Dialogue n° 11 de Jacques et de son Maître

114 page 5 cravirola-parent448Cravirola, la garrigue

Finalement, Jacques et son Maître ayant décidé de passer l’hiver au chaud plutôt que de courir les chemins peu agréables en cette saison, restèrent plus de trois mois à Cravirola. Le printemps venu, ils enfourchèrent leurs montures. En principe en direction des Causses Aveyronnais. Evidemment, le dialogue s’installa dès que les sabots foulèrent la garrigue toute odorante des premières senteurs de la belle saison.

Jacques : Mon sentiment sur ce séjour est plus que positif : repos, nourriture saine, groupe accueillant, rien à redire !

Le Maître : Un peu trop de travaux de jardinage à notre arrivée, à mon goût !

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Edito du n° 114 de Confluences 81

114 page 3 Kalié édito FSCN1180 (2)Conte de printemps

En ce début d’année, on pourrait croire que le printemps, tout neuf, va tout transformer.

 

La nature, naturellement ! Les poussées de sève font reverdir les arbres, fleurir les boutons d’or. De jeunes pousses vont reboiser la forêt de Sivens, sauvagement décimée pendant la morte saison par une armée de robocops, dont on avait remonté à fond (par erreur ?) le mécanisme. Ils étaient aidés par des agriculteurs à qui l’inactivité hivernale donnait des aigreurs d’estomac, au point d’aller menacer de mort de jeunes elfes et farfadets vivant dans le bois pour le protéger. Les notables du coin ont profité de la situation pour régner en maîtres absolus et mener à terme leurs sinistres desseins.

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Pierre BROSSOLETTE

104 page 12 Pierre-BrossolettePIERRE BROSSOLETTE : FAUT-IL TRANSFERER …

… SES CENDRES AU PANTHEON ?

Certains historiens s’opposent au transfert des cendres de BROSSOLETTE au Panthéon en soulignant les mauvais rapports qu’il entretenait avec MOULIN ” panthéonisé” en 1964. D’autres personnalités de toutes tendances y sont favorables.

Pierre BROSSOLETTE voit le jour dans le XVI° arrondissement en 1903 ! Son père est inspecteur dans l’enseignement primaire ; ses deux sœurs un peu plus âgées seront comme lui agrégées ; après des études brillantes à Janson de Sailly il entre en classe préparatoire à Louis le Grand ; est reçu major au concours de la rue d’Ulm ! Mais malgré des études dans un milieu classique, il manifeste déjà une très grande indépendance d’esprit. Après son agrégation d’histoire obtenue brillamment à 22 ans (il est reçu “seulement” second à cause d’une “belle” dispute avec le jury), il se tourne vers le journalisme et la politique.

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S’ils nous dégagent, on revient !

arroser les chrysanthèmesLe Préfet du Tarn a écrit au Collectif des Bouilles ! Pour la première fois depuis le début de cette histoire, l’État nous adresse la parole, autrement qu’en lançant des gaz, en matraquant, en expulsant. On sait pas ce qui s’est passé dans leur tête. Si ça se trouve, y’a des repas végétariens à la cantine de la Pref’.

 

S’ils nous dégagent, on revient ! Appel à réoccupation potentielle de la ZAD du Testet Publié le janvier 29, 2015

 

Ami-e d’ici ou d’ailleurs, le projet initial de barrage de Sivens semble prendre la voie de l’abandon. Mais cette victoire n’est que très partielle car d’autres ouvrages hydrauliques ont été proposés par le ministère de l’écologie pour le site de Sivens. Les choix se sont appuyés plus sur les pressions diverses et une stratégie politicienne que sur le travail d’analyse et des arguments rationnels. Les solutions privilégiant un progrès social et humain ont été balayées pour laisser place uniquement aux solutions pseudo-techniques, s’intégrant comme à l’accoutumée dans la logique capitaliste d’un système dévastateur.

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Un salaire à vie

106 page 5 Friot CastresSelon Bernard Friot, invité à Castres le 10 décembre dernier par un collectif d’organisations politiques et syndicales, RIEN DE PLUS FACILE !

Il suffit de supprimer les dividendes, de faire des travailleurs les propriétaires de leur entreprise, d’augmenter le taux des cotisations sociales et les salaires.

Il suffit de sortir de l’aliénation qui consiste à penser que les fonctionnaires, les femmes « au foyer » et les retraités ont des activités utiles, mais non productives. C’est faux ! s’exclame Friot.

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J’ai fait un rêve : un Conseil Général démocratique !

HémicycleCoup sur coup, fin février 2014, le Conseil Général du Tarn a pris deux décisions contraires « au minimum syndical » écologique, à une majorité voisine de celles qu’obtenait en son temps le Soviet Suprême d’URSS.

D’abord, l’assemblée départementale (46 conseillers généraux) s’est prononcée en faveur du barrage du Testet : 43 POUR, 1 CONTRE et 2 en faveur d’un moratoire. Avec un curieux processus de décision, « le sondage délibératif »[1]. Procédure pour le moins mal assimilée, puisque la décision intervient après un refus de la part de nos conseillers départementaux de participer à un débat contradictoire proposé par les deux collectifs qui, sur le terrain, s’opposent à ce projet. On notera aussi que la même assemblée avait adopté en 2011 la « Charte de Participation », afin, disait-on alors, de mettre en place une démocratie participative !

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On a trouvé des puces sur mes lasagnes

Il y a quelques semaines de cela, entre janvier et février 2013, un scandale médiatique a tenu en haleine les consommateurs et consommatrices de France (tandis que des réformes* sur le droit du Travail se tramaient dans un quasi silence).

On aurait retrouvé de la viande de cheval dans des lasagnes au bœuf !

Des chevaux abattus et découpés en Roumanie. Leur chair vendue par un trader hollandais à un intermédiaire chypriote qui à son tour l’aurait revendue à la société Spanghero, appartenant au groupe Lur Berri, qui, par sa holding Poujol, fournit Comigel, une entreprise Lorraine qui fabrique au Luxembourg des lasagnes surgelées pour Findus une société suédoise dont le principal actionnaire est le fond anglais Lion Capital.

Vous avez suivi ?  

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Dialogue n° 3 de Jacques et de son Maître

105 page 5 Aupetitgendre couvertureDialogue 3 : alors, on boude ?

Hélas, dès les premières lieues, Jacques comprit que son Maître était plongé dans ses pensées et qu’il serait ardu et téméraire de l’amener à desserrer les dents. Trois ou quatre questions sur l’individualisme et la solidarité, sur le travail et son utilité, sur la gratuité des biens de consommation courante et la toute puissance du marché mondialisé, sur le rôle des banques dans notre vie de tous les jours restèrent sans le moindre écho…

Jacques demanda alors à son Maître s’il avait déjà posé ses bagages dans la commune libre de Saint-Martin. Celui-ci resta muet. « Peut-être pourrions-nous y passer ? Le détour ne serait pas bien grand… » ajouta-t-il. Feignant de prendre le silence de son Maître pour un acquiescement, Jacques tourna la bride de son canasson vers la gauche et nos deux voyageurs prirent en douceur la direction annoncée.

Candida Rouet (à suivre !)