Violences faites aux femmes

Message du Planning Familial Tarnais : Voici un récapitulatif des actions à soutenir auxquelles le Planning Familial du Tarn participe et à diffuser largement

– Samedi 23 Novembre : pour dénoncer les violences faites aux femmes: manifestation organisée par l’assemblée féministe Toutes en Grève 31

Rdv à 13h à Toulouse à Palais de justice.

Un covoiturage depuis Albi est organisé à 12h au parking du Séquestre.

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Castres : film “Femalepleasure”

Dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes qui est célébrée le 25 novembre et soutenue par l’Organisation des Nations unies le Planning Familial du Tarn organise un ciné débat au cinéma Le Lido à Castres mardi 26 novembre à 20 h 30. FEMALEPLEASURE est un plaidoyer pour la libération de la sexualité des femmes au 21ème siècle. Les structures patriarcales millénaires y sont remises en causes, tout comme la banalisation de la culture pornographique.

SYNOPSIS: Cinq héroïnes, cinq pays, même combat : s’affranchir des préjugés, combattre les violences faites aux femmes, conquérir le droit à disposer de son propre corps. Brisons le silence, soyons invincibles, revendiquons #Female Pleasure ! Séance suivie d’une discussion avec les militant.e.s du Planning Familial 81 Nous comptons sur votre présence et n’hésitez pas à faire circuler largement l’info autour de vous (mails, facebook etc etc…)

Le Planning Familial du Tarn 6 Place Saint Michel 81800 RABASTENS Tél : 06.51.60.54.49

Confluences 81 n° 141 : Marie Gouze (1748-1793)

dite « Olympe de Gouges » fédéraliste anti-esclavagiste et anti-jacobine.

Initialement j’avais envisagé de ne pas écrire sur Olympe de Gouges, personnage déjà longuement documenté, je préférais écrire sur les femmes injustement méconnues. L’envie de rendre femmage* à Olympe de Gouge fut plus fort que mon objectif initial mais pour cela j’ai choisi un biais moins souvent abordé : la volonté d’abolir l’esclavage et l’anti-jacobinisme d’Olympe de Gouges. Comme vous le savez très certainement, Olympe de Gouges est née à Montauban, le 7 mai 1748. Mariée à 17 ans avec un homme de 30 ans plus âgé qu’elle, elle se retrouve rapidement enceinte. Quelques mois après avoir donné naissance à Pierre, elle se retrouve veuve, son époux ayant été emporté par une crue du Tarn. Elle décide alors d’aller rejoindre une de ses sœurs et de vivre à Paris.

Paris : début d’une carrière littéraire Là, elle rencontre le directeur d’une compagnie de transport qui la soutint financièrement, ce qui lui permit d’entamer une carrière littéraire, notamment dans le théâtre (sa situation de veuve lui permit de pouvoir publier ses ouvrages sans s’encombrer de l’autorisation maritale alors obligatoire).

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Anna Göldin et l’accusation de sorcellerie

Article publié dans le n° 138 (mai 2019) de Confluences 81

Anna Göldin (1734-1782) et l’accusation de sorcellerie pour éliminer les femmes récalcitrantes. Anna Göldin est née dans une famille pauvre de confession protestante à Sennwald, petite commune de Suisse. Mère d’un enfant né hors mariage, sa réputation est déplorable dans une région et à une période où la procréation hors conjugalité est considérée comme immorale. De plus, elle est soupçonnée, comble de l’ignominie, d’avoir empêché la naissance de son second enfant (auto-avortement).

Malgré son faible pedigree, elle est employée vers la fin de l’année 1780 comme servante par le médecin Johann Jacob Tschudi, membre du tribunal local. Une des missions d’Anna est de s’occuper des 5 filles du couple. Un peu plus d’un an après son embauche, elle dépose plainte contre son employeur qu’elle accuse de viols répétés. Apprenant que sa victime a porté plainte contre lui, le docteur Tschudi l’accuse à son tour de sorcellerie et d’avoir empoisonné sa fille cadette, Anne-Miggeli, en glissant des épingles à nourrice et des aiguilles dans les plats et le pain de la gamine. La servante est alors exclue du domicile du médecin et trouve refuge chez un voisin peu à l’écoute des rumeurs publiques.

