ça se passe comme ça à Pôle Emploi

Le 22 février 2013, en consultant mon espace personnel Pôle Emploi, j’apprends que je suis convoquée pour un atelier d’écriture au cours duquel je travaillerai individuellement par écrit « avec l’appui d’un animateur ».

Le 1er mars, jour fixé pour le rendez-vous, je me présente à la MCEF de Revel, où je me retrouve avec une dizaine de personnes, ma conseillère et  l’animateur de la réunion. D’entrée une Demandeuse d’emploi intervient pour déplorer le fait que la convocation ne soit arrivée que la veille, moi, je n’ai jamais eu de convocation écrite. Cette convocation écrite concernait bien un atelier individuel d’écriture.

La réponse de l’animateur a été : « Vous voulez qu’on vous aide oui ou non ? On est là pour ça : vous aider. De toute façon un employeur peut vous convoquer la veille si ça lui chante ! Nous (Pôle Emploi), nous sommes votre employeur, et vous n’avez rien à dire ».

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On a trouvé des puces sur mes lasagnes

Il y a quelques semaines de cela, entre janvier et février 2013, un scandale médiatique a tenu en haleine les consommateurs et consommatrices de France (tandis que des réformes* sur le droit du Travail se tramaient dans un quasi silence).

On aurait retrouvé de la viande de cheval dans des lasagnes au bœuf !

Des chevaux abattus et découpés en Roumanie. Leur chair vendue par un trader hollandais à un intermédiaire chypriote qui à son tour l’aurait revendue à la société Spanghero, appartenant au groupe Lur Berri, qui, par sa holding Poujol, fournit Comigel, une entreprise Lorraine qui fabrique au Luxembourg des lasagnes surgelées pour Findus une société suédoise dont le principal actionnaire est le fond anglais Lion Capital.

Vous avez suivi ?  

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Palmarès !

102 page 4 renaud lavillenieJuste une indignation à la publication de cette cruelle déclaration  « Le palmarès des sportifs les mieux payés en 2012 ». A vrai dire, je me serais passée de cette « information » scandaleuse, d’autres choses beaucoup plus importantes me touchent aujourd’hui.

La violence, l’indifférence, la solitude, la précarité, la générosité et la santé, je pourrai en citer bien d’autres qui sont à mes yeux des thèmes auxquels j’ai davantage envie de m’intéresser.

Cette réalité met en exergue le fait que des personnes vivent avec plus d’un million d’euros par mois : quel affront pour ceux qui n’ont que 500 euros pour survivre ! Le gouffre existant entre ces deux situations est effroyable. à qui en incombe la responsabilité ? Surement à ce système qui ignore les mots tels que : pauvreté, partage et solidarité. Hélas ce n’est pas le monde dans lequel je voudrais vivre, je crois qu’un autre monde est possible.

Françoise M

Confluences n° 102

Le bruit et les odeurs

101 page 4 musée ORSAY29 janvier 2013 : les médias révèlent qu’une famille « défavorisée » a été expulsée du Musée d’Orsay à Paris à cause de son odeur. Le musée d’Orsay a réfuté avec “la plus vive énergie les accusations simplificatrices et les amalgames” développés à son encontre après qu’une famille défavorisée a été expulsée de l’établissement pour son “odeur”. De son côté, ATD-Quart Monde envisage de porter plainte contre le musée et réclame un article du code pénal contre la “discrimination sociale”. (Culture box & AFP)

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Dialogue n° 10 de Jacques et de son Maître

112 page 13 cerveau 3Dialogue n° 10 : Cravirola, Le Maquis

Le Maître se redressa, posa le dos de sa main sur la région des reins puis s’appuya sur sa binette avant de déclarer : « Nous n’aurions jamais dû écouter les conseils de Gilou le Grenoblois ! Pourquoi diable nous sommes-nous arrêtés ici ? ». Jacques sourit avant de répondre : « Dois-je vous rappeler, mon  bon Maître, que vous n’avez formulé aucune objection, quand, crottés et trempés jusqu’aux os, nous avons distingué à travers un rideau de pluie fort épais, les toits de Cravirola* ? » Le dialogue reprit :

Jacques : Dois-je aussi vous redire que les personnes hébergées ne sont nullement contraintes à donner un coup de main ? Et qu’il vous a semblé « amusant » de désherber un coin de potager ? Un « jeu » pour vous !

Le Maître : Maudit sois-tu, Jacques !

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Dialogue n° 9 de Jacques et de son Maître

Dialogue n° 9 : rupture de faisceau !

Hélas, trois fois hélas, la multiplication des « épisodes cévenols » ces derniers temps et une météo très défavorables nous font craindre pour nos deux héros : Jacques et son maître sont, semble-t-il, perdus quelque part entre Ardèche, Lozère et Hérault. Notre inquiétude sur leur sort n’a d’égale que notre impatience à lire leurs prochains dialogues… Dans le n° 112 sans doute ?

Candida ROUET (novembre 2014)

Dialogue n° 8 de Jacques et de son Maître

110 page 11 CONSENSUSDialogue n° 8 : en vacances ?!

Jacques et son maître firent leurs provisions gourmandes à Die, puis à Montélimar. Là ils s’enlisèrent dans de longues files avançant au pas, mêlant de lourds convois de marchandises et autres chariots et charrettes aux diligences, chaises à porteurs, cabriolets, cavaliers et piétons dans un inextricable entassement de caisses, cageots de fruits, baluchons, malles et sacs divers… L’ensemble était même bloqué dans la direction de la Méditerranée. Leurs chevaux renâclaient à chaque arrêt et la chaleur aidant, Le Maître s’impatientait.

Le Maître : J’imaginerais bien un grand élargissement de ces chemins : plusieurs files parallèles dans les deux sens, avec, aux villes stratégiques, des guérites pour percevoir les taxes de passage. Quand se décidera-t-on à moderniser notre pays et à favoriser la rapidité dans les échanges économiques ?

Jacques : Ah, mon bon Maître, je sens que vous allez me parler de désenclavement économique !

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Dialogue n° 7 de Jacques et de son Maître

109 page 5 le maire de Saillans photo Le MondeDialogue n° 7 : tous maires !

Jacques et son maître traversèrent sans s’arrêter la grande ville de Lyon et longèrent la vallée du Rhône en direction du sud. Ils envisageaient de joindre l’Aveyron en passant par les gorges du Tarn, obliquant vers l’ouest après Montélimar. à Vienne, ils songèrent un instant se diriger vers Grenoble. Selon ce qui se disait, de grands changements venaient de s’y produire. D’un commun accord, ils remirent à plus tard la visite de cette ville, afin, disait Jacques « de laisser aux nouveaux venus le temps de faire leurs preuves ».

À Valence, ils quittèrent le fleuve majestueux en direction de Die où, selon le maître de Jacques, une fameuse clairette leur tendrait ses flûtes. Peu après Crest, sur les bords de la Drôme, ils tombèrent fortuitement sur Saillans. Surpris par la douceur de l’air et l’activité bourdonnante des habitants, ils y découvrirent une forme d’auto-gouvernement étonnante.

Remontant en selle quelques jours plus tard, le dialogue reprit.

Le Maître : Quels magnifiques couchers de soleil sur le Vercors ! J’en suis tout ébaubi.

Jacques : Certes, mon bon maître, mais est-ce là ce qui vous a frappé et intéressé ?

Le Maître : J’ai aussi remarqué que le maire était étrangement vêtu et se déplaçait sur une drôle de monture[1] !

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