Edito du n° 102 de Confluences 81

102 page 3 éditoConfluences 81 et la presse à scandales !

La presse indépendante, libre, n’appartenant ni aux marchands d’armes, ni aux autres industriels, celle qui ne vit pas de la publicité… est en grande difficulté. Tous les titres (ou presque) de cette presse sont en voie d’extinction.

C’est à se demander s’il existe encore un « lectorat » pour cette presse d’information, pour cette presse d’analyses, voulant engager une réflexion conduisant à des propositions d’alternatives au système dominant…

Le Comité de rédaction de Confluences 81 débat régulièrement de l’intérêt de continuer à faire paraître son journal dans la morosité ambiante. Avec l’amer constat que de moins en moins de personnes prennent le temps de lire des articles ayant prétention de contribuer à l’émergence d’une pensée libérée et non pas à être rapidement consommés car déjà pré-mâchés…

Le lectorat de Confluences 81 serait-il le même que celui des titres de presse à scandale ? Serait-il le même que celui des journaux locaux qui, malgré la publicité qui leur permet de vivre et le (prétendu) professionnalisme de son personnel, tend plus souvent vers le fait divers que vers l’information et l’analyse critique ?

Lire la suite

Edito n° 107 de Confluences 81

107 page 3 dessin KaliéAh, les petits journaux  !

Qu’on lit sous les tonnelles… La, la, la, la

Eh bien non, on ne lit plus les petits journaux  ! Pourtant ce sont eux qui parlent de la vraie vie, de notre vie, de nos problèmes, de ceux de nos enfants, de nos voisins…

D’ailleurs on ne lit pas non plus sous les tonnelles, on lit devant son écran d’ordinateur ou devant sa tablette. Nous avons toute l’info dans l’instant en tapotant sur notre i-phone. Les réseaux sociaux sont les plus rapides pour informer et rassembler, voire inciter au débat, alors pourquoi s’en priver  ?

Le nombre et la richesse des échanges, tous médias confondus, montrent que la population s’intéresse à son destin et que les jeunes, contrairement à une idée répandue, sont de tous les débats.

Certains, «  les anciens  », peuvent regretter ces moments consacrés à la lecture de leur canard. Moments partagés avec les collègues, le conjoint, les voisins… accompagnés d’un petit noir et entrecoupés de débats. Une autre façon de vivre.

Lire la suite