Edito du n° 102 de Confluences 81

102 page 3 éditoConfluences 81 et la presse à scandales !

La presse indépendante, libre, n’appartenant ni aux marchands d’armes, ni aux autres industriels, celle qui ne vit pas de la publicité… est en grande difficulté. Tous les titres (ou presque) de cette presse sont en voie d’extinction.

C’est à se demander s’il existe encore un « lectorat » pour cette presse d’information, pour cette presse d’analyses, voulant engager une réflexion conduisant à des propositions d’alternatives au système dominant…

Le Comité de rédaction de Confluences 81 débat régulièrement de l’intérêt de continuer à faire paraître son journal dans la morosité ambiante. Avec l’amer constat que de moins en moins de personnes prennent le temps de lire des articles ayant prétention de contribuer à l’émergence d’une pensée libérée et non pas à être rapidement consommés car déjà pré-mâchés…

Le lectorat de Confluences 81 serait-il le même que celui des titres de presse à scandale ? Serait-il le même que celui des journaux locaux qui, malgré la publicité qui leur permet de vivre et le (prétendu) professionnalisme de son personnel, tend plus souvent vers le fait divers que vers l’information et l’analyse critique ?

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Edito du n° 103 de Confluences 81

103 page 3 éditoNe pas se cacher les vérités

A l’heure où ces lignes sont écrites, des centaines de personnes se rassemblent partout en France pour exprimer leur indignation après le meurtre en pleine rue de Clément MERIC et pour dire leur refus du fascisme.

Le choix de consacrer notre dossier central à « la montée des extrêmes droites en Europe » est largement antérieur à cette actualité.

Ce dossier pointe du doigt quelques uns des dangers qui nous guettent et tente d’en repérer quelques unes des causes. En contre-point, l’article sur Marx DORMOY (après ceux sur Jean ZAY et sur MANDEL) donne un éclairage historique à son contenu.

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Edito de Confluences n° 112

112 page 3 dessin édito Kalié Vœux conjugués*

Nous voulions changer le monde… une terre plus ronde, des humains plus avenants, bref un futur plus attirant.

Ils ont voulu nous en empêcher, avec des histoires de tours d’ivoire et de clochers, de pureté raciale et de préférence nationale, puis pour notre malheur, sont venus entrepreneurs grands patrons, financiers et banquiers marrons, journaleux, publicitaires, et une liste d’horreurs pour nous faire plus produire et consommer, pour encore plus nous plumer.

Vous voulez nous ignorer vous pour qui on a voté, faire du beurre et le cacher aux paradis ou ailleurs… nous ne sommes pas dupes de vos tartufferies de vos escroqueries, et le travail tue-chien pour nous pauvres terriens.

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Charlie et les sales types (texte d’Eveline Grieder)

113 page 15 double peine pour CharlieDepuis mercredi, c’est une avalanche de sentiments mélangés à des bribes de pensées, de tentatives de réflexion, qui envahissent beaucoup d’esprits, dont le mien.

Je suis, comme beaucoup, KO, abasourdie, hébétée, stupéfaite, infiniment triste, et pourtant, depuis le même jour, et surtout depuis hier, un rayon d’espoir se faufile au milieu de la confusion, à la vue de l’incroyable réaction populaire, mais aussi intellectuelle, venant de notre société debout sous le choc, mais aussi du monde entier.

Ce qui fait chaud au cœur, c’est l’extraordinaire revendication, au travers du slogan-symbole Je suis Charlie, de ce droit fondamental à la liberté d’expression que notre Révolution Française a hissé au rang de trésor le plus précieux de l’homme, et que toute notre tradition d’insolence, d’irrévérence gauloise, de farouche indépendance vis-à-vis des puissants, a constitué comme patrimoine de notre esprit républicain, afin que le rire surplombe la colère ou la peur.

Que ce droit à la totale audace créatrice soit relayée par les citoyens d’innombrables pays est profondément réjouissant, car, dans une période difficile, la joie assumée nous fait nous sentir bien vivants, et cela signifie aussi que le rayonnement français à propos de valeurs universelles a toujours de la force.

Un journaliste espagnol a écrit, juste après la tuerie à Charlie Hebdo : « le monde est devenu si sérieux qu’il devient dangereux de rire »…

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Edito de Confluences n° 111

111 page 3 dessin Kalié

Délires d’automne…

Vieux élisant contre jeunes aux arbres accrochés,

Délirants d’or contre des lyres d’air pur !

Vous les voyez vous aussi ces délires de violence vous qui êtes non violents.

Vous le vivez aussi ce délire de consommation vous qui êtes décroissants.

Vous les entendez encore ces lyres de promesses non tenues

– pauvre Père Noël ! – vous qui êtes des mélomanes de la politique.

Vous voyez bien que d’élire ne mène à rien,

Qu’il faut se mettre en résistance,

Qu’il faut se mettre en militance !

Mais oui, des lyres pour une société utopique,

Celle que nous essayons de construire…

Comme des abeilles sans reine

Mais oui au fait pourquoi une reine pour les abeilles ?

Ni d’élire,

Ni délires ?

Mais des lyres pour Confluences !

Des lyrons ensemble !

Comité de rédaction (6/10/14)

Edito du n° 109 de Confluences 81

109 page 3 KaliéLe loup chante-t-il la Marseillaise ?[1]

Dans notre édito précédent, nous parlions de « ne pas baisser les bras », de « rebâtir une gauche digne de ce nom », de redonner un espoir de changement réel de société…

Inutile de préciser que la tâche est ardue. En effet, nous vivons une période de confusion importante sur divers plans (politique, économique, écologique, démocratique, sociétale, etc … ). Si l’on ajoute la montée des populismes et des intégrismes, il y a de quoi s’interroger, voire matière à broyer du noir et finir par se résigner.

