ça se passe comme ça à Pôle Emploi

Le 22 février 2013, en consultant mon espace personnel Pôle Emploi, j’apprends que je suis convoquée pour un atelier d’écriture au cours duquel je travaillerai individuellement par écrit « avec l’appui d’un animateur ».

Le 1er mars, jour fixé pour le rendez-vous, je me présente à la MCEF de Revel, où je me retrouve avec une dizaine de personnes, ma conseillère et  l’animateur de la réunion. D’entrée une Demandeuse d’emploi intervient pour déplorer le fait que la convocation ne soit arrivée que la veille, moi, je n’ai jamais eu de convocation écrite. Cette convocation écrite concernait bien un atelier individuel d’écriture.

La réponse de l’animateur a été : « Vous voulez qu’on vous aide oui ou non ? On est là pour ça : vous aider. De toute façon un employeur peut vous convoquer la veille si ça lui chante ! Nous (Pôle Emploi), nous sommes votre employeur, et vous n’avez rien à dire ».

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Palmarès !

102 page 4 renaud lavillenieJuste une indignation à la publication de cette cruelle déclaration  « Le palmarès des sportifs les mieux payés en 2012 ». A vrai dire, je me serais passée de cette « information » scandaleuse, d’autres choses beaucoup plus importantes me touchent aujourd’hui.

La violence, l’indifférence, la solitude, la précarité, la générosité et la santé, je pourrai en citer bien d’autres qui sont à mes yeux des thèmes auxquels j’ai davantage envie de m’intéresser.

Cette réalité met en exergue le fait que des personnes vivent avec plus d’un million d’euros par mois : quel affront pour ceux qui n’ont que 500 euros pour survivre ! Le gouffre existant entre ces deux situations est effroyable. à qui en incombe la responsabilité ? Surement à ce système qui ignore les mots tels que : pauvreté, partage et solidarité. Hélas ce n’est pas le monde dans lequel je voudrais vivre, je crois qu’un autre monde est possible.

Françoise M

Confluences n° 102

Le bruit et les odeurs

101 page 4 musée ORSAY29 janvier 2013 : les médias révèlent qu’une famille « défavorisée » a été expulsée du Musée d’Orsay à Paris à cause de son odeur. Le musée d’Orsay a réfuté avec “la plus vive énergie les accusations simplificatrices et les amalgames” développés à son encontre après qu’une famille défavorisée a été expulsée de l’établissement pour son “odeur”. De son côté, ATD-Quart Monde envisage de porter plainte contre le musée et réclame un article du code pénal contre la “discrimination sociale”. (Culture box & AFP)

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Edito du n° 101 de Confluences 81

101 page 3 édito Kalié DSCN0309Un phénomène de mode sans doute !

A moins qu’en janvier, les poches et les comptes bancaires soient vides après les excès de fin d’année ? Bien sûr nous parlons des comptes et des poches des pauvres, vous l’avez compris.

Après la vieille dame exclue de sa maison de retraite pour défaut de paiement, après la fillette de 5 ans virée – pour défaut de paiement – de la cantine scolaire d’Ustaritz par la police municipale (vous n’avez pas pu manquer cela qui a même fait la une des journaux télévisés !), « nous au village aussi l’on a… »[1] des dérapages de ce style. Ainsi La Dépêche du Midi du 15 janvier 2013 nous informe d’un cas (presque) similaire à Saint-Sulpice (81) : samedi 12 janvier, la police municipale de cette bourgade de plus de 7500 habitants a frappé à la porte d’une mère de famille pour l’informer qu’à partir du lundi son fils de 5 ans ne pourrait plus bénéficier des activités périscolaires et donc de la cantine. Motif : défaut de paiement (50 €).

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Edito du n° 106 de Confluences 81

106 page 3 édito KaliéDans la lettre au Père Noel. . .

… celle, toute appliquée, que la rédaction de Confluences a envoyée,  il y avait tout plein de demandes, toutes plus raisonnables les unes que les autres. Demandes correspondant, bien entendu, au besoin (et à la promesse !) de changement annoncé.

Justice sociale, justice fiscale, justice démocratique… Nous avions décliné ce mot à toutes les sauces ou presque. Et nous avions ajouté, pour faire bonne mesure, une série de demandes précises pour illustrer. Par exemple une réduction massive du temps de travail et une autre organisation pour celui-ci, l’expérimentation d’un Revenu Universel Socialisé pour tou-te-s et la mise en place de monnaies locales complémentaires. Par exemple aussi, le gel de la TVA, sinon sa suppression pure et simple. Par exemple enfin le droit de vote immédiat pour tous les résidents étrangers.

Sur la question « fondamentale » du  travail, nous insistions sur l’interdiction de licenciements pour les entreprises faisant des bénéfices (et pour les autres aussi !). Avec des droits renforcés pour les Comités d’Entreprise et, pour les entreprises qui arrêtent, des mesures facilitant la reprise par leurs salarié-e-s (si possible en SCOP).

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Edito du n° 105 de Confluences 81

105 page 3 Un Pot KaliéVive les Impôts

Il ne se passe pas un jour depuis quelques semaines sans que nous n’entendions cette ritournelle : “Nous sommes étranglés par la pression fiscale !” Voilà le nouvel axe d’attaque de la Droite, complaisamment relayé par les medias.

A Confluences 81, nous nous situons dans le camp de ceux qui réclament une autre répartition des prélèvements, une autre justice fiscale, cela demande des réformes de grande ampleur.

Nous défendons résolument des Services Publics couvrant l’ensemble du territoire, visant à offrir à chaque personne, quel que soit son lieu de résidence sur le territoire, le même service – ou son équivalent pour un même coût, nous disons que l’impôt est un des outils de la répartition de la richesse, un des outils de la solidarité dans cette société capitaliste. Il autorise à penser la gratuité, le Revenu Social Universel et la Sécurité Sociale Professionnelle. Il permet aussi de financer les projets locaux allant dans le sens d’un développement utile.

Non, il n’y a pas de ras-le-bol fiscal, idée que les libéraux veulent imposer. Mais il y a un sentiment d’injustice ! Oui, il est possible d’augmenter les impôts des plus riches, de taxer les revenus financiers, c’est ce que l’on attend de la gauche.

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YES WEEK-END – Une génération de salariés pro-travail dominical pas si spontanée

(Photo AFP / KENZO TRIBOUILLARD)
(Photo AFP / KENZO TRIBOUILLARD)

Leur dispositif médiatique est parfaitement rodé. Les employés de Leroy Merlin et Castorama qui souhaitent travailler le dimanche sont en effet parés d’un slogan accrocheur (“Yes week-end”), de porte-parole efficaces et de toute la panoplie de communication (t-shirts, banderoles, affiches) pour faire entendre leurs arguments alors que quatorze magasins Castorama et Leroy Merlin d’Ile-de-France ont ouvert dimanche 29 septembre, malgré une décision de justice leur imposant la fermeture.

Le Huffington Post revient sur la création de leur collectif, “les bricoleurs du dimanche”, lancé en décembre 2012 et dont l’objectif est de “mobiliser l’opinion publique et faire bouger le gouvernement” sur le principe du travail dominical.

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