Le bruit et les odeurs (1)

 

Blog Montpellier Nvel Obs 5111428578282Coup de gueule :

C’est bien connu, les « Arabes » sentent le couscous, les Espagnols la paëlla, les vieux la merde de leurs couches non changées… et les Roms l’odeur insupportable de la crasse(2).

Cette avalanche de lieux communs sur « les autres » nous tombe dessus périodiquement, selon l’actualité. Ces jours-ci, cela se passe à Montpellier, ville Méditerranéenne, carrefour d’ethnies diverses, creuset de cultures et civilisations ensoleillées. Selon les dires de chauffeurs de bus urbains, membres de F.O. (3), c’est « une véritable infection », au point que, si l’on écoutait ces personnes, la municipalité devrait rapidement mettre en place une navette « spéciale Roms » !

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élections départementales, 2nd tour : faites votre choix !

 

blog BVOTE-150329Cher-e-s ami-e-s qui ne voyez pas le choix comme ça :
Travail le dimanche ou Travail encadré ?
Chômage en semaine ou emploi à 0 heure ?
Femme en précarité sociale ou femme condamnée au foyer ?
Avortement hors sécurité sociale ou avortement hors la loi ?
Rigueur sociale ou social au faciès ?
Activisme productiviste ou offre libérée des contraintes écologiques ?

Modernisation du code du travail ou ringardisation ?

Tripartisme libéral ou libéralisme imposé.

Laïcité positive ou religion nationale ?
Flics partout ou milices partout ?
Justice sélective ou justice aux ordres ?

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Suite à un article de Confluences 81 (mars 2015)

MCOLRE~117 mars 2015Hier après-midi, une trentaine de membres du collectif «Non à Val Tolosa»ont stoppé un tracteur qui débroussaillait une parcelle sur le plateau de la Ménude, à la sortie de la Salvetat Saint-Gilles. «C’est pour mettre en place la procédure d’évaluation archéologique annonçant les travaux de la route départementale 924»explique Jutta Dumas, présidente des opposants au projet du centre commercial de Plaisance-du-Touch, sous l’œil de nombreux gendarmes.
Les opposants étaient soutenus par les trois élus d’opposition du groupe «Réinventons Plaisance» et par le conseiller général du canton 13. En campagne, Patrick Jimena (EELV) précise «avoir été le seul conseiller général à récuser ce projet, en réunion plénière». Candidat lui aussi (sur le canton de Plaisance), Pascal Barbier a déposé un recours juridique, en tant que conseiller municipal, contre une récente délibération -qu’il juge illégale- du conseil municipal : une convention entre la commune de Plaisance et la société SAS PCE,pour les travaux préparatoires (dépôt de clôtures et décapage des sols) de la future emprise de la RD 924.

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S’ils nous dégagent, on revient !

arroser les chrysanthèmesLe Préfet du Tarn a écrit au Collectif des Bouilles ! Pour la première fois depuis le début de cette histoire, l’État nous adresse la parole, autrement qu’en lançant des gaz, en matraquant, en expulsant. On sait pas ce qui s’est passé dans leur tête. Si ça se trouve, y’a des repas végétariens à la cantine de la Pref’.

 

S’ils nous dégagent, on revient ! Appel à réoccupation potentielle de la ZAD du Testet Publié le janvier 29, 2015

 

Ami-e d’ici ou d’ailleurs, le projet initial de barrage de Sivens semble prendre la voie de l’abandon. Mais cette victoire n’est que très partielle car d’autres ouvrages hydrauliques ont été proposés par le ministère de l’écologie pour le site de Sivens. Les choix se sont appuyés plus sur les pressions diverses et une stratégie politicienne que sur le travail d’analyse et des arguments rationnels. Les solutions privilégiant un progrès social et humain ont été balayées pour laisser place uniquement aux solutions pseudo-techniques, s’intégrant comme à l’accoutumée dans la logique capitaliste d’un système dévastateur.

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Moi non plus je ne suis pas Charlie

Un sentiment de malaise à chaque fois qu’une majorité se lève, et que Panurge se réveille… Un sentiment de malaise parce qu’il serait moralement inadmissible de ne pas être Charlie (au delà du ridicule de cette assertion qui voudrait que je sois quelqu’un d’autre que moi-même).