Quelques semaines plus tard, elle est arrêtée et accusée de pratiquer la magie noire. En février 1782, elle est envoyée dans le Canton voisin, à Glaris, où elle va être soumise à la torture (suspendue plusieurs heures par les pouces, les mains attachées dans le dos, des poids attachés aux chevilles). Forcément elle finit par « avouer » avoir pactisé avec le Diable.

Détenue en cellule en attendant son jugement, elle donne naissance à un enfant, probablement issu d’un viol du Docteur Tschudi, qui ne vivra pas bien longtemps, ce qui lui sera aussi reproché lors du procès. La cour statuant sur son sort était composée d’amis du docteur Tschudi. Elle fut rapidement condamnée à la décapitation sur la place publique, et en juin 1782, elle fut exécutée. Ses restes furent enfouis au pied de l’échafaud.

La presse fut assez imprécise sur le verdict de ce procès. Sans doute le tribunal voulut éviter de mentionner le terme « sorcellerie », accusation devenue désuète ! On la qualifia plutôt d’empoisonneuse.

Parmi le nombre impressionnant de femmes brûlées, décapitées ou écartelées (ou autre supplice, l’esprit de certains humains ne manquant pas d’imagination quand il s’agit de causer la souffrance et la mort) sous prétexte de « sorcellerie », un grand nombre d’entre elles l’ont été car jugées non conformes à ce que dictait la morale religieuse et patriarcale de leur temps ; d’autres avaient des connaissances très poussées des plantes médicinales et parfois même de plantes ayant des vertus contraceptives ou abortives, connaissances enviées par les hommes d’Églises et les savants se réservant la gloire des Savoirs ; d’autres l’ont été pour avoir éconduit un prétendant vexé et d’autres encore parce qu’elles possédaient (souvent par héritage) des biens convoités (dans de nombreux procès, une fois la victime éliminée, le juge et l’accusateur se partageaient les biens de leur victime). Un nombre non négligeable de femmes exécutées sous prétexte de sorcellerie l’étaient aussi car elles n’apportaient plus à la communauté (selon de vagues notions économico-sociales dénuées d’empathie et de dignité) : infertiles ou devenues trop vieilles pour donner des naissances ou lesbiennes se passant aisément des hommes.

Une procédure de réhabilitation a été entamée en novembre 2007 par le Grand Conseil du canton de Glaris. En août 2008, Anna Göldin est définitivement innocentée par le Parlement Cantonal de Glaris. Elle est considérée comme la dernière victime de la « chasse aux sorcières » en Suisse*. À l’endroit même où Anna fut décapitée se dresse aujourd’hui… un abattoir**.

Patrice K

* En Pologne, deux femmes auraient été encore été exécutées pour sorcellerie en 1793. Et en France, bien que les condamnations à mort pour sorcellerie n’étaient plus en vigueur depuis 1682, une femme accusée de sorcellerie fût brûlée vive par des paysans à Bournel (Lot & Garonne) en juillet 1826 et une autre en 1856 à Camalès (Hautes Pyrénées). ** Aurai-je cherché par cet élément anecdotique, à manipuler mon lectorat en essayant de lui inspirer de la méfiance vis-à-vis de ce type d’installation où est donnée la mort ?

2 conseils de lecture :

– « Anna Göldin, dernière sorcière » de Eveline Hasler (éditions L’Aire Bleue, 2015)

– « Sorcières, la puissance invaincue des femmes » de Mona Chollet (aux éditions Zones, 2018)

Journée internationale des droits des femmes

Depuis Octobre 2018, la grève des Femmes du 8 Mars 2019 se prépare lors d’AG intersyndicales et inter-orgas à TOULOUSE. Les hommes sont bien entendus appelés aussi à soutenir cette initiative pour qu’on travaille ensemble à plus d’égalités.

