Charlie Hebdo et… Le Lot en Action

Liberté de la presse : le LEA censuré à Cahors par le maire

Le Lot en Action, par Bluboux (Laurent Cougnoux), mis en ligne le 29 janvier 2014

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Blog LEA 1Insupportable d’entendre tous les barons de la politique parler de liberté de la presse, la larme à l’œil, la main sur le coeur… Jusque chez nous, à l’image du maire de Cahors, Jean-Marc Vayssouze, qui a pris la parole en public pour parler de la liberté de la presse lors du rassemblement à Cahors, au lendemain de l’attentat. Ce même Vayssouze qui est intervenu personnellement pour que le Lot en Action sorte des rayons de la médiathèque de Cahors…  Nous publions ci-dessous le “coup de gueule” publié dans le numéro qui sort en kiosque demain (30 janvier), ainsi que la copie d’un des courriers envoyés par nos lecteurs à la médiathque de Cahors.Le crépuscule des idiots

Bal tragique à Cahors : un mort !

Par l’Atra Bil R

La liberté de la presse est une et non négociable, sauf à Cahors… Oui-Oui (1), l’EDPT (élu du premier tour) nous a bavé un beau discours le 9 janvier dernier. L’émotion peut servir à faire remonter une popularité largement écornée par des prises de position impopulaires. L’exemple venant d’en haut. Voir les poses martiales de Flamby, le fromage mou de la république, que tous les politicards se sont empressés d’imiter : vive la presse, l’éducation, l’intégration et tout et tout… bref tout ce sur quoi ils se sont essuyés les pieds depuis quarante ans. Pour la liberté de la presse à Cahors c’est déjà gagné. On a le choix entre la « Détresse du Midi » et la « Maîtresse du Papy », mais le LEA n’est toujours pas mis à la disposition des lecteurs de la médiathèque de Cahors, malgré une mise à disposition gracieuse. Cherchez l’erreur. Bon, il est vrai que Charlie leur crachait à la gueule depuis quarante ans, mais malgré ça on pouvait le trouver dans les rayons. Il a fallu un attentat monstrueux pour que tout le monde, et surtout ceux qui ne pouvaient pas les blairer, deviennent d’un seul coup Charlie.

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Edito du n° 102 de Confluences 81

102 page 3 éditoConfluences 81 et la presse à scandales !

La presse indépendante, libre, n’appartenant ni aux marchands d’armes, ni aux autres industriels, celle qui ne vit pas de la publicité… est en grande difficulté. Tous les titres (ou presque) de cette presse sont en voie d’extinction.

C’est à se demander s’il existe encore un « lectorat » pour cette presse d’information, pour cette presse d’analyses, voulant engager une réflexion conduisant à des propositions d’alternatives au système dominant…

Le Comité de rédaction de Confluences 81 débat régulièrement de l’intérêt de continuer à faire paraître son journal dans la morosité ambiante. Avec l’amer constat que de moins en moins de personnes prennent le temps de lire des articles ayant prétention de contribuer à l’émergence d’une pensée libérée et non pas à être rapidement consommés car déjà pré-mâchés…

Le lectorat de Confluences 81 serait-il le même que celui des titres de presse à scandale ? Serait-il le même que celui des journaux locaux qui, malgré la publicité qui leur permet de vivre et le (prétendu) professionnalisme de son personnel, tend plus souvent vers le fait divers que vers l’information et l’analyse critique ?

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Edito n° 107 de Confluences 81

107 page 3 dessin KaliéAh, les petits journaux  !

Qu’on lit sous les tonnelles… La, la, la, la

Eh bien non, on ne lit plus les petits journaux  ! Pourtant ce sont eux qui parlent de la vraie vie, de notre vie, de nos problèmes, de ceux de nos enfants, de nos voisins…

D’ailleurs on ne lit pas non plus sous les tonnelles, on lit devant son écran d’ordinateur ou devant sa tablette. Nous avons toute l’info dans l’instant en tapotant sur notre i-phone. Les réseaux sociaux sont les plus rapides pour informer et rassembler, voire inciter au débat, alors pourquoi s’en priver  ?

Le nombre et la richesse des échanges, tous médias confondus, montrent que la population s’intéresse à son destin et que les jeunes, contrairement à une idée répandue, sont de tous les débats.

Certains, «  les anciens  », peuvent regretter ces moments consacrés à la lecture de leur canard. Moments partagés avec les collègues, le conjoint, les voisins… accompagnés d’un petit noir et entrecoupés de débats. Une autre façon de vivre.

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