Robin Renucci : lettre à Mme la Ministre de la Culture à propos des exilé-e-s

Madame la ministre de la Culture,
Vous avez convié certain.e.s d’entre nous à la fin de l’automne à un dîner pour parler de nos différentes actions auprès des exilé.e.s qui cherchent actuellement refuge en France.

Nous vous avons proposé alors d’organiser une commission dont nous étions prêt.e.s à prendre la charge, afin d’établir un dialogue avec le ministère de l’Intérieur. Nous avons insisté sur la nécessité et l’urgence d’ouvrir ce dialogue entre les artistes, les acteur.trice.s culturel.le.s et le ministère de l’Intérieur, dialogue sans lequel tous nos efforts, tout notre travail en direction des milliers d’éxilé.e.s restent une goutte d’eau dans l’océan des violences qu’ils et elles subissent aujourd’hui sur notre territoire, dans cette France qui pour elles et eux représentait pourtant la patrie des droits de l’homme, une terre d’asile et de refuge, et qui n’est plus aujourd’hui, pour ces femmes, ces enfants et ces hommes, qu’un endroit de violence et de rejet.
Notre demande est restée lettre morte.

Vous avez lancé récemment un appel au milieu culturel et artistique à faciliter aux éxilé.e.s l’accès à la culture, à développer des ateliers artistiques avec elles et eux, pour les aider à patienter le long des files d’attentes administratives.

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Cédric Herrou : deux témoignages de l’acharnement judiciaire et policier…

 1) Cédric Herrou a partagé sa publication.

Une lettre de ma mère, au nom de l’Amour et de la Colère.

Lettre de la mère de Cédric

Monsieur le Procureur, je vous fais une lettre……
Je suis la mère de celui contre lequel vous vous acharnez . Ma grand -mère paternelle a elle aussi , en 1918 passé la frontière d’Italie à pied, par les montagnes elle a perdu le bébé qu’elle portait au cours de ce périple, (peut être a t’elle croisé à ce moment là les grands mères de messieurs Ciotti et Estrosi,qui sait ?) elle s’est louée telle une bête de somme pour tirer les « charetons »je me souviens d’elle avec la lanière de cuir qui lui barrait le torse …Ma mère quant à elle était allemande, ma sœur est née dans les geôles de la gestapo, elles ont été toutes deux libérées par les Américains ; C’est ce sang là qui coule pour moitié dans les veines de mes deux fils que vous avez fait arrêter jeudi , l’autre moitié étant du pur sang de Bretagne… c’est têtu un Breton, et ça n’a pas peur des tempêtes.
S’ils ne sont pas Français « de souche » (c’est ce qui reste d’un arbre mort, non ?) ils ont des racines profondes et vivantes dans ce pays qui est le leur et qu’ils aiment.
Pour que vous compreniez … nous avons été « famille d’accueil pendant 25 ans. Cedric avait 5 ans, Morgan 7, quand les premiers enfants sont arrivés .ils ont partagé leurs jouets, leur table, leur maison, leurs parents avec 15 enfants délaissés,de toutes origines,certains battus, violés …..
Alors quand Cedric vous dit que ces enfants qu’il voit sur nos chemins et nos routes de la Roya, ce sont ses frères et ses sœurs, il ne vous ment pas . Et quand il interpelle si fort les services de l’ASE, c’est qu’il en connait les rouages.
Nous avons quatre enfants puisque ils ont accepté d’intégrer deux de ces enfants à leur famille, ce sont leur sœur et leur frère à présent et nous en sommes très fiers !
Voilà monsieur le Procureur, et tous ceux qui le traitent de passeur, de trafiquant d’êtres humains et de voleur, voilà à qui vous avez à faire.
Avec tout mon respect,
Mama Herrou.
(transmis par Eric Vergniol)

Castres : soirée CIMADE

Nous avons le plaisir de vous inviter à la soirée Migrant’Scene organisée le 1er Décembre par la CIMADE aux Ateliers à Castres 22 rue Mérigonde.

Projection de courts métrages et du film “WELCOME CHEZ NOUS” d’Adrien PINON – 2 séances à 19h et 21h15 le Vendredi 1er Décembre. Entrée libre / Possibilité de se restaurer sur place avec réservation

Vous trouverez en pj l’invitation et vous remercions de la transmettre à vos réseaux.

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Mazamet : conférence débat

Un événement important à ne pas manquer vendredi 5 mai à Mazamet

 Nicole Lapierre sociologue anthropologue vient parler de

” l’héroïsme des migrants d’hier et aujourd’hui”

 non pas dans un débat politique mais pour insister sur la chance de pouvoir s’ouvrir aux autres comme elle le dit dans son livre  “Sauve qui peut la vie” pour lequel elle a reçu le prix Médicis essai, raison pour laquelle l’association J’M LIRE l’a invitée. Informez vos contacts afin qu’un public nombreux puisse l’écouter à l’auditorium du palais des congrès de Mazamet ?

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Labruguière : projection

dans ce film il s’agit de voir précisément comment le trajet d’intégration des migrants sur le Vieux Continent se joue, c’est-à-dire comment débarquer, comment faire le choix ou non de demander l’asile, travailler dans le pays, être sous la menace des nationalistes violents ou encore tenter de faire venir sa famille (en l’occurrence, Khaled souhaite retrouver sa sœur).

Projection le dimanche 30 avril à 18h 30 au cinéma Le Rond-Point de Labruguière du beau film d’Aki KAURISMÄKI 

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Albi : projection-débat

Bonjour à toutes et à tous,
une annonce à faire circuler : le mardi 25 avril de 17h à 19h le département de sociologie de l’université Champollion d’Albi propose la diffusion du documentaire Benvenuti en présence de la co-réalisatrice Annalisa Lendaro, chercheuse au CNRS, spécialiste de la question des migrants aux frontières de l’Europe (voir ci-dessous la présentation du film). ça se passe au bâtiment Multimédia auditorium 1 de l’institut universitaire Champollion d’Albi. La projection du film sera suivie d’un débat. L’entrée est libre. Venez nombreuses et nombreux.

Au plaisir de vous y retrouver !

Bérengère pour RESF81

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Albi : accueil des réfugiés

de l’émotion et de l’optimisme!

le jeudi 30 mars 20h30 Salle ARCE ALBI

projection du film “UN PAESE DI CALABRIA”

(invitation du MRAP)

Un paese di Calabria fait de l’accueil des réfugiés son credo. Victime d’un exode rural massif, le village de Riace doit sa renaissance à l’arrivée de deux cents Kurdes dont le bateau s’est échoué sur la plage, un jour de 1998. Depuis vingt ans, la solidarité s’organise, les maisons abandonnées ont été retapées, les commerces et l’école ont rouvert. Porté par une voix off douce et chantante, ce documentaire dresse le portrait d’une communauté qui résiste à l’indifférence et, par ricochet, à la mafia calabraise. Il redonne un peu d’espoir dans le genre humain. — Jérémie Couston