Charlie serait devenu le symbole d’une certaine liberté d’expression qu’on ne saurait attaquer. On ne peut pas leur reprocher de se mouiller c’est vrai, et j’avoue que la provocation me fait rire. Je garde quand même un certain malaise venant du temps où Philippe Val, cet arriviste, était aux manettes. Siné en a payé les pots cassés, et voir P. Val au bord des larmes face caméra, me pousse à me poser la question de sa sincérité.

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Charlie et les sales types (texte d’Eveline Grieder)

113 page 15 double peine pour CharlieDepuis mercredi, c’est une avalanche de sentiments mélangés à des bribes de pensées, de tentatives de réflexion, qui envahissent beaucoup d’esprits, dont le mien.

Je suis, comme beaucoup, KO, abasourdie, hébétée, stupéfaite, infiniment triste, et pourtant, depuis le même jour, et surtout depuis hier, un rayon d’espoir se faufile au milieu de la confusion, à la vue de l’incroyable réaction populaire, mais aussi intellectuelle, venant de notre société debout sous le choc, mais aussi du monde entier.

Ce qui fait chaud au cœur, c’est l’extraordinaire revendication, au travers du slogan-symbole Je suis Charlie, de ce droit fondamental à la liberté d’expression que notre Révolution Française a hissé au rang de trésor le plus précieux de l’homme, et que toute notre tradition d’insolence, d’irrévérence gauloise, de farouche indépendance vis-à-vis des puissants, a constitué comme patrimoine de notre esprit républicain, afin que le rire surplombe la colère ou la peur.

Que ce droit à la totale audace créatrice soit relayée par les citoyens d’innombrables pays est profondément réjouissant, car, dans une période difficile, la joie assumée nous fait nous sentir bien vivants, et cela signifie aussi que le rayonnement français à propos de valeurs universelles a toujours de la force.

Un journaliste espagnol a écrit, juste après la tuerie à Charlie Hebdo : « le monde est devenu si sérieux qu’il devient dangereux de rire »…

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Ces gens qui « ne sont pas CHARLIE »… et dont je fais partie.

Dimanche 11 janvier 2015, 09h30, matin brumeux et pluvieux, de cette fine pluie qui semble pénétrer jusqu’à la chair et les os et cheviller le froid hivernal, au coeur. Cette bruine insidieuse, partout et régulière, 10919017_1584211315143519_4015708539644755395_nsans fin… qui vous cerne d’inconfort, comme le mal être qui a, depuis mercredi dernier, écorné les pages du GRAND LIVRE SACRÉ de ce dont il convient, unanimement, d’appeler et de rappeler le nom,« la liberté d’expression ».

 

Et en effet, partout où mes yeux se posent dans cet espace public détrempé, je tombe sur des vitrines flanquées du mot de solidarité (pas encore logo mais ça ne saurait tarder?!) « JE SUIS CHARLIE ».

 

Nous sommes à Castres, ville à la ligne politique municipale, mais pas seulement, fortement imbibée de « valeurs de droite », « une droite républicaine » bien sûr… donc anti-communautariste, pour les autres bien sûr, l’entre soi droitier étant, pour le reste des« gens d’ici » une règle d’or, bien que non avouée…

 

Imprimés blanc sur fond noir avec la typographie de CHARLIE HEBDO ou dessinés directement sur un bout de papier blanc, avec un simple crayon. Parfois avec des couleurs et du gribouillage « qui dépasse des lignes », dans lesquels on sent la patte d’un enfant dont on peut se demander ce qu’il a bien pu comprendre du pourquoi de ce dessin, et dont on peut légitimement douter qu’il en soit à l’initiative seul.

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Un nouveau Blog pour Confluences81

Confluences 81 : évolution et constance !abo2

 Confluences 81 est un petit « journal d’expression libre partagé par Les Alternatifs du Tarn » (c’est le sous-titre !). Il a commencé en mai 2014 sa 19ème année de parution ininterrompue !

Bref historique

Au mois d’avril 1996 paraît le n°1 de Confluences 81. Il est créé par le groupe politique Tarnais « Convention pour une Alternative Progressiste », lui-même issu des Comités Juquin. Avec la création des Alternatifs en 1998, la CAP adhère à ce nouveau mouvement et le groupe Tarnais continue à publier 6 fois par an un numéro allant de 4 à 8 pages. Progressivement le journal passe à 16 pages avec un dossier central de 4 pages, toujours sur un rythme bimestriel.

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