cette poésie lyrique, première poésie d’Europe en langue vernaculaire, centrée sur la « fin’amor », l’amour épuré, constitua une révolution : « Lorsque la poésie provençale inventa l’Amour courtois, ce fut sur le modèle du dévouement vassalique qu’elle conçut la foi du parfait amant. » (Marc Bloch, La Société féodale).

La conférence évoquera l’espace de la culture occitane, les différents genres poétiques ainsi que les principaux maîtres de cet art nouveau que nous connaissons par les « vidas ».

Il s’agit de grands seigneurs tels que Guilhèm IX, comte de Poitiers et duc d’Aquitaine, premier « Trobador » connu, ou au féminin, la « Trobairitz » Beatritz, comtesse de Die.

Mais aussi de lettrés de condition modeste. Ainsi du plus fameux d’entre eux, le Limousin Bernart de Ventadorn, du Toulousain Pèire Vidal, ou encore d’Arnaud de Maruèlh, accueilli à Burlats par Asalais, fille du comte de Toulouse.

Tous ces créateurs ont fait de l’occitan la langue de l’Europe cultivée des 12e et 13e siècles, servant de modèle aux “Trouvères” français, « Trobadores » de la péninsule ibérique, etc…

Conférence accompagnée d’illustrations sonores, avec texte occitan et traduction française, pour tout public aura lieu le samedi 29 février 2020, à 14h30, à la salle Jeanne Cabrol de la Maison des Associations (Place du 1er Mai – 81100 Castres).

Entrée gratuite.

En partenariat avec l’Université Pour Tous

et l’Institut d’Etudes Occitanes – Section Tarn.

Organisateur :Centre Occitan del País Castrés

« Ostal Azalais », 6 rue du Consulat – 81100 CASTRES 05 63 72 40 61 – azalais@wanadoo.fr

Labastide Rouairoux : poésie, musique et chant

Blog Flyer Temps d'exil mailECHOS-CI, ECHOS-LA

Association Intercommunale de Développement Artistique et Culturel en Haut Languedoc : Cette fois, c’est du théâtre !

MARDI 10 MAI 2016 à 20h30 au cinéma de Labastide-Rouairoux

L’écriture chaleureuse de Mehdi Lallaoui, la musique et les chants d’Afrique et de Méditerranée nous plongent dans le vif des émotions, des espoirs exaucés ou déçus, au coeur du voyage, de cet attrait pour l’Ailleurs qui a fondé des cultures dont les récits immémoriaux nourrissent encore l’imaginaire des peuples.

Un message d’espoir et de fraternité à tous les migrants : « Et nous autres, descendants de métèques lumineux, à l’esprit vif et aux mains calleuses, même sédentarisés, même urbanisés, nous restons des errants, à jamais nostalgiques des transhumances de nos ancêtres, l’anthère des étamines balancées aux vents de nos histoires multiples. Et pourtant nous sommes d’ici… Pour toujours. »

Echange à la suite du spectacle avec Antoine Johannin**, comédien et Gaëtan Pascual, musicien

Entrée participation libre

Renseignements 09 80 68 68 00

** à  noter : Antoine Johannin sera présent à la fête du 20ème anniversaire de Confluences 81 !

Castres : Bernard Ariès fête les 20 ans de Confluences 81

121 page 6 BERNARD-01 (2)Texte pour Confluences 81

Depuis longtemps, je suis amoureux des beaux textes de la chanson française d’Eddy Constantine à Jean Roger Caussimon en passant par Bernard Dimey, Allain Leprest, Charles Trénet, Nougaro, Barouh, Férré, Ferrat et bien d’autres encore, sans oublier des auteurs plus récents injustement méconnus. Chansons de tendresse bien sûr, mais aussi de colère, de révolte, combat d’arrière-garde ou au contraire confiance un futur moins mercantile, cet amour de la chanson Française, qui s’adresse à ce que vous avez entre les oreilles, je tiens à le partager avec vous.

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Ma cara

MA CARA

(traduction en français plus bas)

Aici ma cara

A la raja dau temps l’ai quilhada

Es nuda

coma la roca dau vent batuda      (accent sur le o)

e mai barrada coma un ponh

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La Foire aux Dieux

Pourquoi pas un Dieu du « H-Chiche ! » ? un Dieu « De-vin » nouveau ?

 

Ce texte est précédé d’une petite note explicative diatribe contre tout théiste exaltant le sang, le misérabilisme. Contre tout théisme dépourvu d’humour et de rire si « sain ».

Hommage au grand poète et humaniste Espagnol Federico Garcia Lorca.

 

Surtout pas un dieu de sang Nom de dieu !

Je me préfère sans dieu, nom de dieu !

Et encore moins un dieu de toussaint

Y’a bien assez de « crise-en-thème » et de crise en tout nom de dieu !…

 

Non ! Non ! Pas un dieu qui donne des crises de fois, de foie, de foi…

Pas plus qu’un dieu “sans-gland” …

De même que Federico Garcia Lorca : « Non je n’aime pas le sang » !

 

Alors, histoire de rigoler je me suis inventé un Dieu ;

Je lui ai même donné un nom, un nom de dieu évidemment…

Un Dieu qui « sang-fait-pas »…

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