Pour préparer cette journée du 8 Mars “Journée internationale des droits des femmes”, discutez et mobilisez-vous sur vos lieux de travail.

Salutations féministes
Catherine

Quand je veux, si je veux !

Quand je veux, si je veux ! (France, 2017, 1h13 – HD)

En France, une femme sur trois avorte au cours de sa vie. Une dizaine d’entre elles témoignent face caméra dans des jardins publics. Elles n’ont aucun point commun sinon d’avoir vécu l’expérience de l’avortement après le vote de la loi autorisant l’IVG, en France, en 1975, et d’assumer leur choix. Aujourd’hui, chacune à sa façon, elles racontent avec leurs mots et leurs différences cette expérience commune. Ces récits singuliers dessinent les contours d’une réalité intime incarnant ce que disposer de son corps veut dire, ici et maintenant. Dans la lignée de celles qui se sont battues pour l’obtention du droit d’avorter, Lola, Magali, Sigrid…posent des mots pour elles et pour les autres. Une parole indispensable pour continuer à défendre ce droit sans cesse menacé.

Réalisation: Susana Arbizu, Henri Belin, Nicolas Drouet, Mickaël Foucault

Festivals (sélections): Festival International du Documentaire et des droits de l’Homme (Juillet-2018. Sucre-Bolivie) – Escales documentaires de La Rochelle (nov. 2018) – Festival Intergalactique de l’Image Alternative de Brest (Déc. 2018).

Bande d’annonce : https://vimeo.com/299079215

Site Facebook du film: Quand je veux, si je veux – Le film

 

Bonjour,

Nous avons le plaisir de prendre contact avec vous pour vous annoncer que notre film Quand je veux, si je veux ! sortira en salles le mercredi 13 mars 2019.

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Albi : monologues du vagin

Le grand soir approche !

Le mercredi 13 février à 20 h 30, les bénévoles du Planning Familial du Tarn seront sur la scène du théâtre des Lices à Albi pour une lecture des “Monologues du Vagin”.

La soirée est organisée par le Club Soroptimist d’Albi

Les bénéfices seront reversés au Planning Familial du Tarn pour l’aider à accomplir ses missions d’Education Populaire féministe.

Réservation des billets au   06 16 09 13 55 ou vente à l’office de tourisme d’Albi ou sur leur site : albi-tourisme.fr. (Page d’accueil + “tous les bons plans”+ Billetterie spectacle + les Monologues). Attention les places vendues via internet sont à retirer à l’office de tourisme d’Albi. Une billetterie sera ouverte le jour “J” mercredi 13 février au théâtre des Lices à partir de 14 h.

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Feminazi et journalope…

Lisant le Confluences 81 du mois dernier par petits bouts, je suis tombé sur une question d’Aline à propos des termes “féminazi” et “journalope”. As-tu reçu des réponses Aline ?

Ces deux termes ont été inventés et sont utilisés dans des milieux où l’on trouve des gens contre qui je lutte depuis un peu plus de 2 décennies ! Donc je pense pouvoir te répondre Aline.

 

“Féminazi” est un terme inventé pour désigner de façon injurieuse les féministes. Qu’elles soient radicales ou non.

A ma connaissance, au moins 4 masculinistes médiatiques usent de ce terme pour définir les féministes qu’ils haïssent. Il s’agit de l’éditorialiste et animateur radio étasunien Rush Limbaugh (qui compare l’IVG aux crimes des nazis), de l’avocat étasunien Roy Den Hollander (qui considère que « (…) les féminazies ont infiltré les institutions et il y a eu un transfert de droits des hommes aux femmes (…) »), du blogueur québécois Jean-Claude Rochefort (qui en appelle aux violences contre les féminazies) et du militant masculiniste québécois Hermil Lebel (qui estime qu’une dictature féminazie s’est abattue sur le Québec, alors qu’il est accusé de violences conjugales)

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