Inutile d’enfoncer le clou en dénonçant le rôle délétère de la plupart des médias aux ordres du système en place : pourquoi tant insister sur les visites princières ou la coupe du monde de football au Brésil ? Qu’avons-nous à faire de l’Eurovision ou des futilités de la société du spectacle envoyées en pâture au bon peuple pour l’amuser, l’occuper et l’écarter de la vie politique et sociale ?

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Edito du n° 108 de Confluences 81

108 page 3 dessin KaliéQuelle cuisine !

Pour une ratatouille, ce fut une belle ratatouille… Depuis le soir du 1er tour des municipales, les commentaires sur ce thème vont bon train. Force est de reconnaitre qu’ils sont justifiés.

Comment ne pas voir en effet, dans le taux de non-votants et celui des votes blancs et nuls un  désaveu cinglant non seulement des partis actuellement au pouvoir et des politiques d’austérité qu’ils mènent, mais aussi de la classe politique et de ses partis. Un désaveu profond du “système” tel qu’il est vécu par la population. Ce qui signifie la nécessité de mener de front deux chantiers : l’un autour de la refondation de la gauche, l’autre autour de la réappropriation “citoyenne” de l’espace public.

Le résultat des municipales exige de ne pas baisser les bras. Rebâtir une gauche digne ce nom : en dehors de « coups médiatiques », le Front de Gauche peine à répondre à l’espoir que sa création avait suscité dans de nombreux milieux. Survivra-t-il aux soubresauts des municipales ? Nous ne croyons pas que l’avenir de la Gauche passe par des cartels électoraux à géométrie variable.

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Edito n° 107 de Confluences 81

107 page 3 dessin KaliéAh, les petits journaux  !

Qu’on lit sous les tonnelles… La, la, la, la

Eh bien non, on ne lit plus les petits journaux  ! Pourtant ce sont eux qui parlent de la vraie vie, de notre vie, de nos problèmes, de ceux de nos enfants, de nos voisins…

D’ailleurs on ne lit pas non plus sous les tonnelles, on lit devant son écran d’ordinateur ou devant sa tablette. Nous avons toute l’info dans l’instant en tapotant sur notre i-phone. Les réseaux sociaux sont les plus rapides pour informer et rassembler, voire inciter au débat, alors pourquoi s’en priver  ?

Le nombre et la richesse des échanges, tous médias confondus, montrent que la population s’intéresse à son destin et que les jeunes, contrairement à une idée répandue, sont de tous les débats.

Certains, «  les anciens  », peuvent regretter ces moments consacrés à la lecture de leur canard. Moments partagés avec les collègues, le conjoint, les voisins… accompagnés d’un petit noir et entrecoupés de débats. Une autre façon de vivre.

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Edito du n° 106 de Confluences 81

106 page 3 édito KaliéDans la lettre au Père Noel. . .

… celle, toute appliquée, que la rédaction de Confluences a envoyée,  il y avait tout plein de demandes, toutes plus raisonnables les unes que les autres. Demandes correspondant, bien entendu, au besoin (et à la promesse !) de changement annoncé.

Justice sociale, justice fiscale, justice démocratique… Nous avions décliné ce mot à toutes les sauces ou presque. Et nous avions ajouté, pour faire bonne mesure, une série de demandes précises pour illustrer. Par exemple une réduction massive du temps de travail et une autre organisation pour celui-ci, l’expérimentation d’un Revenu Universel Socialisé pour tou-te-s et la mise en place de monnaies locales complémentaires. Par exemple aussi, le gel de la TVA, sinon sa suppression pure et simple. Par exemple enfin le droit de vote immédiat pour tous les résidents étrangers.

Sur la question « fondamentale » du  travail, nous insistions sur l’interdiction de licenciements pour les entreprises faisant des bénéfices (et pour les autres aussi !). Avec des droits renforcés pour les Comités d’Entreprise et, pour les entreprises qui arrêtent, des mesures facilitant la reprise par leurs salarié-e-s (si possible en SCOP).

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Edito du n° 105 de Confluences 81

105 page 3 Un Pot KaliéVive les Impôts

Il ne se passe pas un jour depuis quelques semaines sans que nous n’entendions cette ritournelle : “Nous sommes étranglés par la pression fiscale !” Voilà le nouvel axe d’attaque de la Droite, complaisamment relayé par les medias.

A Confluences 81, nous nous situons dans le camp de ceux qui réclament une autre répartition des prélèvements, une autre justice fiscale, cela demande des réformes de grande ampleur.

Nous défendons résolument des Services Publics couvrant l’ensemble du territoire, visant à offrir à chaque personne, quel que soit son lieu de résidence sur le territoire, le même service – ou son équivalent pour un même coût, nous disons que l’impôt est un des outils de la répartition de la richesse, un des outils de la solidarité dans cette société capitaliste. Il autorise à penser la gratuité, le Revenu Social Universel et la Sécurité Sociale Professionnelle. Il permet aussi de financer les projets locaux allant dans le sens d’un développement utile.

Non, il n’y a pas de ras-le-bol fiscal, idée que les libéraux veulent imposer. Mais il y a un sentiment d’injustice ! Oui, il est possible d’augmenter les impôts des plus riches, de taxer les revenus financiers, c’est ce que l’on attend de la gauche.

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